{"id":11286,"date":"2011-08-21T19:16:25","date_gmt":"2011-08-21T18:16:25","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/?p=11286"},"modified":"2011-08-21T19:20:48","modified_gmt":"2011-08-21T18:20:48","slug":"scout-toujours-episode-3-chauffeur-si-tes-champion-appuie-sur-lchampignon-nucleaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/2011\/08\/21\/scout-toujours-episode-3-chauffeur-si-tes-champion-appuie-sur-lchampignon-nucleaire\/","title":{"rendered":"Scout toujours !, \u00e9pisode 3 : Chauffeur, si t&rsquo;es champion, appuie sur l&rsquo;champignon (nucl\u00e9aire)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Compte-rendu d&rsquo;une partie de Traveller.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Ayant quitt\u00e9 la base du SIEI de Flammarion <em>(Marches Directes \/ Mondes des \u00c9p\u00e9es 0930)<\/em>, Alain Quiet et Camille Gallimar, \u00e0 bord du <em>Perch\u00e9 au Sec<\/em>, voyagent sans but le long de la <em>Route des Marches<\/em>, s&rsquo;enfon\u00e7ant dans le <em>District 268<\/em>. Nous les retrouvons le 350-1105 \u00e0 la base du SIEI sur Tarkine <em>(Marches Directes \/ District 268 1434)<\/em>, monde ind\u00e9pendant sous influence imp\u00e9riale, \u00e0 la technologie correspondant grossi\u00e8rement \u00e0 celle de nos ann\u00e9es &rsquo;70, class\u00e9 <em>zone orange<\/em> en raison de soul\u00e8vements r\u00e9p\u00e9t\u00e9s contre le gouvernement et autres actions terroristes, organis\u00e9s par l&rsquo;<em>Alliance pour l&rsquo;Ind\u00e9pendance de Tarkine<\/em>, un mouvement politique d&rsquo;opposition.<br \/>\nSitu\u00e9 sur la berge de la Bronda, fleuve qui traverse la capitale Delis (22.000 habitants) situ\u00e9e \u00e0 quelques kilom\u00e8tres, le spatioport h\u00e9berge un bataillon des troupes stellaires, charg\u00e9 de la protection des int\u00e9r\u00eats imp\u00e9riaux sur la plan\u00e8te, et ressemble plus \u00e0 un camp militaire fortifi\u00e9 qu&rsquo;\u00e0 un spatioport normal.<br \/>\nLe pactole gagn\u00e9 en accompagnant Kafla Thingvellir sur 567-908 ayant \u00e9t\u00e9 s\u00e9rieusement \u00e9corn\u00e9 (Alain a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9pens\u00e9 4.000 Cr, et Camille 6.000 Cr), les aventuriers acceptent la proposition que leur fait Ogam Jentarzik, l&rsquo;administrateur responsable de la base du SIEI, de convoyer un camion de mat\u00e9riel vers la ferme de Catena, r\u00e9cemment \u00e9tablie \u00e0 quatre ou cinq jours de route. Jentarzik leur ayant assur\u00e9 que malgr\u00e9 l&rsquo;APIT, ils ne risquaient pratiquement rien une fois \u00e9loign\u00e9s de la capitale, du fait de la tr\u00e8s faible densit\u00e9 de population et de la non-politisation de la plupart des habitants des fermes isol\u00e9es, nos amis acceptent.<br \/>\nLe camion est un Hugheston FH-4800, avec une cabine comportant une kitchenette, un cabinet de toilette et deux couchettes superpos\u00e9es. Sa remorque n&rsquo;\u00e9tant pas compl\u00e8tement remplie, Jentarzik glisse discr\u00e8tement aux aventuriers qu&rsquo;ils pourraient se faire un peu d&rsquo;argent suppl\u00e9mentaire avec des marchandises de leur choix, mais ils ne suivent pas son id\u00e9e. M\u00e9fiant, Camille \u00e9pluche le manifeste de la cargaison.