Les jeunes de maintenant, ça se croit tout permis

Arrivée hier dans mon équipe d’une nouvelle recrue débutante, dont encore une fois je pourrais être le père (je ne connais pas son âge précis, vu qu’elle ne l’avait pas indiqué sur son CV et que je n’ai pas eu l’occasion de le lui demander, mais elle a moins de vingt-cinq ans).
Je me demandais combien de temps elle allait mettre avant de me tutoyer, d’autant que pour voir je ne comptais pas encore lui dire de le faire, contrairement à ce que j’ai parfois fait avec certaines de ses prédécesseures, pour qui je voyais que ça ne se ferait pas spontanément, ou avec ma stagiaire d’avril dernier (mais la situation est légèrement différente, et puis cette fois il s’agit d’un recrutement qu’on m’a imposé, pas de quelqu’un que j’ai moi-même choisi). Je n’ai pas mis longtemps pour être fixé : elle y est déjà passé (déjà hier elle oscillait entre les deux, mais c’était sur le terrain, là où l’important est d’être efficace, et rapidement ; donc dans des conditions moins « formelles » que dans un cadre administratif assise dans le bureau à côté du chef vieux et blanchi). Sans incitation de ma part, je pense que c’est le record. Et ça m’a un peu surpris.
Je ne dois pas avoir l’air si vieux que ça, finalement… (et pourtant, lors d’une tentative (infructueuse) pour faire fonctionner le système interne de visioconférence ce matin, j’ai pu constater, en voyant ma tronche en gros plan à l’écran, que j’étais de plus en plus blanchi).

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