Masseur ou ma fille ?

Suite à une proposition lancée par mon adjointe tout à l’heure à la pause de midi, la conversation est partie sur l’idée de payer les services d’un kiné pour nous retaper une fois par semaine et réduire ainsi les TMS dont la plupart d’entre-nous souffrons à des degrés divers (l’idée est bonne (quoique une fois par semaine me semble être une fréquence insuffisante, si j’en juge par les séances que je suis actuellement, dont une grosse journée de boulot suffit à réduire quasiment à néant les effets bénéfiques), mais sa mise en application restera du domaine du rêve éveillé). Mon équipe étant en grande majorité féminine (et les trois personnes présentes avec moi dans le bureau à ce moment là étant des femmes), mon adjointe précisait qu’il devrait s’agir d’un homme, et j’ai bien entendu pris le contre-pied en déclarant qu’il fallait au contraire qu’il s’agisse d’une femme ; et il n’en a pas fallu beaucoup de leur part pour que je précise « à forte poitrine ».
Et c’est là que la benjamine de l’équipe (et dernière arrivée) s’est lâchée en me sortant une réflexion dont je n’ai malheureusement pas retenu la formulation exacte, mais qui pouvait grosso modo être interprétée comme des avances à mon égard ; du fait que des trois femmes présentes, elle était la plus jeune (la seule jeune, d’ailleurs, même si les deux autres sont moins âgées que moi et si c’est dans la tête que ça se passe) et la plus développée mammairement.
Comme je m’étais jusqu’à présent rigoureusement abstenu de lui faire des réflexions grivoises (elle a largement l’âge d’être ma fille, et cette différence de générations fait que je ne me sentais pas autorisé à plaisanter sur ce sujet), j’ai été carrément surpris (et mon adjointe aussi, d’ailleurs). Un instant, j’ai hésité à lui renvoyer la balle, mais pour la raison évoquée dans ma parenthèse, j’ai préféré éviter. Mais ce n’étais pourtant pas l’envie qui m’en manquait ; d’autant que, si j’avais eu une vingtaine d’années de moins et si on ne travaillait pas ensemble (no zob in job est du simple bon sens), elle n’aurait pas eu à me dire deux fois ce genre de choses…
J’espère qu’elle n’aura pas mal pris cette différence de « traitement » avec certaines de ses collègues…
N’empêche que ça m’aura amusé pour l’après-midi.

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