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Quittant le spatioport au volant du camion, Alain s&rsquo;engage sur la magnifique autoroute, large mais presque pas fr\u00e9quent\u00e9e, qui longe la rive droite du fleuve. Il s&rsquo;arr\u00eate pour que Camille puisse monter dans la remorque afin d&rsquo;en examiner le contenu pendant le trajet (ce qui n&rsquo;est pas tr\u00e8s ais\u00e9, faute de place et en raison du poids de certaines caisses et conteneurs), mais repart aussit\u00f4t. Il fait beau, c&rsquo;est le printemps, et les paysages sont superbes.<br \/>\nAu bout de 200 km, l&rsquo;autoroute se termine au niveau de la petite ville de Giom, et le chauffeur, suivant les indications de son GPS, quitte le bitume pour une piste herbeuse, \u00e0 peu pr\u00e8s plane, mais pas tr\u00e8s large, qui s&rsquo;engage \u00e0 travers champs cultiv\u00e9s et prairies : la voie est manifestement plus faite pour des v\u00e9hicules tout-terrain ou des engins agricoles que pour de gros semi-remorques&#8230; et la vitesse s&rsquo;en ressent, puisqu&rsquo;il devient rare de passer la troisi\u00e8me.<br \/>\nCamille finit par d\u00e9cider que la cargaison ne semble rien contenir d&rsquo;anormal (tout au moins, rien qu&rsquo;il soit en mesure de d\u00e9tecter&#8230;), et rejoint son camarade dans la cabine \u00e0 la faveur d&rsquo;une pause. La circulation, d&rsquo;extr\u00eamement t\u00e9nue sur l&rsquo;autoroute, est devenue inexistante, et les aventuriers sont seuls au milieu d&rsquo;une mer d&rsquo;herbe parsem\u00e9e d&rsquo;arbres isol\u00e9s ou en bosquets, avec parfois au loin une ferme perdue au milieu de ses champs.<br \/>\nEn fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi, leur isolement est rompu par la travers\u00e9e d&rsquo;un hameau de quelques fermes, dans lequel ils s&rsquo;arr\u00eatent et se voient offrir le caf\u00e9 par une femme manifestement ravie de rencontrer des voyageurs et de bavarder avec eux. Ils repartent, mais leur travers\u00e9e d&rsquo;un bois est brutalement stopp\u00e9e par un foss\u00e9 probablement cr\u00e9\u00e9 par le ravinement. Apr\u00e8s avoir tent\u00e9 d&rsquo;en \u00e9largir les bords \u00e0 la pelle, Camille d\u00e9cide de le combler partiellement avec de grosses branches, et le camion peut poursuivre sa route, arrivant \u00e0 la nuit dans une nouvelle ferme isol\u00e9e, celle des Nijarsky, qui les accueillent \u00e0 bras ouverts, leur offrant un repas tr\u00e8s arros\u00e9 suivi d&rsquo;une f\u00eate en leur honneur. Le camion et son conducteur fascinent les enfants pr\u00e9sents, et lorsque les aventuriers repartent le lendemain matin, un petit gar\u00e7on offre \u00e0 Alain un dessin cens\u00e9 repr\u00e9senter son v\u00e9hicule.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Nos amis arrivent dans les contreforts d&rsquo;une cha\u00eene de montagnes orient\u00e9e NNE-SSO, constituant l&rsquo;\u00e9pine dorsale d&rsquo;une p\u00e9ninsule qu&rsquo;ils commencent par longer vers le sud. Ils arrivent sur le littoral. L&rsquo;itin\u00e9raire suivi emprunte sur une quinzaine de kilom\u00e8tres une corniche rocheuse \u00e9troite sur laquelle le camion a tout juste la place de passer. Puis la piste tourne \u00e0 gauche et s&rsquo;engage dans les montagnes, mais les aventuriers d\u00e9cident de pousser tout d&rsquo;abord jusqu&rsquo;\u00e0 une habitation situ\u00e9e en bord de mer, moins d&rsquo;un kilom\u00e8tre plus loin, pour y d\u00e9poser du courrier confi\u00e9 par les Nijarsky \u00e0 destination de leurs \u00ab\u00a0voisins\u00a0\u00bb, les Lecat. Ces derniers les accueillent aussi chaleureusement que leurs h\u00f4tes de la veille, et les invitent \u00e0 d\u00e9jeuner. Le repas est pris dehors, sur une terrasse donnant sur la mer, avec vue sur les parcs \u00e0 coquillages. Lorsque les voyageurs