{"id":15,"date":"2000-12-18T19:55:43","date_gmt":"2000-12-18T17:55:43","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/2000\/12\/18\/kro\/"},"modified":"2000-12-18T19:55:43","modified_gmt":"2000-12-18T17:55:43","slug":"kro","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/2000\/12\/18\/kro\/","title":{"rendered":"Kro"},"content":{"rendered":"<p><!--more--><br \/>\n<b>7 ans au Tibet avec (le beau) Brad Pitt de JJ Anaud <\/b><br \/>\nOn a accus\u00e9 ce film d&rsquo;\u00eatre gentillement faschisant. Franchement, je ne vois pas pourquoi.<br \/>\nCertes, le h\u00e9ros est nazillon soft au d\u00e9but. C&rsquo;est un bel autrichien, arien propre qui va escalader une montagne du Tibet \u00e0 la gloire du Reich.<br \/>\nManque de bol, la guerre \u00e9clate en cours d&rsquo;ascension et il est fait prisonnier avec son exp\u00e9dition par les anglais.<br \/>\nH\u00e9 bien, notre h\u00e9ros nazillon est detestable. Fier de lui, puant, \u00e9goiste, on ne peut pas dire que JJ Anaud fasse l&rsquo;apologie de l&rsquo;arien grand beau intelligent. Des baffes, qu&rsquo;on y mettrait, \u00e0 Brad Pitt.<br \/>\nFinalement, il s&rsquo;\u00e9vade avec le chef de l&rsquo;exp\u00e9dition. Contraint et forc\u00e9, il s&rsquo;allie \u00e0 lui pour avoir une chance de traverser le Tibet en vie. A force, les montagnes l&rsquo;humanise. C&rsquo;est un homme plus humble et presque sympa qui arrive \u00e0 Lhassa et qui va rencontrer le Dala\u00ef lama.<br \/>\nLe film s&rsquo;arr\u00eate au moment de l&rsquo;invasion du Tibet en Chine. Et la morale est claire : les Tibetains sont des gentils qui veulent la paix et les chinois sont des mechants, rustres, violent et aussi d\u00e9pourvu de po\u00e9sie et de spiritualit\u00e9 qu&rsquo;un pot de chambre.<br \/>\nMeme si c&rsquo;est d\u00e9montr\u00e9 avec une subtilit\u00e9 de panzer, il reste qu&rsquo;objectivement, les tibetains n&rsquo;avaient envie de tuer personne et les chinois, eux, en ont tu\u00e9 1 sur 5.<\/p>\n<p><b>eXistenZ de David Cronenberg<\/b><br \/>\nUne programmeuse de jeu vid\u00e9o a cr\u00e9e le meilleur jeu de r\u00e9alit\u00e9 virtuel jamais r\u00e9alis\u00e9 : eXistenZ. Pour cela, elle est poursuivie par des tueurs fanatiques. Pour s&rsquo;en sortir avec son garde du corps stagiaire et maladroit, ils vont avoir besoin de jouer \u00e0 eXistenZ.<br \/>\nQuand je l&rsquo;ai vu au cin\u00e9ma, ce film m&rsquo;a fait beaucoup d&rsquo;effet. Le premier film biopunk, parce que les gadgets sont biologiques. La console de jeu ressemble \u00e0 un poulpe mou avec un cable de type cordon ombilicale. Les armes sont faites en squellette de poissons et tire des dents humaines.<br \/>\nTout cela est parfaitement r\u00e9pugnant et efficace. En outre, le film tourne autour d&rsquo;un grand nombre de m\u00e9taphores sexuelles, autour de cette connexion par bioport, tout aussi r\u00e9pugnantes mais efficaces aussi. Tr\u00e8s Cronenberg.<br \/>\nCe film \u00e9tait novateur en bien des points : un des premiers \u00e0 faire de la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle bien trait\u00e9e (il me semble), du bio r\u00e9pugnant \u00e0 la Cronenberg pour changer du cyberpunk propret et puis, quelques grand moment, comme la pose d&rsquo;un bioport dans une station service par un m\u00e9cano graisseux.<br \/>\nA la deuxi\u00e8me visualisation, on perd l&rsquo;effet de surprise et c&rsquo;est moins accrocheur.