{"id":52,"date":"2002-04-20T10:23:12","date_gmt":"2002-04-20T08:23:12","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/2002\/04\/20\/kro\/"},"modified":"2002-04-20T10:23:12","modified_gmt":"2002-04-20T08:23:12","slug":"kro","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/2002\/04\/20\/kro\/","title":{"rendered":"kro"},"content":{"rendered":"<p>Barnie et ses petites contrari\u00e9t\u00e9s avec Fabrice Luchini <\/p>\n<p>Intimacy (Intimit\u00e9) de Patrice Chereau<\/p>\n<p>Les monologues du vagin de Eve Ensler<br \/>\n<!--more--><br \/>\n<b>Barnie et ses petites contrari\u00e9t\u00e9s avec Fabrice Luchini <\/b><br \/>\nLuchini est souvent chiant, mais quand il fait sa t\u00eate du type d\u00e9bord\u00e9 par les \u00e9v\u00e9nements, il est tr\u00e8s bon.<br \/>\nMalheureusement, il n&rsquo;y a pratiquement que ca de bon, dans ce film.<br \/>\nDonc, Barnie travaille \u00e0 Londres. Il y a une ma\u00eetresse, mais aussi un amant.<br \/>\nEt \u00e0 Calais, un femme et une fille.<br \/>\nLa m\u00e9canique s&#8217;emballe quand les trois lui offrent un voyage \u00e0 Venise pour son anniversaire, le m\u00eame jour.<br \/>\nIl d\u00e9cide de rompre avec l&rsquo;extra-conjugale et partir \u00e0 Venise avec sa femme.<br \/>\nMalheureusement, il permute les lettres qu&rsquo;il envoie \u00e0 ses deux amants, chacun d\u00e9couvrant l&rsquo;existance de l&rsquo;autre.<br \/>\nIls d\u00e9cident tout deux de d\u00e9barquer chez lui.<br \/>\nJusque l\u00e0, c&rsquo;est dr\u00f4le.<br \/>\n1\/2 heure.<br \/>\nC&rsquo;est pas mal.<br \/>\nEt ensuite&#8230; ma foi, l&rsquo;histoire ne sait plus quoi faire avec ses protagonistes.<br \/>\nCa s&rsquo;envase, ca cafouille, et on remet un wagon en prenant l&rsquo;orient express pour Venise. Le fer \u00e0 repasser crachotte, les v\u00eatements s&#8217;empilent, le film n&rsquo;avance plus.<br \/>\nDonc, suivez mon conseil : regardez la premi\u00e8re demi-heure et stop. Vous gagnerez du temps.<\/p>\n<p><b>Intimacy (Intimit\u00e9) de Patrice Chereau<\/b><br \/>\nCe film se passe \u00e0 Londres, d&rsquo;o\u00f9 le titre anglais.<br \/>\nLe mercredi, un homme et une femme qui se sont \u00e0 peine vu une fois, font l&rsquo;amour comme des fous chez lui.<br \/>\nC&rsquo;est elle qui a propos\u00e9, a eu le premier geste tendre.<br \/>\nApr\u00e8s l&rsquo;orgasme, elle file sans un mot.<br \/>\nL&rsquo;homme est barman. Il a \u00e9t\u00e9 mari\u00e9 avec 2 enfants. Il a des flashs parfois de sa vie d&rsquo;avant, qui lui manque.<br \/>\nUn jour il est parti sans un mot.<br \/>\nEt quand il revenu, la maison \u00e9tait vide.<br \/>\nIl y habite maintenant.<br \/>\nCette femme du mercredi, qui vient et baise sans un mot, au debut, ca l&rsquo;excite. Puis, ca lui p\u00e8se. Il faut qu&rsquo;il en apprenne plus sur elle.<br \/>\nMais au lieu de lui parler, un mercredi, il la suit.<br \/>\nQuand ce film est sorti, on a salu\u00e9 Patrice Chereau pour la fa\u00e7on qu&rsquo;il avait de filmer un couple en train de faire l&rsquo;amour.<br \/>\nEn fait, c&rsquo;est tout simple : c&rsquo;est film\u00e9 sans \u00ab\u00a0sensationnalisme\u00a0\u00bb, sans recherche de l&rsquo;exploit. Deux personnes faisant l&rsquo;amour sans vouloir \u00e9pater le public et de mani\u00e8re prosa\u00efque. Cette apparente simplicit\u00e9 est certainement feinte. C&rsquo;est probablement tr\u00e8s casse-gueule, comme sc\u00e8ne. Mais en tout cas, c&rsquo;est r\u00e9ussi. Et c&rsquo;est \u00e9tonnant que ce soit si \u00ab\u00a0extraordinaire\u00a0\u00bb<br \/>\nde voir un cin\u00e9aste qui filme ca simplement. En tout cas, sans \u00eatre extraordinaire, c&rsquo;est pas mal.