orientent la conversation sur le terrain politique, les Lecat (comme l&rsquo;avaient fait les Nijarsky avant eux) se montrent \u00e0 la fois farouchement attach\u00e9s \u00e0 la tranquillit\u00e9 que leur assure l&rsquo;isolement de leur exploitation, et tr\u00e8s critiques envers les buts et les actions de l&rsquo;APIT, qui ne peuvent qu&rsquo;appauvrir Tarkine en d\u00e9courageant le tourisme et en emp\u00eachant les exportations agricoles de se d\u00e9velopper ; or ce sont l\u00e0 les deux secteurs \u00e9conomiques dont vit la plan\u00e8te&#8230;<br \/>\nLes aventuriers prennent cong\u00e9 et se lancent \u00e0 l&rsquo;assaut de la montagne. Tr\u00e8s vite, la piste serpente en lacets \u00e9troits, et Alain doit man\u0153uvrer \u00e0 chaque courbe, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que le camion arrive \u00e0 un virage trop serr\u00e9 pour permettre \u00e0 son v\u00e9hicule de passer, m\u00eame en roulant au ras du ravin. Nos amis pensent qu&rsquo;en enlevant un rocher dont ils estiment la masse \u00e0 une quinzaine de tonnes, leur engin pourrait passer, mais ils ne sont pas \u00e9quip\u00e9s pour ce faire, et ont l&rsquo;air bien ridicules avec leurs barres \u00e0 mine. Alain ayant fait une nouvelle tentative au volant, la remorque se retrouve avec sa roue arri\u00e8re gauche dans le vide. Apr\u00e8s l&rsquo;avoir cal\u00e9e aussi bien que possible, les deux hommes la d\u00e9tellent, et Alain tente de pousser le rocher g\u00eanant avec le tracteur. Le pare-chocs et la calandre souffrent de ses essais r\u00e9p\u00e9t\u00e9s, mais le bloc de pierre finit par basculer dans le vide, le v\u00e9hicule s&rsquo;arr\u00eatant fort heureusement \u00e0 temps pour ne pas le suivre. La remorque est \u00e0 nouveau attel\u00e9e, et l&rsquo;ensemble routier poursuit sa route.<br \/>\nLes sommets \u00e9tant encore blancs, les voyageurs craignent de se retrouver bloqu\u00e9s par la neige, mais ils n&rsquo;en trouvent que quelques plaques \u00e9parses dans les derniers m\u00e8tres d&rsquo;ascension, et franchissent le col sans plus de difficult\u00e9. Dans la descente, Alain se fait surprendre par le poids de la remorque et perd le contr\u00f4le du camion, qui d\u00e9vale la piste pour finir sa course dans un rocher. Les airbags se d\u00e9clenchent sous la violence de l&rsquo;impact, ce qui n&#8217;emp\u00eache pas les deux passagers de perdre connaissance. Camille reprend conscience le premier, se tra\u00eene jusqu&rsquo;\u00e0 la trousse de secours et s&rsquo;administre les premiers soins, avant de s&rsquo;occuper de son compagnon, plus gravement atteint. Heureusement, ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre ne souffrent de blessures graves, bien qu&rsquo;ils soient fortement contusionn\u00e9s. Pendant qu&rsquo;Alain r\u00e9cup\u00e8re un peu, allong\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re, son camarade va constater les d\u00e9g\u00e2ts subis par le v\u00e9hicule. Il ne sera sans doute plus possible de d\u00e9teler la remorque, et le circuit de freinage pr\u00e9sente une fuite, mais il n&rsquo;y a pas de p\u00e9pin m\u00e9canique majeur, principalement en raison du fait que l&rsquo;essentiel du moteur se trouve sous la longue cabine et n&rsquo;a donc pas subi le choc de plein fouet. Par contre, il n&rsquo;y a plus de phares&#8230; Camille s&rsquo;attelle \u00e0 la r\u00e9paration de la fuite, et les deux hommes passent la nuit sur place.