<\/p>\n<p><b>Agn\u00e8s Browne de et avec Angelica Houston <\/b><br \/>\nAgn\u00e8s est veuve, en Irlande, en 1967, avec 7 enfants.<br \/>\nSon mari meurt dans un accident de voiture. Oblig\u00e9e d&#8217;emprunter \u00e0 des malfrats pour payer l&rsquo;enterrement, Agn\u00e8s est au d\u00e9but de ses soucis d&rsquo;argent.<br \/>\nL\u00e0 comme \u00e7a, le th\u00e8me peut paraitre larmoyant au possible. Mais l&rsquo;Irlande d\u00e9peinte par Angelica Houston est pauvre mais dr\u00f4le et pleine de vie. La conversation entre Agn\u00e8s et sa copine Marion pour savoir si, oui ou non, elles ont d\u00e9j\u00e0 eu un \u00ab\u00a0organisme\u00a0\u00bb en faisant l&rsquo;amour vaut le d\u00e9tour. Agn\u00e8s n&rsquo;y croit pas, aux organismes, en 7 enfants, elle s&rsquo;en serait bien rendu compte, si ca existait !<br \/>\nBref, c&rsquo;est un film triste et gai, avec de bons dialogues et de bonnes actrices. Ca se regarde bien.<br \/>\nC&rsquo;est un film pour r\u00eaveur car tout finit bien, car la vie pr\u00eate aux r\u00eaveuses, dans ce film. Personne ne croit \u00e0 la fin, surtout pas la r\u00e9alisatrice, mais c&rsquo;est ce qui permet de dire que personne n&rsquo;est dupe de la happy end.<\/p>\n<p><b>L&rsquo;homme est une femme comme les autres avec Alain de Caunes.<\/b><br \/>\nOn a beaucoup dit que c&rsquo;\u00e9tait le seul film r\u00e9ussi qu&rsquo;il avait fait, donc, j&rsquo;ai voulu voir.<br \/>\nC&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un type qui est juif et homo. Comme il est le dernier \u00e0 porter le nom de sa famille, sa famille veut absolument qu&rsquo;il se marie et qu&rsquo;il ait un fils. Sa m\u00e8re lui d\u00e9gotte une brave fille, bien religieuse, bien na\u00efve et pure pour faire l&rsquo;affaire (Elsa Zyberstein, il aurait pu tomber plus mal !). Et bien sur, il la fascine. Alors, comme son oncle lui a promis un paquet de fric s&rsquo;il a un fils, il la drague.<br \/>\nC&rsquo;est parfois dr\u00f4le. Si vous trouvez Alain de Caunes mignon, c&rsquo;est mieux, car il est souvent torse nu.<br \/>\nLe c\u00f4t\u00e9 juif est un peu kitsch (la famille de la fille, juifs hassidiques de New York qui donne leur b\u00e9n\u00e9diction \u00e0 la fille pour \u00e9pouser un juif pas religieux, c&rsquo;est un mythe.) Bref, ca se laisse regarder, c&rsquo;est pas trop convenu, plutot r\u00e9ussi, peut \u00eatre pas assez dr\u00f4le.<br \/>\nBref, c&rsquo;est pas mal; sans plus.<\/p>\n<p><b>Le premier sexe d&rsquo;Andr\u00e9 Rauch<\/b><br \/>\nCe livre retrace la construction de l&rsquo;identit\u00e9 masculine et de la virilit\u00e9 au cours de l&rsquo;histoire, depuis la r\u00e9volution jusqu&rsquo;\u00e0 la premi\u00e8re guerre mondiale.<br \/>\nOn d\u00e9couvre comment la toute puissance parternelle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9capit\u00e9 l\u00e9galement et symboliquement en meme temps que Louis XVI.<br \/>\nComment \u00ab\u00a0le prestige de l&rsquo;uniforme\u00a0\u00bb ne remonte qu&rsquo;\u00e0 Napol\u00e9on. Avant, il y avait meme une certaine fiert\u00e9 dans la desertion. Porter l&rsquo;uniforme et faire la guerre concernait tellement peu de monde que cela ne faisait pas partie des images de la virilit\u00e9.