{"id":392,"date":"2006-04-08T17:46:57","date_gmt":"2006-04-08T15:46:57","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/2006\/04\/08\/kro-paola-tabet\/"},"modified":"2009-05-20T22:06:49","modified_gmt":"2009-05-20T20:06:49","slug":"kro-paola-tabet","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/2006\/04\/08\/kro-paola-tabet\/","title":{"rendered":"Kro Paola Tabet"},"content":{"rendered":"<p>Paola Tabet (1998) La construction sociale de l\u2019in\u00e9galit\u00e9 des sexes : des outils et des corps, Paris, L&rsquo;\u2019Harmattan<br \/>\n<!--more--><br \/>\n<strong>Paola Tabet (1998) La construction sociale de l\u2019in\u00e9galit\u00e9 des sexes : des outils et des corps, Paris, L&rsquo;Harmattan<\/strong><\/p>\n<p>Ce livre regroupe deux articles de l\u2019ethnologue italienne : un premier qui traite des outils et de la technique et un second qui traite de l\u2019appropriation des corps des femmes et de ses \u00ab produits \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Premier chapitre : Les mains, les outils, les armes<\/strong><\/p>\n<p>Les divisions sexuelles du travail ont \u00e9t\u00e9 largement comment\u00e9es par tous les ethnologues. Paola Tabet estime qu&rsquo;ils ont une propension g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 expliquer que ces divisions sont compl\u00e9mentaires (sous-entendant, via un glissement de sens totalement arbitraire : \u00e9galitaire) et surtout naturelles et biologiquement fond\u00e9es. Selon eux, c\u2019est pour des raisons de survie de l\u2019esp\u00e8ce que la division sexuelle du travail est ce qu\u2019elle est, ou encore, c\u2019est par rationalit\u00e9 biologique que les r\u00e9partitions se font ainsi. Cette division du travail se serait impos\u00e9e d&rsquo;elle-m\u00eame : parce que les femmes sont globalement physiquement plus faibles que les hommes, parce qu\u2019elles ne peuvent pas fournir les efforts brusques et violents qu\u2019exigent les t\u00e2ches d\u00e9volues aux hommes ou encore parce qu&rsquo;elles sont bloqu\u00e9es par les maternit\u00e9s et l&rsquo;\u00e9levage des enfants. C&rsquo;est contre cette th\u00e8se, plus ou moins g\u00e9n\u00e9ralement admise, que Paola Tabet va s&rsquo;\u00e9lever.<\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord, contrairement \u00e0 celles des hommes, les t\u00e2ches des femmes sont souvent d\u00e9finies par les interdits : les femmes sont exclues de certains travaux \u00e0 cause de tabous. En revanche, aucune t\u00e2che n&rsquo;est rigoureusement interdite aux hommes. Simplement, ils ne les font pas parce qu&rsquo;ils estiment qu&rsquo;elles sont d\u00e9gradantes pour eux.<\/p>\n<p>Les femmes sont constamment \u00ab charg\u00e9es d\u2019enfants \u00bb. Pourtant, malgr\u00e9 ces \u00ab handicaps \u00bb, on se rend compte que les femmes assurent 30% \u00e0 70% de la subsistance de la tribus de \u00ab\u00a0chasseurs-cueilleuses\u00a0\u00bb en allant ramasser des fruits et des racines ou en chassant de petits animaux, ou en ramassant des coquillage, en p\u00eachant. Elles font de nombreux kilom\u00e8tres avec les enfants pour r\u00e9aliser toutes leurs taches quotidiennes. Avec ces m\u00eames enfants, elles rabattent les animaux sur les chasseurs. Chez les Inuits, elles rament sur les barques, pendant que les hommes chassent au harpon, puis elles se jettent dans l&rsquo;eau glac\u00e9e et nagent jusqu&rsquo;\u00e0 la rive en tirant les barques au sec. Sur ce dernier exemple en particulier : la p\u00eache au harpon exige une bonne coordination entre le harponneur et la rameuse. Au moment o\u00f9 la proie est rep\u00e9r\u00e9e, la femme rame rapidement pour positionner la barque (autant pour l\u2019impossibilit\u00e9 de l\u2019effort soudain et violent) pour que l\u2019homme puisse tirer. Puis, les hommes peuvent se reposer, ou s\u2019adonner \u00e0 divers activit\u00e9s culturelles : musique, r\u00e9cits\u0085 alors que les femmes reprennent les travaux domestiques (dans l\u2019exemple pr\u00e9c\u00e9dent : assurent l\u2019entretien du canot). Ainsi, la r\u00e9partition des t\u00e2ches \u00e9carte de fait les femmes des productions culturelles de leur soci\u00e9t\u00e9.