<br \/>\nC&rsquo;est un film qui a un bon d\u00e9but, un milieu ennuyeux et une bonne fin.<br \/>\nLe d\u00e9nouement est \u00e9galement simple, sinc\u00e8re, innattendu, dans l&rsquo;explication de la psychologie de ce couple du mercredi (innattendu, \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle du film, hein, y&rsquo;a pas de scoop, y&rsquo;a pas une biquette qui d\u00e9barque, ou spiderman, heinjuste ce sont des gens un peu plus sinc\u00e8res et profond que le st\u00e9r\u00e9otype commun de ce genre de relation).<br \/>\nDommage qu&rsquo;il faille traverser un aussi long millieu. Chereau veut nous faire comprendre une ambiance, au bout de 20 min, c&rsquo;est bon, on a capt\u00e9. Or, ca durera une heure&#8230;<\/p>\n<p><b>Les monologues du vagin de Eve Ensler<\/b><br \/>\nC&rsquo;est un livre. C&rsquo;est aussi une pi\u00e8ce que j&rsquo;ai vu, mais l\u00e0, je vous parle du livre.<br \/>\nEve Ensler a fait des interviews de femmes, en leur demandant de parler de leur vagin, employant ce mot \u00e0 dessin, justement pour le faire exister.<br \/>\nParce que le sexe des femmes, on n&rsquo;en parle pas.<br \/>\nAlors que celui des hommes, on en commente la taille, la force et le reste d\u00e8s tout petit, pour les filles, \u00e7a n&rsquo;existe pas. Ou alors, pour le laver.<br \/>\nOu alors, quand il saigne. Pas de mots valorisants, par d&rsquo;exclamations flatteuses pour les vagins, voire, pas de mot du tout. Le sexe des filles n&rsquo;existent pas.<br \/>\nCe livre est une succession de femmes, vieille, jeunes, lesbienne ou pas, travailleuse du sexe, bosniaque viol\u00e9e, pauvre, de bonne famille, m\u00e8re&#8230;<br \/>\nCertains passages sont vraiment dr\u00f4les et d&rsquo;autres vraiment tristes, et d&rsquo;autre, les deux \u00e0 la fois, comme cette bourgeoise chic qui d\u00e9couvre \u00e0 40 ans son clitoris et l&rsquo;usage qu&rsquo;elle peut en faire.<br \/>\nMais globalement, ce livre fait se sentir bien dans son corps de femme. Je le conseille donc aussi aux hommes !<\/p>\n<p>(sinon, comme maintenant, je suis une entreprise \u00e0 moi toute seule, forc\u00e9ment, je n&rsquo;ai plus le temps de regarder la t\u00e9l\u00e9 ou de prendre le m\u00e9tro pour lire. Comme je disais, heureusement, parfois, je prends le bus et m\u00eame, je repasse&#8230; mais les \u00ab\u00a0chroniques\u00a0\u00bb, \u00e0 l&rsquo;instar des nuits, raccourcissent.)<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<br \/>\n\u00ab\u00a0Je viens d&rsquo;un monde o\u00f9 on ne peut rien dire. J&rsquo;arrive dans un monde o\u00f9 on peut tout dire et o\u00f9 \u00e7a ne sert \u00e0 rien\u00a0\u00bb  Alexandre Soljenytsine<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Barnie et ses petites contrari\u00e9t\u00e9s avec Fabrice Luchini Intimacy (Intimit\u00e9) de Patrice Chereau Les monologues du vagin de Eve Ensler<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/52"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=52"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/52\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=52"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=52"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/finis_africae\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=52"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}