Berlin ist nicht dufte

J’ai récupéré aujourd’hui (ou plutôt hier mercredi, vu le temps que j’ai mis à écrire le présent billet) ce que j’avais financé pour la nouvelle version de Berlin XVIII, à savoir le bouquin de contexte, l’écran et la carte (n’appréciant ni FATE ni Apocalypse World, je n’ai pas jugé utile de me procurer en dur l’un ou l’autre des bouquins de règles). Et le moins qu’on puisse dire est que j’ai été plutôt déçu.
Déjà, la couv’ du bouquin porte une coquille flagrante, puisque son sous-titre est « La fin du XXe siècle, au ras du trottoir ». Le jeu prend bien entendu place à la fin du présent siècle, soit le vingt-et-unième… Ça la fout mal. Pour un machin qui sort avec un an et demi de retard, on aurait pu s’attendre à un peu plus de sérieux.
Mais ce qui m’a le plus gonflé au feuilletage, c’est la carte, avec entre autres le plan de la falkhouse, qui avait me semble t-il me souvenir été l’élément déclencheur dans ma décision de contribuer au financement du bazar. Ces plans sont tellement petits qu’ils en sont quasiment illisibles. C’est nul. Berlin XVIII est un jeu qui date de 1988, sa troisième édition de 1993, et le public du financement se composait très probablement en immense partie de joueurs nostalgiques, donc des gens qui ont au bas mot la quarantaine, voire nettement plus : l’éditeur devait bien se douter qu’à ces âges, des pattes de mouche indéchiffrables, ce n’est pas approprié. Ces plans figurent certes en plus grand dans le bouquin, mais en noir sur fond bleu foncé, donc avec un contraste qui les rend là aussi peu déchiffrables.
Je vous passe le plan de Berlin, dont la légende est illisible, faute là encore d’un contraste suffisant. Plan de la ville et plans du bâtiment se partagent la moitié de la carte couleurs, l’autre face de la feuille étant occupée par deux cartes d’Europe et une carte du monde : il aurait mieux valu faire d’un côté un plan grand et lisible de Berlin et de l’autre un plan grand et lisible de la falkhouse, qui sont les deux sujets pour lesquels disposer d’une carte à déployer sur la table de jeu présente un réel intérêt. Dommage donc, cette carte est un gadget quasiment inutilisable. Et puis c’est quand même franchement nul que ses éléments soient plus petits que ceux figurant dans le bouquin : l’intérêt d’une carte à part du bouquin, c’est aussi d’avoir quelque chose de plus grand que ce que permet le format livre.
Bref, un premier contact décevant. Pour mon avis éclairé sur le fond, vous attendrez comme d’habitude 4D20-4 ans.

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1 réponse à Berlin ist nicht dufte

  1. FaenyX dit :

    Je l’ai récupéré également ce jour…et ma déception est grande. Le livre d’univers est maigrichon (même pas cent pages, avec pas mal de remplissage) alors qu’il y avait de quoi faire : les effectifs de la Falkhouse (désolé, je reste sur cette ancienne dénomination) ont disparu, alors qu’ils étaient pour beaucoup dans le charme et l’efficacité de la précédente édition.
    La carte (qui faisait sensiblement monter le prix de la contribution) est inutilisable et pas très jolie : on joue dans le Secteur XVIII, qu’allons-nous faire d’une carte d’Europa et du monde, qui occupe une face, tandis que de l’autre, les plans du Secteur et de la Falkhouse sont réservés à des yeux bioniques.
    L’écran est sans doute le seul point positif de cette livraison.
    Bref, comme je l’ai déjà écrit ailleurs, c’est un rendez-vous manqué.
    Avec tout ça, je ne suis plus très sûr de vouloir faire jouer la série que j’ai sur le feu.. ou alors, je ressors la troisième édition.

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