<br \/>\nLe lendemain, la descente reprend prudemment. Alors que les voyageurs ont enfin quitt\u00e9 les montagnes et se trouvent dans une zone de prairies vallonn\u00e9es, le GPS du camion leur intime de prendre \u00e0 gauche&#8230; \u00e0 un endroit o\u00f9 suivre cette instruction reviendrait apparemment \u00e0 quitter la piste. Apr\u00e8s moult h\u00e9sitations, ils d\u00e9cident de ne pas tenir compte de ce que leur indique le GPS, qui se met alors \u00e0 leur ordonner avec insistance : <em>\u00ab\u00a0Faites demi-tour. Faites demi-tour. Faites demi-tour.\u00a0\u00bb<\/em>, ce qui les contraint \u00e0 couper le son de l&rsquo;appareil pour avoir la paix.<br \/>\nQuelques kilom\u00e8tres plus loin, la piste que le v\u00e9hicule suit et celle repr\u00e9sent\u00e9e sur la carte du GPS ne correspondent absolument plus. Visiblement, les donn\u00e9es fournies par l&rsquo;appareil sont erron\u00e9es, car en suivant la piste qu&rsquo;ils voient, nos amis finissent par aboutir \u00e0 leur destination, o\u00f9 ils sont chaleureusement accueillis. Leur arriv\u00e9e est une nouvelle fois pr\u00e9texte \u00e0 un d\u00eener bien arros\u00e9, pris en plein air pour profiter de la douceur du printemps, et pendant lequel les voyageurs remarquent plusieurs \u00e9toiles filantes : un de leurs h\u00f4tes leur explique qu&rsquo;un essaim de m\u00e9t\u00e9ores (issus de la fragmentation d&rsquo;une com\u00e8te) traverse actuellement l&rsquo;orbite de Tarkine, ce qui explique la fr\u00e9quence actuelle de ces observations. Apr\u00e8s avoir d\u00e9clin\u00e9 la proposition de continuer la soir\u00e9e en dansant, car ils ne sont pas encore remis de leur accident de la veille, les voyageurs vont se coucher.<br \/>\nLe camion n&rsquo;est d\u00e9charg\u00e9 que le lendemain, et apr\u00e8s un nouveau repas pris sur place, les aventuriers repartent, emportant du courrier \u00e0 destination d&rsquo;outre-plan\u00e8te. Le temps a vir\u00e9 au couvert l\u00e9g\u00e8rement pluvieux, et ils appr\u00e9hendent encore une fois le passage du col, mais si les pr\u00e9cipitations en altitude sont effectivement neigeuses, elles restent faibles, et la couche de neige sur le passage du camion ne d\u00e9passe gu\u00e8re un petit centim\u00e8tre d&rsquo;\u00e9paisseur, ce qui ne pose pas de probl\u00e8me particulier.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Alors qu&rsquo;ils approchent du pied de la montagne, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, Camille regardant la mer remarque qu&rsquo;une vague immense va d\u00e9ferler sur la c\u00f4te. Il tente de joindre la ferme des Lecat avec la radio du v\u00e9hicule, pour leur enjoindre d&rsquo;\u00e9vacuer imm\u00e9diatement vers les hauteurs ; mais son interlocutrice croit tout d&rsquo;abord \u00e0 une plaisanterie. Devant son insistance, elle finit par le prendre au s\u00e9rieux, mais quoi qu&rsquo;il en soit, il est sans doute trop tard, et les aventuriers, qui ont \u00e9galement contact\u00e9 Ogam Jentarzik par communicateur pour lui demander d&rsquo;organiser rapidement des secours pour les habitats c\u00f4tiers, assistent au spectacle impressionnant du tsunami qui p\u00e9n\u00e8tre violemment dans les terres jusqu&rsquo;\u00e0 une altitude d&rsquo;une dizaine de m\u00e8tres, puis se retire apr\u00e8s avoir ravag\u00e9 le littoral. Nos amis attribuent la catastrophe \u00e0 un m\u00e9t\u00e9ore qui serait tomb\u00e9 en mer au lieu de se consumer dans l&rsquo;atmosph\u00e8re.