Preuve par (t)huit

Situation de crise aujourd’hui au boulot : déjà qu’on est en effectif minimum à cause des vacances, et en plus en arrivant j’apprends qu’une de mes agentes (dont le contrat se termine hélas à la fin du mois, puisque le congé maternité qu’elle remplace va revenir en septembre) a eu un problème de voiture et, soit arrivera en retard, soit ne viendra carrément pas.
Du coup, je me suis une fois de plus retrouvé tout seul pour faire le boulot de deux personnes (ce qui m’a embêté surtout pasque j’aurais dû tourner avec une collègue que j’aime bien).
Mais comme il est vite devenu manifeste que l’absente le resterait (au lieu d’être en retard), que je ne parvenais pas à la joindre (alors qu’elle est d’habitude en permanence branchée sur son téléphone), et que la collègue avec qui j’aurais dû bosser trouve que son attitude a changé depuis qu’elle sait que son contrat ne sera pas renouvelé (constat que je n’ai pour ma part pas fait, mais je la côtoie de moins près), le doute s’est insinué : la panne était elle réelle, ou s’agissait il d’un prétexte pour prolonger une semaine de vacances ?
Tellement que le doute s’était insinué que je suis allé voir depuis le boulot sur son twitter (dont je serais extrêmement surpris qu’elle sache que j’en connais les coordonnées) pour voir si elle y parlait de son souci de bagnole, le genre de sujets qu’elle y aborde d’habitude. Ce qui n’était pas le cas.
Sauf que j’avais mal regardé, m’arrêtant au premier tweet de la page qui datait déjà de plusieurs jours, alors qu’il s’agissait d’un tweet épinglé et qu’il m’aurait suffi de descendre un peu plus bas pour constater qu’elle se lamentait à six heures du matin sur sa voiture qui ne voulait pas démarrer et sur les frais que ça allait lui occasionner ; comme je m’en suis rendu compte en regardant un peu mieux quand je suis par acquit de conscience repassé sur la page une fois rentré du boulot.
S’agissant de quelqu’un dont jusqu’à présent je n’avais eu que du bien à dire professionnellement parlant, et que j’avais même essayé de caser auprès d’autres confrères à l’issue de son contrat (la dernière fois hier, justement), ça m’a soulagé.
Accessoirement, je me félicite rétrospectivement de ne jamais lui avoir glissé d’allusions pouvant lui montrer que je connaissais l’existence et l’emplacement de son twitter et qu’il m’arrivait de temps en temps d’y jeter un œil : car dans ce cas, j’aurais pu m’imaginer que le tweet en question n’était là que pour m’embobiner en confirmant une histoire pipeautée.

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One Response to Preuve par (t)huit

  1. Marcilly "c'est où" le Chatel says:

    Elle te cache elle même qu’elle connait ce blog :)

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