J’ai l’droit d’avoir une vie privée…

Je suis en formation cette fin de semaine (aujourd’hui et demain). Je ne suis donc pas présent à l’usine, j’y suis juste passé ce matin pour récupérer la bagnole de service (pour une fois qu’elle sert à quelque chose…).
Évidemment, c’est pile aujourd’hui qu’il y a eu un petit problème sur le site. Ce dont mon équipe m’a informé quand je me suis pointé la bouche en cœur en fin de matinée (ma formation ne commençant qu’en tout début d’aprème), en m’expliquant que la nouvelle directrice s’était carrément pointée sur place, et avait évidemment demandé après moi, en se plaignant qu’elle n’ait pas mon numéro de portable (forcément, j’ai résilié mon abonnement il y a quinze ans ; et même si j’en avais encore un, je ne le lui aurais pas communiqué spontanément. Il me semble qu’il y a désormais une loi sur la déconnexion des travailleurs…). Elle n’a visiblement pas jugé utile de m’appeler sur le fixe (où elle aurait eu une chance de me joindre, j’étais à la maison une partie de la matinée, et tout particulièrement à l’heure où elle me courait après).
Par contre, en ouvrant ma messagerie pro avant de partir, j’ai constaté qu’elle m’y avait laissé un msg à 5h30 (du matin, évidemment ; heure approximative, il me semble que c’était 5h33 mais je ne saurais l’affirmer). Msg dans lequel elle me demandait comment ça se passait pour l’équipe (très bien merci, à cette heure ci je pense que tout le monde était encore au lit, et assurément pas encore au boulot, la première n’étant censée prendre son poste que plus d’une heure plus tard) et où elle se plaignait de ne pas avoir mon fameux numéro de portable.
De là à en déduire que si elle l’avait eu (et s’il avait existé, bien entendu), elle m’aurait téléphoné à cette heure où je dormais encore, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement. Mais je ne crois pas que j’aurais été très poli en lui répondant (même si ç’avait été un jour où j’aurais dû aller à l’usine normalement). C’est même un doux euphémisme.
Elle (re)vient officiellement lundi pour un premier contact avec l’équipe (qui sera donc finalement un deuxième). Je vais bien voir ce qu’elle va m’en dire, et si nos relations professionnelles vont ou non démarrer sur des bases conflictuelles (j’en doute, mais je n’ai pas encore eu affaire à elle dans le cadre du boulot ; et ça fait quelques décennies que nous fréquentions la même École, or sur une telle durée les gens changent).

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4 Responses to J’ai l’droit d’avoir une vie privée…

  1. Asmodeus says:

    J’aime bien (c’est une façon de parler) tes posts sur ton travail. Il me font penser à cet article que je viens de lire sur la recomposition du capitalisme industriel et le management complètement déconnecté des réalités du terrains : http://www.metropolitiques.eu/Distance-spatiale-et-distance-de.html

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