<br \/>\nLorsqu&rsquo;ils reprennent leur descente, c&rsquo;est un paysage de d\u00e9solation qu&rsquo;ils d\u00e9couvrent. Le sol est couvert de boue et de d\u00e9chets divers, tant d\u00e9pos\u00e9s par la mer qu&rsquo;arrach\u00e9s lors du reflux. De la ferme des Lecat ne restent que des ruines, dans lesquelles ils d\u00e9couvrent le corps d&rsquo;un enfant, puis celui d&rsquo;une femme. Ils leur donnent une s\u00e9pulture, puis reprennent leur route.<br \/>\nLes voyageurs appr\u00e9hendent la portion de route en corniche, cette derni\u00e8re ayant probablement \u00e9t\u00e9 fragilis\u00e9e par le tsunami (sans parler de la pluie, boueuse, parfois violente, qui s&rsquo;est mise \u00e0 tomber). Le passage s&rsquo;av\u00e8re effectivement d\u00e9licat, avec en un point un affaissement sensible sous le poids du camion, mais Alain au volant s&rsquo;en sort avec brio, et le voyage peut continuer. N&rsquo;ayant plus d&rsquo;\u00e9clairage, il fait halte pour la nuit \u00e0 une quinzaine de kilom\u00e8tres de la ferme des Nijarsky. C&rsquo;est alors que, dans la p\u00e9nombre du cr\u00e9puscule, les aventuriers remarquent l&rsquo;\u00e9clat tr\u00e8s lumineux d&rsquo;une boule de feu s&rsquo;\u00e9levant au loin dans le ciel, dans la direction du spatioport et de la capitale, entour\u00e9e d&rsquo;un abondant nuage de fum\u00e9e qui prend rapidement la forme d&rsquo;un champignon : ils en d\u00e9duisent qu&rsquo;une explosion atomique vient de se produire l\u00e0-bas. La radio du camion ne capte pas grand-chose, et les appels par communicateur vers la base du SIEI aboutissent au r\u00e9pondeur automatique : nos amis craignent que le spatioport ait \u00e9t\u00e9 ray\u00e9 de la carte.<br \/>\nIls parviennent \u00e0 contacter les Nijarsky par radio, et ceux-ci envoient un tracteur pour leur servir d&rsquo;\u00e9claireur et leur permettre d&rsquo;arriver \u00e0 leur ferme pour y passer la nuit. Personne n&rsquo;a vu l&rsquo;explosion \u00e0 laquelle ont assist\u00e9 les voyageurs, mais les sp\u00e9culations vont bon train une fois la nouvelle annonc\u00e9e sur le canal g\u00e9n\u00e9ral de la radio, car Delis reste injoignable : certains pensent qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un accident dans le camp des troupes stellaires, d&rsquo;autres \u00e9voquent un attentat terroriste organis\u00e9 par l&rsquo;APIT. Et les retomb\u00e9es radioactives inqui\u00e8tent, d&rsquo;autant qu&rsquo;il pleut toujours.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Le lendemain matin, les aventuriers prennent cong\u00e9 des Nijarsky. Lorsqu&rsquo;ils arrivent \u00e0 la ferme suivante, un homme surgit brusquement d&rsquo;une des maisons et les h\u00e8le, leur expliquant que ses enfants sont malades et leur demandant s&rsquo;ils ont des connaissances m\u00e9dicales. Nos amis descendent du camion avec leurs trousses de secours, mais une embuscade les attend \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du b\u00e2timent : deux individus chevelus et barbus, en treillis et arm\u00e9s de fusils d&rsquo;assaut, surgissent dans leur dos, et avec l&rsquo;aide du pr\u00e9tendu papa, les fouillent grossi\u00e8rement (sans d\u00e9celer le pistolet qu&rsquo;Alain a gliss\u00e9 dans son dos sous son blouson), leur attachent les poignets dans le dos avec du chatterton, et les enferment dans une chambre obscure, apr\u00e8s leur avoir d\u00e9clar\u00e9 qu&rsquo;ils n&rsquo;en ont qu&rsquo;apr\u00e8s leur camion. Une fois seuls, les prisonniers allument la lumi\u00e8re et s&rsquo;affairent \u00e0 se d\u00e9tacher, au moyen d&rsquo;une paire de petits ciseaux trouv\u00e9e dans une table de nuit. \u00c0 travers la porte, ils per\u00e7oivent plusieurs voix masculines (au moins une demi-douzaine) et du remue-m\u00e9nage.<br \/>\nLes mains libres, Alain se pr\u00e9cipite vers la fen\u00eatre et en ouvre les volets, puis sort et se rend discr\u00e8tement \u00e0 l&rsquo;angle du b\u00e2timent. Il voit plusieurs hommes arm\u00e9s en treillis qui s&rsquo;affairent autour du camion, tandis que Camille, sorti lui aussi, voit passer une jeep entre les b\u00e2timents de la ferme. Visiblement, les deux amis ont affaire \u00e0 trop forte partie pour eux, et d\u00e9cident de laisser partir le camion, bien qu&rsquo;il contienne encore leurs affaires personnelles. La jeep et le camion s&rsquo;engagent sur la piste en direction de Giom. Une fois qu&rsquo;ils ne sont plus en vue, les aventuriers jettent un coup d&rsquo;\u0153il par les fen\u00eatres de la fa\u00e7ade, et d\u00e9couvrent le pr\u00e9tendu papa qui leur tourne le dos, occup\u00e9 qu&rsquo;il est \u00e0 examiner les objets qui leur ont \u00e9t\u00e9 confisqu\u00e9s lors de la fouille. Alain rentre discr\u00e8tement et l&rsquo;assomme violemment avec la crosse de son pistolet. Camille et lui r\u00e9cup\u00e8rent leurs biens, puis explorent la maison : ils d\u00e9couvrent les occupants (dont la femme qui leur avait offert le caf\u00e9 quelques jours auparavant) ligot\u00e9s dans la salle de bains, et les lib\u00e8rent. Ils fouillent ensuite l&rsquo;ensemble du hameau et en lib\u00e8rent les autres habitants, trouvant au passage une jeep visiblement laiss\u00e9e l\u00e0 par le commando.<br \/>\nLes villageois expliquent qu&rsquo;ils ont \u00e9t\u00e9 pris par surprise au petit matin, les uns encore au lit, les autres vaquant \u00e0 diverses t\u00e2ches au dehors, par un groupe d&rsquo;hommes inconnus, en treillis et arm\u00e9s de fusils d&rsquo;assaut. Les uniformes n&rsquo;\u00e9tant pas ceux des (peu nombreuses) troupes de Tarkine, les soup\u00e7ons se portent sur l&rsquo;APIT. De ce que nos amis peuvent d\u00e9duire de l&rsquo;interrogatoire du prisonnier, nomm\u00e9 Eneri Belishu (et auquel Alain a promis de l&#8217;emmener avec eux pour lui permettre d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 la vengeance des habitants du hameau, dont certains semblent bien d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 exercer sur lui des violences physiques, comme le montre une femme arrivant avec une pince de Burdizzo ; mais il ne tiendra pas parole&#8230;), il s&rsquo;agissait bien d&rsquo;un commando de l&rsquo;APIT, qui savait que leur camion allait passer par ici (sans doute parce que la nouvelle avait circul\u00e9 lors de conversations radiophoniques) ; leur intention \u00e9tait de s&rsquo;en emparer afin de pouvoir p\u00e9n\u00e9trer dans l&rsquo;enceinte du spatioport, avec une pleine remorque d&rsquo;hommes en armes et d&rsquo;explosifs. Lui-m\u00eame devait rester une ou deux heures ici pour s&rsquo;assurer que personne ne parte \u00e0 la poursuite du v\u00e9hicule vol\u00e9. Camille l&rsquo;interroge sur l&rsquo;explosion de la veille, et Belishu confirme que l&rsquo;APIT a bien fait exploser une arme nucl\u00e9aire au spatioport ; quant aux dispositions prises pour prot\u00e9ger les terroristes des radiations lors de leur attaque, il semble que rien de particulier n&rsquo;ait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Laissant le prisonnier aux mains des villageois, les aventuriers partent pour le spatioport \u00e0 bord de sa jeep. Ils ne croisent aucun v\u00e9hicule (m\u00eame sur l&rsquo;autoroute). S&rsquo;arr\u00eatant sur une colline \u00e0 