Entre l’explosion et l’implosion

Ça fait quelques temps que je parle moins du boulot ici. Pas que je manque de choses à raconter (hélas), pasque plus ça va, et plus je me fais du souci pour mon intégrité psychologique, entre une directrice qui a déjà eu la peau de plusieurs de mes amis dans un précédent poste (et encore, j’ai pas tous les détails), des chefs qui en subissent les pressions bien plus que moi mais qui du coup m’en rajoutent, et mes nouvelles suppléantes dont l’une est psychorigide et l’autre a des problèmes dans sa tête et dans ses relations avec ses collègues (pour la tête je ne sais pas, mais pour le relationnel la direction était au courant avant de la recruter et a fait comme si ça n’existait pas). Si vous entendez dire un jour que je suis en arrêt pour dépression, n’éclatez pas de rire au nez de votre interlocuteur en lui rétorquant que je suis bien le dernier à qui ça pourrait arriver : ça n’est plus vrai. Et ça fait deux ou trois jours que tout ça a des répercussions indéniables sur mon état physique.
Parmi les derniers petits qu’on a récemment essayé de me faire dans le dos, il y a d’abord eu la deuxième des suppléantes mentionnées ci-dessus, qui, ayant des problèmes au sein de son équipe (problèmes pas entièrement de son fait certes, mais qu’elle ne doit pas arranger non plus) a eu la richissime idée de proposer à la direction, sans m’en avoir parlé, d’échanger certains de ses agents contre certaines des miennes. En gros, de m’envoyer ses agents à problème et de me piquer mes bons éléments. Heureusement, ça ne va pas se faire, car il faudrait l’accord des intéressé(e)s, et dans mon équipe c’est un NON catégorique.
Et nouvelle blague, de l’autre suppléante cette fois : la direction m’a imposé au début de l’année d’assurer ponctuellement (c’est le terme précis qui a été écrit) certaines missions que c’est normalement à elle d’assurer. Mais elle, elle considère qu’on doit se partager à égalité lesdites missions. Je l’ai donc renvoyée (poliment mais fermement) dans les cordes ce matin, et elle de dire que ce n’est pas du tout ce qu’elle avait compris de l’organisation mise en place et de demander l’arbitrage des chefs (ces mêmes chefs qui ont utilisé et mis par écrit le terme ponctuellement). Ils n’ont pas réagi pour l’instant, mais si on cherche à m’expliquer que ponctuellement était à prendre ici comme en rapport avec le fait d’être à l’heure, ça va assez mal se passer.
Tout ça me tape tellement sur le système que mon adjointe a essayé de me persuader d’aller chez le toubib tout à l’heure en sortant du boulot pour qu’il me mette en arrêt. Je n’ai pas suivi son conseil, et n’ai pas l’intention de le faire ; mais comme à chaque fois que j’ai refusé de suivre un de ses conseils médicaux jusqu’à présent, j’ai eu tort, je me demande vaguement si ça va aussi être le cas ici.
Bref, je me demande si je vais finir par exploser ou par imploser, ou si je vais réussir à tenir jusqu’au départ de l’actuelle directrice (pas avant deux ou trois ans au mieux) et à celui de l’une ou l’autre de mes suppléantes (ou des deux).
Et bien entendu, tout ça arrive alors qu’on n’a plus de visite médicale du travail et qu’on ne sait pas si on en aura à nouveau un jour. J’aurais pourtant bien aimé toucher quelques mots de mon état actuel au toubib dit “de prévention”…

This entry was posted in On n'a pas des métiers faciles. Bookmark the permalink.

One Response to Entre l’explosion et l’implosion

  1. FaenyX says:

    En lisant ces lignes (qui m’évoquent forcément des expériences passées et actuelles), un seul conseil me vient : prends soin de toi.
    On n’a qu’une vie, l’ami.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *