Kro en résumé : Le dit d’Aka suivi de Le nom du monde est forêt

Le dit d’Aka
suivi de
Le nom du monde est forêt
Ursula Le Guin
Le Livre de Poche science-fiction
USBN : 2-253-11092-2
Le dit d’Aka © Ursula K. Le Guin, 2000 (The Telling)
Éditions Robert Laffont, S.A., Paris, 2000, pour la traduction française
Le nom du monde est forêt © Ursula K. Le Guin, 1972 (The Word For World
is Forest)
Éditions Robert Laffont, S.A., 1979, pour la traduction française
539 pages

Recueil de deux romans d’Ursula Le Guin, appartenant au cycle de l’ÉkumenDans Le dit d’Aka, Sutty, historienne de formation, est l’une des quatre observateurs envoyés par l’Ékumen sur Aka, une planète dirigée par une Corporation qui a fait disparaître récemment toute trace du passé de la civilisation locale. La Corporation, malgré sa nature capitaliste, m’évoque fortement le communisme à la Chinoise et sa révolution culturelle, qui fut manifestement une forte inspiration de l’auteure. Les envoyés de l’Ékumen aimeraient bien redécouvrir l’histoire locale, mais les autorités les en empêchent ; jusqu’au jour où Sutty obtient la permission de se rendre dans une petite ville paumée dans les montagnes, où elle va réussir à rencontrer des gens qui se souviennent encore de certaines traditions et vont accepter de les lui transmettre malgré l’interdiction officielle.
Ce roman m’a quelque peu laissé sur ma faim, peut-être parce qu’il ne s’y passe pas grand-chose et que la SF y est réduite à la portion congrue.

Le nom du monde est forêt est un roman nettement plus ancien. Écrit pendant la guerre du Vietnam, dont il s’inspire en partie pour ses rapports entre colons terriens et peuple autochtone, il a aussi un thème environnemental : l’humanité a saccagé la Terre, et elle est en train de recommencer la même chose sur une autre planète. Le récit a pour cadre la Nouvelle-Tahiti, une planète récemment colonisée par les Terriens. Quelques milliers de colons ont commencé à mettre les ressources locales en coupe réglée et à exploiter les indigènes, de petits humanoïdes couverts de fourrure qu’ils considèrent comme primitifs (ce qui est technologiquement exact) et peu intelligents (ce en quoi ils se trompent carrément). Mais au bout d’un moment, ils se soulèvent ; et ils sont beaucoup plus nombreux que les colons…
Il y a trois personnages principaux dans ce roman : un colon sans scrupule, presque caricatural, pour qui les indigènes ne sont que des animaux et les Terriens ont tous les droits sur la planète, y compris celui de la saccager complètement pour en piller les ressources ; un scientifique qui étudie les autochtones ; et un indigène qui devient le leader de l’insurrection.
J’ai bien aimé.

Le recueil est suivi d’un essai de Gérard Klein d’une centaine de pages, Malaise dans la science-fiction américaine, que j’ai abandonné à une trentaine de pages de la fin. Trop long, beaucoup trop long avant d’en arriver réellement à parler d’Ursula Le Guin et de ses œuvres : quand il a enfin commencé, je saturais depuis un moment, et ma motivation a fini par s’évaporer complètement.

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