quelques kilom\u00e8tres du spatioport, ils observent la situation aux jumelles : la partie situ\u00e9e en bordure de la Bronda est d\u00e9figur\u00e9e par un crat\u00e8re de plus de cent m\u00e8tres de diam\u00e8tre, une bonne moiti\u00e9 du spatioport a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite en partie ou en totalit\u00e9 (\u00e0 commencer par le camp des troupes stellaires, au niveau duquel la bombe a explos\u00e9), et des combats ont lieu dans l&rsquo;enceinte, autour de la base du SIEI (o\u00f9 se trouve toujours le Perch\u00e9 au Sec).<br \/>\nAlain et Camille se demandent ce qu&rsquo;ils peuvent faire devant une telle situation, arm\u00e9s de deux pauvres pistolets et sans protection contre les radiations. Ils tentent de contacter la base du SIEI et parviennent \u00e0 joindre l&rsquo;adjoint de Jentarzik, qui leur donne un peu plus de pr\u00e9cisions sur ce qui se passe, tandis qu&rsquo;on entend derri\u00e8re lui des rafales d&rsquo;armes automatiques et des explosions : les pertes ont \u00e9t\u00e9 terribles parmi les occupants du spatioport, tout particuli\u00e8rement dans les rangs des troupes stellaires ; les survivants se sont retranch\u00e9s dans la base du SIEI, qu&rsquo;ils tentent de d\u00e9fendre tant bien que mal contre les attaques de l&rsquo;APIT ; le camion est bien entr\u00e9 dans l&rsquo;enceinte, mais il a \u00e9t\u00e9 stopp\u00e9 ; le Perch\u00e9 au Sec est le seul vaisseau restant sur place, les autres \u00e9tant partis avant l&rsquo;attentat pour participer aux op\u00e9rations de sauvetage suite au tsunami ; la situation \u00e0 Delis est confuse mais la ville semble \u00eatre agit\u00e9e par de violents combats. Toujours ind\u00e9cis sur la conduite \u00e0 tenir, nos amis d\u00e9cident de quitter l&rsquo;autoroute en d\u00e9montant les glissi\u00e8res de s\u00e9curit\u00e9, pour rejoindre le spatioport \u00e0 travers champs. Ils assistent \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;un char d&rsquo;assaut venant de la direction de la capitale, et quand celui-ci prend position pour pilonner la base du SIEI, ils contactent Ogam Jentarzik pour lui donner le code d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 leur vaisseau, afin que sa tourelle laser puisse \u00eatre utilis\u00e9e contre le tank.<br \/>\nS&rsquo;approchant du spatioport, ils sont pris pour cible par les troupes stellaires, qui croient avoir affaire \u00e0 des terroristes. L&rsquo;obus \u00e9clate alors qu&rsquo;ils sont trop loin, mais ils d\u00e9cident de reculer et rappellent Jentarzik pour qu&rsquo;on les laisse approcher sans qu&rsquo;ils soient pris pour cible. Malheureusement, la situation chaotique qui r\u00e8gne dans la base assi\u00e9g\u00e9e rend d\u00e9licat la transmission de l&rsquo;information \u00e0 tous les combattants.<br \/>\nLes aventuriers assistent \u00e0 l&rsquo;engagement de leur vaisseau contre le char d&rsquo;assaut : le pilote effectue une attaque en piqu\u00e9 avant de redresser tr\u00e8s pr\u00e8s du sol ; <strong><em>trop<\/em><\/strong> pr\u00e8s de l&rsquo;avis d&rsquo;Alain, qui estime que la man\u0153uvre \u00e9tait hasardeuse et ne s&rsquo;est pas vraiment r\u00e9alis\u00e9e conform\u00e9ment aux attentes de son \u00ab\u00a0rempla\u00e7ant\u00a0\u00bb. Nos amis appellent alors la passerelle du Perch\u00e9 au Sec, et demandent aux actuels occupants de leur vaisseau de venir les r\u00e9cup\u00e9rer.