<br \/>\nEnsuite, on constate que la s\u00e9gregation Hommes \/ femmes et la mysogynie s&rsquo;est agrav\u00e9 au XVIII et XIXe par rapport \u00e0 la situation d&rsquo;avant. Les femmes se sont retrouv\u00e9es encore plus control\u00e9es, encore plus tenues \u00e0 un role strict, au moment justement o\u00f9 la toute puissance paternelle diminuait (passant apr\u00e8s la puissance de l&rsquo;\u00e9tat et de la loi). A mesure que la d\u00e9monstration de ce qui est virile ne passe plus par la brutalit\u00e9, la force ou la guerre, mais pas des enjeux plus subtiles, de r\u00e9ussite sociale, de prestiges des loisirs, la fiert\u00e9 masculine et le pouvoir sont aussi plus subtils \u00e0 n\u00e9gocier. Il s&rsquo;en suit une obligation pour les femmes \u00e0 surtout ne pas faillir dans leur r\u00f4le de soutien et de vitrine.<br \/>\nCe livre montre \u00e0 quel point la place de l&rsquo;homme viril et honorable est fragile et difficile a tenir, demandant de r\u00e9aliser la quadrature du cerle : pas d&rsquo;\u00e9motion visible, tout endurer, r\u00e9ussir en tout, dominer sa femme et sa famille, avoir une femme mondaine et respectueuse, se cultiver sans paraitre frivole, avoir des loisirs sans \u00eatre oisif.<br \/>\nOn regrettera que ce livre s&rsquo;arrete avec la deuxi\u00e8me guerre car je suis convaincue que la construction de l&rsquo;identit\u00e9 masculine de nos jours n&rsquo;est pas une mince affaire non plus.<br \/>\nPar ailleurs, la conclusion se contente de r\u00e9sumer le livre. C&rsquo;est la conclusion la plus nulle que j&rsquo;ai jamais lu.<br \/>\nCes r\u00e9serve mise \u00e0 part, c&rsquo;est un livre interessant.<\/p>\n<p><b>La huiti\u00e8me couleur de terry Pratchett<\/b><br \/>\nEnfin, je me mets au disque-monde. Je sais, c&rsquo;est pas dommage et tout le monde l&rsquo;a lu.<br \/>\nPeu importe, je me fends bien la gueule.<br \/>\nPour ceux qui ne connaissent pas, Pratchett \u00e9crit de la fantasy fantaisiste.<br \/>\nCe livre l\u00e0 raconte l&rsquo;histoire du premier touriste de l&rsquo;heroic fantasy, second\u00e9 par un magicien nul. Notez, le monde aussi manque de s\u00e9rieux : un disque port\u00e9 par 4 \u00e9l\u00e9phants mont\u00e9s sur le dos d&rsquo;une tortue (mais une tortue m\u00e2le ou femelle ? Grande question m\u00e9taphysique) Outre le fait que c&rsquo;est rigolo, la comme ca, en plus, Pratchett r\u00e8gle son compte aux grands cycles de fantasy \u00ab\u00a0s\u00e9rieuses\u00a0\u00bb. On y trouve une \u00e9p\u00e9e noire runique, anim\u00e9 d&rsquo;une vie propre, avide de combat et bavarde comme une pie (Stormbringer), un grand barbare appel\u00e9 Bravd et son accolyte, un peu magicien, appel\u00e9 La fouine \u00e0 cause de sa taille (Fafrd et le souricier gris du cycle des \u00e9p\u00e9es). Leur ville, Ankh, ressemble d&rsquo;ailleurs beaucoup \u00e0 Lankmar. Et la cerise sur le gateau, c&rsquo;est Liessa et ses Dragons. Terrible.<br \/>\nAnn Mc Cafrrey qui ne voulait pas d&rsquo;anti-paladins dans Pern a de quoi faire des bonds. Je n&rsquo;ai pas reconnu significativement des emprunts \u00e0 Edding, mais c&rsquo;est peut etre parce que je n&rsquo;ai pas depass\u00e9 le 1er tome \ud83d\ude09 Bref, je vais continuer \u00e0 lire, j&rsquo;en ai d\u00e9j\u00e0 command\u00e9 4 ou 5&#8230;<\/p>\n<p><b>Flamingo de LARRY BAKER<\/b><br \/>\nD&rsquo;abord, je vous pr\u00e9viens, je suis sensible \u00e0 la mythologie am\u00e9ricaine des ann\u00e9es 50-70, genre Philipe Labro (L&rsquo;\u00e9tudiant \u00e9tranger), Djian (Lent dehors) ou encore (mais version grande qualit\u00e9, cette fois) Romain Gary avec Chien Blanc.