{"id":253,"date":"2004-12-17T22:22:14","date_gmt":"2004-12-17T20:22:14","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/2004\/12\/17\/kro\/"},"modified":"2006-12-16T22:53:26","modified_gmt":"2006-12-16T20:53:26","slug":"kro-91","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/2004\/12\/17\/kro-91\/","title":{"rendered":"Kro"},"content":{"rendered":"<p>Parler d&rsquo;amour au bord du gouffre de Boris Cyrulnik<\/p>\n<p>In the mood for love de Wong Kar-Wai avec Tony Leung Chiu-wai et Maggie Cheung Man-yuk<\/p>\n<p>93, rue Lauriston avec Michel Blanc<\/p>\n<p><strong \/><!--more--><br \/>\n<strong>Parler d&rsquo;amour au bord du gouffre de Boris Cyrulnik<\/strong><\/p>\n<p>On continue la s\u00e9rie sur la r\u00e9silience. Les enfants ont grandi, ils deviennent ado, rencontrent le premier amour puis forment un couple.<\/p>\n<p>Le premier amour est une seconde chance, il permet d&rsquo;apprendre une autre fa\u00e7on d&rsquo;aimer, un autre style affectif pour les enfants qui ont appris des modes relationnels \u00e9vitant, ambivalent ou confus.<\/p>\n<p>Il y a l\u00e0 un chapitre tr\u00e8s int\u00e9ressant sur la mani\u00e8re dont les styles affectifs se conjuguent, comment deux personnes peuvent se \u00ab soigner \u00bb mutuellement, ou encore comment quelqu\u2019un peut apprendre aupr\u00e8s d\u2019un compagnon ou compagne, \u00e0 acqu\u00e9rir un attachement s\u00e9cure. Et aussi comment des couples, apparemment tr\u00e8s stables, restent malheureux.<\/p>\n<p>Par la suite, ces ados r\u00e9silients ont des enfants et ces enfants doivent alors grandir avec un parent qui poss\u00e8de un c\u00f4t\u00e9 sombre. Parfois, l&rsquo;histoire se transmet involontairement et inconsciemment. et les enfants souffrent d&rsquo;un traumatisme qu&rsquo;ils ne connaissent parfois m\u00eame pas : ils savent qu&rsquo;on ne doit pas aborder certains points, ils savent que leur p\u00e8re ou leur m\u00e8re a v\u00e9cu quelque chose d&rsquo;affreux dont on ne doit pas parler.<\/p>\n<p>Ces parents bless\u00e9s veulent parfois tout faire, trop en faire, pour leur enfant, justement pour qu&rsquo;ils ne souffrent pas et ils transforment leur enfant en nourrisson g\u00e9ant. Certains parents deviennent alors des parents battus, par des adolescents pourtant si charmants, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, plut\u00f4t conventionnels et timor\u00e9s, d\u2019ailleurs mais tyranniques chez eux. Et parfois, un jour, ces ado comprennent en d\u00e9couvrant l\u2019histoire parentale.<\/p>\n<p>En soi, je veux dire : pris tout seul, ce livre est int\u00e9ressant. Quand on conna\u00eet bien les ouvrages de Cyrulnik, on se dit qu\u2019un bon article aurait suffit.<\/p>\n<p>Beaucoup de remplissage, ou disons, de choses d\u00e9j\u00e0 dites dans les ouvrages pr\u00e9c\u00e9dents.<\/p>\n<p>Si vous vous int\u00e9ressez \u00e0 ce que deviennent des enfants bless\u00e9s au moment o\u00f9 ils commencent une vie amoureuse comment ils conjuguent leur style affectif particulier, leur histoire personnel et une vie en couple, et que vous n\u2019avez rien lu d\u2019autre de Boris Cyrulnik, ce livre est parfait, simple \u00e0 lire, instructif.<\/p>\n<p>Les r\u00e9serves que je pouvais avoir par rapport \u00e0 la r\u00e9silience sont bien att\u00e9nu\u00e9es dans ce livre l\u00e0, en particulier parce que le concept part moins dans tous les sens et qu\u2019on n\u2019applique plus le terme r\u00e9silience \u00e0 n\u2019importe quelle r\u00e9ussite.<\/p>\n<p>De m\u00eame, L\u2019identification du traumatisme n\u2019est plus une condition n\u00e9cessaire pour parler de r\u00e9silience. Il parle d\u2019ados qui ont des conduites anti-r\u00e9silientes, alors qu\u2019apparemment, il n\u2019y a pas eu de traumatisme visible : un long travail de sape de l\u2019estime de soi peut conduire \u00e0 des conduites anti-r\u00e9silientes, m\u00eame si l\u2019ado ou l\u2019adulte, en se retournant sur son pass\u00e9, aura tendance \u00e0 dire :  mais de quoi je me plains, pourtant, il ne m\u2019est rien arriv\u00e9 de tragique.<\/p>\n<p><strong><br \/>\nIn the mood for love de Wong Kar-Wai avec Tony Leung Chiu-wai et Maggie Cheung Man-yuk<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/cinema-mon-amour.com\/reviews\/images\/uploads\/ITMFL.JPG\" \/><\/p>\n<p>Hong Kong, 1962. M. et Mme Chow emm\u00e9nagent dans leur nouvel appartement le m\u00eame jour que leurs voisins, M. et Mme Chan.