<br \/>\nEnfin de retour \u00e0 bord, ils ont la surprise de d\u00e9couvrir dans leur poste de pilotage deux jeunes hommes de m\u00eame pas vingt ans, sans doute des stagiaires en formation : il n&rsquo;y a plus de pilote disponible dans le spatioport&#8230; Sur un ton autoritaire et assez d\u00e9sagr\u00e9able, Alain vire les jeunes gens de leurs postes et reprend son fauteuil de pilote, tandis que Camille s&rsquo;installe aux commandes de la tourelle laser. Perch\u00e9 au Sec vire alors de bord et vient attaquer les assaillants, d\u00e9truisant d&rsquo;abord leurs v\u00e9hicules et armes lourdes avant de s&rsquo;acharner sur la pi\u00e9taille, r\u00e9v\u00e9lant un aspect sanguinaire surprenant et jusqu&rsquo;alors inconnu de la personnalit\u00e9 du tireur.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Une fois les terroristes ainsi mis en d\u00e9route, Camille fouille dans la pharmacie de bord et constate qu&rsquo;elle contient bien (comme il le lui semblait) quatre-vingts doses d&rsquo;anarad, soit (\u00e0 raison d&rsquo;une dose toutes les huit heures) un traitement de treize jours pour chacun des deux amis ; il s&rsquo;administre une premi\u00e8re dose et fait de m\u00eame pour Alain. Ce dernier pose le vaisseau sur le tarmac de la base. D\u00e8s leur sortie, ses occupants sont imm\u00e9diatement orient\u00e9s vers le site de d\u00e9contamination, o\u00f9 on les fait se d\u00e9shabiller int\u00e9gralement, puis prendre une douche \u00e9nergique avec un savon sp\u00e9cial, avant de leur faire rev\u00eatir une combinaison de protection jetable plut\u00f4t inconfortable.<br \/>\nLe camion vol\u00e9 a effectivement \u00e9t\u00e9 salement amoch\u00e9 (ce qui fait que les outrages que lui ont fait subir les aventuriers au fil de leurs accidents passent d\u00e9sormais inaper\u00e7us), mais la cabine est \u00e0 peu pr\u00e8s intacte et ils peuvent y r\u00e9cup\u00e9rer leurs affaires. Ils se rendent ensuite aupr\u00e8s d&rsquo;Ogam Jentarzik, qui leur confie des messages \u00e0 destination des autorit\u00e9s imp\u00e9riales, expliquant la situation sur Tarkine et demandant l&rsquo;envoi de renforts militaires. On leur verse le salaire convenu pour le convoyage, et on leur confie quelques doses suppl\u00e9mentaires d&rsquo;anarad afin qu&rsquo;ils puissent atteindre sans risque Mille Falcs, si\u00e8ge du commandement militaire imp\u00e9rial pour le District 268. Nos amis en profitent pour remettre un rapport sur les informations erron\u00e9es fournies par le GPS, et recommander l&rsquo;am\u00e9nagement d&rsquo;un port sur la c\u00f4te pr\u00e8s de Catena, qui permettrait aux colons d&rsquo;exporter plus facilement leur production que par la piste dont ils ont pu constater les difficult\u00e9s.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Perch\u00e9 au Sec part ensuite rapidement et, apr\u00e8s une escale \u00e0 Talos pour ravitailler en hydrog\u00e8ne, parvient \u00e0 Mille Falcs le 007-1106. Apr\u00e8s avoir transmis leurs messages aux autorit\u00e9s, ils sont soign\u00e9s \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital militaire o\u00f9 ils re\u00e7oivent un co\u00fbteux (5000 Cr par patient) traitement au r\u00e9trorad. \u00c0 l&rsquo;issue de leur examen m\u00e9dical de contr\u00f4le le 023-1106, ils sont consid\u00e9r\u00e9s comme compl\u00e8tement gu\u00e9ris et peuvent enfin reprendre l&rsquo;espace, non sans avoir auparavant reconstitu\u00e9 leur stock d&rsquo;anarad (on n&rsquo;est jamais trop prudent&#8230;).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compte-rendu d&rsquo;une partie de Traveller. 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