<br \/>\nJe suis consciente (sauf pour le dernier peut etre) qu&rsquo;il y a une part de r\u00ea ve vendu avec, mais tant pis, j&rsquo;assume.<br \/>\nFlamingo raconte l&rsquo;histoire du famille tr\u00e8s ais\u00e9e de Floride qui poss\u00e8de le plus grand Drive-in des Etats-Unis entre les ann\u00e9es 1955 et 1968.<br \/>\nCe qui fait que ce n&rsquo;est pas tout a fait une famille comme les autres (outre le drive-in), c&rsquo;est que les 2 enfants sont cor\u00e9ens. Ils ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s tout b\u00e9b\u00e9s.<br \/>\nEt ils forment une drole de famille, d&rsquo;ailleurs, dans ce drive-in, les parents, (le p\u00e8re, un peu frapp\u00e9), les employ\u00e9s&#8230; Bref, c&rsquo;est une chronique nostalgique d&rsquo;enfance et d&rsquo;adolescence, \u00e9crite dans un style tr\u00e8s agr\u00e9able, qui donne envie d&rsquo;y \u00eatre (en tout cas moi), de connaitre la suite.<br \/>\nC&rsquo;est un livre que j&rsquo;ai pris un peu par hasard dans une gare, mais c&rsquo;\u00e9tait un bon choix. Je le conseille.<br \/>\n(Sur Alapage, le commentaire raconte la totali\u00e9 du live en 15 lignes. C&rsquo;est vraiment tr\u00e8s con).<\/p>\n<p><b>Le samourai virtuel de Neal Stephenson<\/b><br \/>\nJ&rsquo;adore Stephenson, ca y est.<br \/>\nCe type nous \u00e9crit la mythologie du hacker, c&rsquo;est merveilleux.<br \/>\nPar moment, ca me redonne envie de programmer. Sans dec&rsquo;.<br \/>\nC&rsquo;est un roman de Cyberpunk.<br \/>\nHiro Protagoniste est un hacker de grande classe. Paum\u00e9 dans la vie, Prince dans le Cyberspace.<br \/>\nY.T. est une Kourri\u00e8re, c&rsquo;est \u00e0 dire qu&rsquo;\u00e0 15 ans, sur une planche de skate mont\u00e9e sur intelliroues, elle sillonne les banlises de Los Angeles, se collant magn\u00e9tiquement aux voitures qui foncent (et souvent essait de se d\u00e9barasser d&rsquo;elle) pour livrer des plis urgents, pour la mafia ou n&rsquo;importe quelles autres multinationnales. Dans cette am\u00e9rique a la d\u00e9rive, la population s&rsquo;est regroup\u00e9 en banlises franchis\u00e9es, c&rsquo;est \u00e0 dire des banlieues qui sont devenus des territoires souverains auxquels on paye une \u00ab\u00a0redevance\u00a0\u00bb pour habiter avec ses semblables.<br \/>\nHiro et Y.T vont se rencontrer fortuitement sur une affaire de drogue, mais une drogue sp\u00e9ciale, qui attaque le cerveau des Hackers directement. C&rsquo;est quelque chose de puissant qui a avoir avec la tour de Babel, la civilisation m\u00e9sopotanienne et les fanatiques religieux, type pencotistes, qui parlent en langue.<br \/>\nC&rsquo;est tr\u00e8s bien foutu, comme roman, c&rsquo;est plein d&rsquo;id\u00e9es excellentes, aussi bien au niveau du sc\u00e9nario que des d\u00e9tails du monde. C&rsquo;est aussi tr\u00e8s bien traduit, surtout que c&rsquo;est bourr\u00e9 de n\u00e9ologismes, mais le traducteur a vraiment fait du bon boulot.<br \/>\nBref, si vous aimez le cyberpunk et que vous \u00eates sensible \u00e0 la mythologie du Hacker, c&rsquo;est un \u00ab\u00a0must have\u00a0\u00bb !<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Can god play a significant game with his own creature ? Can any creator, even a limited one, play a significant game with his own creature ?\u00a0\u00bb<br \/>\nNorbert Wienner, Golem an God Inc, 1964<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}