<br \/>\nCe n&rsquo;est donc pas une vraie question de faiblesse physique ou de disponibilit\u00e9 qui a caus\u00e9 cette s\u00e9paration des t\u00e2ches, mais une question de rapports de pouvoir et de domination entre les sexes.<\/p>\n<p>La diff\u00e9rence majeure dans la r\u00e9partition des travaux effectu\u00e9s se situe essentiellement dans l&rsquo;existence d&rsquo;outils qui permettent ou non de faire ce travail. L&rsquo;un des deux sexes d\u00e9tient la possibilit\u00e9 de d\u00e9passer ses capacit\u00e9s physiques gr\u00e2ce \u00e0 des outils qui prolongent son bras, multiplie sa force\u0085 Non seulement il est consid\u00e9r\u00e9 comme physiquement plus fort, mais en plus, les outils lui donnent les moyens d&rsquo;exercer cette force. L&rsquo;autre sexe (suppos\u00e9 plus faible) se trouve paradoxalement limit\u00e9 \u00e0 son propre corps ou aux outils les plus \u00e9l\u00e9mentaires et les moins efficaces. Ce qui a fait dire \u00e0 nombres d\u2019ethnologue que la femme \u00e9tait la premi\u00e8re b\u00eate de somme de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Paola Tabet \u00e9num\u00e8re quantit\u00e9 de soci\u00e9t\u00e9s de chasseurs-cueilleurs, poss\u00e9dant des outils relativement sophistiqu\u00e9s pour la chasse ou la p\u00eache des hommes (le harpon chez les Inuits, le boomerang chez les Aborig\u00e8nes) et tr\u00e8s rudimentaires pour les femmes (fil de p\u00eache sans hame\u00e7on chez les Inuits, b\u00e2ton \u00e0 fouir chez les Aborig\u00e8nes). De plus, dans la majorit\u00e9 des cas, ce sont les hommes qui fabriquent les outils qu&rsquo;ils donnent aux femmes. Le fameux b\u00e2ton \u00e0 fouir est un simple bout de bois long comme le bras qu&rsquo;on a \u00e9branch\u00e9. N\u00e9anmoins, c&rsquo;est l&rsquo;homme qui le \u00ab fabrique \u00bb pour sa femme. Les outils des hommes se distinguent de ceux des femmes par les caract\u00e9ristiques suivantes : ce sont \u00e0 la fois des armes et des outils et ils permettent de fabriquer d\u2019autres outils.<br \/>\nMais au-del\u00e0 de l\u2019in\u00e9galit\u00e9 de la r\u00e9partition des outils, Paola Tabet explique, en reprenant une \u00e9tude de Collette Guillaumin (1978), que le corps des femmes est lui-m\u00eame consid\u00e9r\u00e9 comme un outil et ce, pour les raisons suivantes :<br \/>\n&#8211; appropriation du temps des femmes pour l\u2019ensemble des hommes de la tribu,<br \/>\n&#8211; appropriation des produits de leurs corps (les enfants),<br \/>\n&#8211; obligation sexuelle,<br \/>\n&#8211; charge physique des membres invalides du groupe et des membres valides de sexe m\u00e2le,<br \/>\n&#8211; appropriation mat\u00e9rielle des femmes.<\/p>\n<p>Les femmes sont utilis\u00e9es en tant que corps : d\u2019une part \u00e0 cause de leur exploitation sexuelle \u00e0 des fins de plaisir et de reproduction, et d\u2019autre part en portant atteinte \u00e0 leur int\u00e9grit\u00e9 corporelle : motricit\u00e9 contrainte (bandage des pieds, gavage), claustration ou confinement, d\u00e9limitation de l\u2019espace, mutilation (sexuelle ou autre\u0085).