<\/p>\n<p>M. Chan est toujours en voyage. Mme Chow aussi. Alors, les 2 \u00e9poux solitaires, rest\u00e9s \u00e0 Hong-Kong commencent \u00e0 se fr\u00e9quenter, \u00e0 s\u2019appr\u00e9cier\u0085 et peut \u00eatre m\u00eame \u00e0 se sentir d\u2019humeur \u00e0 aimer\u0085 s\u2019il n\u2019y avait la retenue de Mme Chan et la surveillance bienveillante mais toujours insistante de leur voisine et propri\u00e9taire.<\/p>\n<p>C\u2019est un film de cin\u00e9aste maniaque. Pas un plan net et commun : on voit les gens de dos, \u00e0 travers une fen\u00eatre, coup\u00e9s par un cadre, coinc\u00e9 dans un couloir, \u00e0 en \u00e9touffer au point de me faire me sentir vaguement claustrophobe.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.dvdbeaver.com\/film\/in%20the%20mood\/sleep%20over.jpg\" \/><\/p>\n<p>Ce film est tourn\u00e9 avec la m\u00eame raideur, la m\u00eame pr\u00e9cision millim\u00e9trique que celle qui habite Mme Chan. Lent, pesant, mesur\u00e9, leur histoire sentimentale se d\u00e9roule et se rate pour cause de non-dit. Je ne dirais pas que j\u2019ai trouv\u00e9 ce film passionnant. Mais il est intriguant, par la fa\u00e7on dont il est film\u00e9 plus que par son histoire. Les 2 com\u00e9diens sont remarquables.<\/p>\n<p><strong> 93, rue Lauriston avec Michel Blanc<\/strong><\/p>\n<p>Canal + se lance dans la r\u00e9alisation de films de fiction historique, qui veut \u00ab\u00a0proposer un regard d&rsquo;auteur sur une p\u00e9riode sombre de notre pass\u00e9 r\u00e9cent\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Avec ce premier num\u00e9ro, c\u2019est en tout cas une r\u00e9ussite.<\/p>\n<p>Sous l&rsquo;Occupation, les autorit\u00e9s allemandes se sont appuy\u00e9es sur des truands fran\u00e7ais pour leur travail de basse police. Munis d&rsquo;une carte de la police allemande, c\u2019\u00e9tait une mafia intouchable qui rendaient des services au tout-paris, torturaient des r\u00e9sistants, des communistes et des juifs, faisaient main basse sur les biens juifs avec bonne conscience : toujours \u00e7a qui n\u2019ira pas dans la poche des Allemands.<\/p>\n<p>L\u2019histoire d\u00e9bute avec l\u2019inspecteur Blot (Michel Blanc) qui proc\u00e8de \u00e0 l\u2019arrestation en 1944 du chef de ce qu\u2019on a appel\u00e9 la Gestapo fran\u00e7aise et de son adjoint. Puis, il poursuit l\u2019enqu\u00eate parmi ses sbires et anciens acolytes afin d\u2019arr\u00eater les plus mouill\u00e9s. Nous suivons avec lui cette reconstitution qui constitue un vrai bal de pourris, truands, flics verreux, collabos, industriels magouilleurs, tous aux ordres du Patron, un esp\u00e8ce d\u2019Al Capone fran\u00e7ais qui porte l\u2019uniforme allemand parce que c\u2019est pratique et touche \u00e0 tout, prostitution, march\u00e9 noir, rec\u00e8le, d\u00e9nonciation et le reste, avec la haute b\u00e9n\u00e9diction allemande.<\/p>\n<p>Une (semi)fiction bien faite, avec Michel Blanc vraiment parfait dans son r\u00f4le et des seconds r\u00f4les tous tr\u00e8s bien servis.<\/p>\n<p>Je me demande ce que vont donner les autres \u00e9pisodes\u0085 Canal+ pr\u00e9pare des fictions sur la manifestation du \u00ab\u00a017 octobre 1961\u00a0\u00bb, sur le SAC et l&rsquo;affaire du \u00ab\u00a0Rainbow Warrior\u00a0\u00bb. Ca promet.<\/p>\n<p>Sachant que je ne les verrais peut-\u00eatre pas, j\u2019ai annul\u00e9 mon abonnement \u00e0 Canal +.<\/p>\n<p>En effet, quand j\u2019ai vu combien ils avaient vers\u00e9 pour la retransmission du foot, de tout le foot, j\u2019ai calcul\u00e9 que je payais en gros 130 euro (soi environ un tiers de mon abonnement annuel) pour des \u00e9missions que je ne regardais pas.<\/p>\n<p>Plus de foot, moins de films r\u00e9cents, plus de vieux films ? Au revoir Canal +.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parler d&rsquo;amour au bord du gouffre de Boris Cyrulnik In the mood for love de Wong Kar-Wai avec Tony Leung Chiu-wai et Maggie Cheung Man-yuk 93, rue Lauriston avec Michel Blanc<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[11,9],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/253"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=253"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/253\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=253"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=253"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=253"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}