<\/p>\n<p>A ce sujet, Paola Tabet fustige en passant la complaisance des ethnologues hommes qui \u00e9tudient des soci\u00e9t\u00e9s o\u00f9 l\u2019oppression des femmes est particuli\u00e8rement violente. Dans l\u2019une de ces soci\u00e9t\u00e9s, \u00e0 la mort d\u2019un parent, les fillettes doivent \u00ab donner \u00bb un de leur doigt. Arriv\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte, il leur manque fr\u00e9quemment 4 \u00e0 6 doigts. N\u00e9anmoins, l\u2019ethnologue note que cela ne les emp\u00eache nullement de travailler (en effet, on laisse toujours au moins 2 doigts opposables) et il qualifie la culture de cette soci\u00e9t\u00e9 comme \u00e9tant d\u2019une \u00ab poignante et v\u00e9ridique beaut\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>En conclusion, ce n&rsquo;est pas parce que les femmes font des t\u00e2ches simples qu&rsquo;elles ont des outils simples. La division sexuelle du travail est loin d\u2019\u00eatre obscure ou naturelle, mais r\u00e9v\u00e8le sa rationalit\u00e9 dans le rapport politique entre les sexes. Il s\u2019agit du contr\u00f4le des techniques et des mati\u00e8res premi\u00e8res sans lequel on ne peut produire ni armes ni outils et inversement.<\/p>\n<p>Pour Paola Tabet, le sous-\u00e9quipement des femmes (en armes et outils) que l&rsquo;on constate dans les soci\u00e9t\u00e9s de chasseurs-cueilleurs existe toujours dans les soci\u00e9t\u00e9s industrialis\u00e9es. Mais l&rsquo;\u00e9cart s&rsquo;est encore creus\u00e9 avec l&rsquo;avanc\u00e9e technologique.<\/p>\n<p><strong>Deuxi\u00e8me chapitre : Fertilit\u00e9 naturelle, reproduction forc\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Paola Tabet s\u2019\u00e9l\u00e8ve contre le concept de \u00ab fertilit\u00e9 naturelle \u00bb. Ce qu\u2019on appelle fertilit\u00e9 naturelle, c\u2019est consid\u00e9rer qu\u2019il est naturel pour les femmes d\u2019avoir le maximum d\u2019enfants possible entre leur premi\u00e8re r\u00e8gles et la m\u00e9nopause (les d\u00e9mographes appelant les p\u00e9riodes d\u2019infertilit\u00e9, d\u00fb \u00e0 l\u2019allaitement par exemple, des \u00ab temps morts \u00bb). Cette conception de la fertilit\u00e9 est en fait un syst\u00e8me de reproduction forc\u00e9e qui permet de justifier d\u2019exposer les femmes au maximum aux grossesses, et ce au m\u00e9pris de la sant\u00e9 des femmes ou m\u00eame de celle de l\u2019enfant (surtout si l\u2019enfant est une fille).<\/p>\n<p>En effet, les hommes sont tenus de laisser les ventres des femmes aussi occup\u00e9 que possible. Les techniques employ\u00e9es et raisons invoqu\u00e9es sont diff\u00e9rentes selon les soci\u00e9t\u00e9s. Parfois, est consid\u00e9r\u00e9 comme viril un homme qui aura engross\u00e9 sa femme deux fois par an, ou encore on estimera qu\u2019une femme vertueuse n\u2019a jamais ses r\u00e8gles. L\u2019allaitement provoquant des p\u00e9riodes de st\u00e9rilit\u00e9, certaines soci\u00e9t\u00e9s pratiquent l\u2019infanticide ou le sevrage pr\u00e9cipit\u00e9 (ce qui revient parfois au m\u00eame) quand l\u2019enfant est une fille, afin de provoquer le retour des cycles reproductifs.<\/p>\n<p>L\u00e0 encore, il est stupide d\u2019invoquer une cause naturelle \u00e0 ces comportements, et en particulier, certainement pas la survie de l\u2019esp\u00e8ce. En effet, plusieurs soci\u00e9t\u00e9s pr\u00e9f\u00e9reront l\u2019infanticide voire l\u2019avortement (quand par exemple, il y a plus d\u2019enfant qu\u2019on ne peut nourrir ou que les femmes ne peuvent porter dans les tribus nomades) \u00e0 la contraception ou au partage des t\u00e2ches d\u2019\u00e9levage avec les hommes. Les grossesses \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition \u00e9puisent les femmes qu\u2019on ne permet pas de se nourrir davantage ou mieux pour autant. Les diverses formes de mutilation sexuelle non seulement mettent en danger la vie des femmes mais aussi compromettent dans certains cas le bon d\u00e9roulement des naissances, augmentant les risques de mort en couche ou d\u2019enfants mort n\u00e9s.<\/p>\n<p>Cette exposition maximum au risque de grossesse n\u2019est pas propre aux tribus dites primitives. Paola Tabet cite des exemples occidentaux (en Italie ou en France), qui implique en outre une sp\u00e9cialisation dans les t\u00e2ches reproductives. Par exemple, chez les canuts lyonnais, les ouvri\u00e8res ne pouvaient pas allaiter et \u00e9lever elles-m\u00eames leurs enfants car elles ne pouvaient pas quitter leur travail. Donc, d\u00e8s que les enfants \u00e9taient n\u00e9s, ils partaient en nourrice \u00e0 la campagne par chariots plein o\u00f9 d\u2019autres femmes \u00e9taient sp\u00e9cialis\u00e9es non plus dans la reproduction, mais dans l\u2019allaitement. Il n&rsquo;\u00e9tait pas rare de voir une femme \u00e2g\u00e9e avoir port\u00e9e 24 enfants\u0085 si elle survivait, bien s\u00fbr. On estime que si la population d&rsquo;ouvriers en ville pouvait se maintenir, c&rsquo;\u00e9tait uniquement gr\u00e2ce aux apports ext\u00e9rieurs : les femmes comme les b\u00e9b\u00e9s mourraient en masse. N\u00e9anmoins, aucune contraception ne semblait envisageable. La mortalit\u00e9 des ouvri\u00e8res faisaient somme toute partie de la vie et 90% des canuts veufs se remariaient dans des deux mois qui suivaient le d\u00e9c\u00e8s de leur femme.<\/p>\n<p>Cette exposition maximum au risque de grossesse, cette sp\u00e9cialisation des femmes \u00e0 la reproduction ou au plaisir des hommes n\u2019est possible que gr\u00e2ce \u00e0 un dressage qui commence tr\u00e8s t\u00f4t, particulier au moyen de viols qui ne disent pas leur nom. Selon les soci\u00e9t\u00e9s : les jeunes filles sont prises violement pas leur mari le jour de leur noce ou elles doivent avoir des rapports sexuelles avec le p\u00e8re, fr\u00e8res et oncles du mari au jour de leur mariage afin de les rendre \u00ab docile \u00bb, elles peuvent aussi \u00eatre viol\u00e9es collectivement en public pour la m\u00eame raison, etc. A cela, il faut bien s\u00fbr ajouter les coups. L\u2019enjeu \u00e9tant toujours la docilit\u00e9 de l\u2019\u00e9pouse.<\/p>\n<p>L\u00e0 encore, Paola Tabet signale la complaisance de certains ethnologues t\u00e9moins de pratiques de viols collectifs, qui, sous l\u2019apparente neutralit\u00e9 du chercheur, les justifie pour la survie de l\u2019esp\u00e8ce : en effet, si les femmes se refusent \u00e0 leur mari, il faut bien les y forcer\u0085<\/p>\n<p>L\u00e0 encore, nous aurions tort d\u2019imaginer que ces pratiques sont r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 des peuplades primitives et ce, sans m\u00eame entrer dans des consid\u00e9rations de violences conjugales ou de viols\u0085 Nos soci\u00e9t\u00e9s qui ont r\u00e9ussi \u00e0 disjoindre reproduction et plaisir n\u2019ont pas pour autant permis aux femmes comme aux hommes de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une sexualit\u00e9 sans contrainte. En effet, la lib\u00e9ration sexuelle telle que nous la connaissons aboutit plus \u00e0 un usage multiple et acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 des filles selon les modalit\u00e9s obligatoires d\u2019une sexualit\u00e9 de consommation masculine qu\u2019\u00e0 un \u00e9panouissement \u00e9rotique multiforme.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paola Tabet (1998) La construction sociale de l\u2019in\u00e9galit\u00e9 des sexes : des outils et des corps, Paris, L&rsquo;\u2019Harmattan<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[22],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/392"}],"collection":[{"href":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=392"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/392\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2454,"href":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/392\/revisions\/2454"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=392"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=392"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=392"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}