{"id":28379,"date":"2018-09-10T22:57:47","date_gmt":"2018-09-10T21:57:47","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/?p=28379"},"modified":"2022-12-16T23:48:14","modified_gmt":"2022-12-16T22:48:14","slug":"retour-a-laelith-reves-partis-premiere-session","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/2018\/09\/10\/retour-a-laelith-reves-partis-premiere-session\/","title":{"rendered":"Retour \u00e0 Laelith : R\u00eaves partis (premi\u00e8re session)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Compte-rendu d&rsquo;une partie d&rsquo;AD&amp;D<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le MJ n&rsquo;ayant pas pris de notes, le compte-rendu ayant \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 plus de quinze jours apr\u00e8s la partie, et cette derni\u00e8re ayant mis en sc\u00e8ne de nombreuses interactions avec des PNJ, le r\u00e9sum\u00e9 sera plus condens\u00e9 que d&rsquo;habitude, et sans doute plus approximatif.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous sommes \u00e0 la fin du mois de Moisson Dor\u00e9e, Ann\u00e9e du Roi-Dieu 1015. Na\u00efd Jambara, acolyte d&rsquo;Ahto, et Eorl Thornen, trappeur demi-elfe, p\u00e8lerins originaires de lointaines contr\u00e9es, arriv\u00e9s \u00e0 Laelith il y a quelques semaines et r\u00e9sidant depuis rue sous le temple, \u00e0 l&rsquo;auberge de l&rsquo;\u00e9toile d&rsquo;argent (chez Volodar), ont r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 leur corps d\u00e9fendant que la vie dans la Cit\u00e9 Sainte est ch\u00e8re, surtout quand on est \u00e9tranger, en particulier \u00e0 cause des multiples taxes qui y ont cours. Ils ont donc plac\u00e9 une petite annonce au Comptoir de l&rsquo;aventure, esp\u00e9rant gr\u00e2ce \u00e0 elle trouver des emplois lucratifs.<br \/>\n\u00c0 leur auberge, ils sont contact\u00e9s par un homme se pr\u00e9sentant comme le serviteur et l&rsquo;homme de confiance du baron Beauplaisir Sangbleu de l&rsquo;Ormeau. Son ma\u00eetre cherche des personnes arm\u00e9es, en imposant physiquement et ayant une certaine prestance pour une petite t\u00e2che en ville. Ils acceptent de le rencontrer sur les quais, o\u00f9 il est affair\u00e9 \u00e0 superviser le chargement d&rsquo;une cargaison \u00e0 bord d&rsquo;un de ses navires, L&rsquo;Or du Roi-Dieu, et apr\u00e8s avoir fait une autre course dont il \u00e9tait charg\u00e9 (temps que les aventuriers mettent \u00e0 profit pour se renseigner un peu sur leur potentiel employeur et apprendre que la famille Sangbleu de l&rsquo;Ormeau est propri\u00e9taire de plusieurs navires marchands naviguant sur les lacs), leur interlocuteur revient les chercher et les emm\u00e8ne sur le port.<br \/>\nLe baron Sangbleu de l&rsquo;Ormeau, richement v\u00eatu (cape de velours bleu marine qui tombe jusqu&rsquo;au sol, pourpoint de soie rouge sombre brod\u00e9 d&rsquo;or, chapeau noir orn\u00e9 d&rsquo;une immense plume bleu ciel) et arborant une fine moustache blonde boucl\u00e9e, apr\u00e8s les avoir jaug\u00e9s du regard, d\u00e9clare qu&rsquo;ils feront parfaitement l&rsquo;affaire et les salue en retirant son couvre-chef d&rsquo;une main couverte de bagues. La mission qu&rsquo;il souhaite leur confier est simple : L&rsquo;Or du Roi-Dieu doit appareiller pour Tulor dans quatre heures, mais il manque encore \u00e0 l&rsquo;appel six coffres. Les aventuriers doivent aller les chercher au port ail\u00e9 (sur la Terrasse du Nuage) o\u00f9 ils doivent arriver incessamment de Lalitha (ville situ\u00e9e \u00e0 environ 80 km) par griffon, et les rapporter \u00e0 temps pour que le navire parte avec. En contrepartie, ils recevront la coquette somme de 500 rondes, contenue dans un petit coffre ferm\u00e9 \u00e0 cl\u00e9 (coffre qu&rsquo;il ouvre pour la leur montrer) et qui leur sera remise en \u00e9change de leur pr\u00e9cieux chargement par Russel FitzLeblanc, le capitaine de L&rsquo;Or du Roi-Dieu.<br \/>\nLes deux hommes acceptent la mission, et le baron leur remet la cl\u00e9 du coffre (apr\u00e8s l&rsquo;avoir referm\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La mission semble trop simple, et nos amis craignent quelque entourloupe : tentative(s) pour les d\u00e9lester de leur charge sur le chemin, par exemple. Ils partent d&rsquo;un bon pas vers le port ail\u00e9, franchissant l&rsquo;Inlam par le pont des P\u00eacheurs (et son march\u00e9 pittoresque) et faisant un l\u00e9ger crochet par le Grand March\u00e9 pour y recruter un porteur (ils font affaire avec Maram, un grand gaillard aux cheveux rassembl\u00e9s en une lourde tresse). Le trajet se d\u00e9roule sans encombre, et le garde-percepteur en faction au bureau administratif des entr\u00e9es a\u00e9riennes les autorise \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 la terrasse du port ail\u00e9, sur laquelle un griffon \u00e9tait justement en train de se poser. Donnant comme convenu \u00e0 son cavalier pour signe de reconnaissance un papier marqu\u00e9 de l&#8217;empreinte du sceau de la chevali\u00e8re du baron Sangbleu de l&rsquo;Ormeau, les aventuriers se voient confier en \u00e9change un sac de jute contenant six cylindres de c\u00e9ramique d&rsquo;environ 30 cm de long, pesant environ quatre kg chacun, ferm\u00e9s \u00e0 une extr\u00e9mit\u00e9 par une plaque de laiton portant une serrure. Interrog\u00e9 au sujet de leur contenu, le cavalier, Sire Eblis D&rsquo;Orso, leur r\u00e9pond sur un ton un peu agac\u00e9 qu&rsquo;il s&rsquo;agirait selon le baron de <em>\u00ab\u00a0quelque chose d&rsquo;\u00e0 la fois pr\u00e9cieux et triste, des r\u00e9sidus d&rsquo;anciens r\u00eaves bris\u00e9s\u00a0\u00bb<\/em> ; il ignore ce que cela signifie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant que les aventuriers chargent les cylindres dans la hotte de Maram, D&rsquo;Orso reprend l&rsquo;air sur son griffon. Au bas de l&rsquo;escalier du port ail\u00e9, nos amis sont surpris de constater que le garde-percepteur est devenu tatillon, alors qu&rsquo;il les avait initialement laiss\u00e9s passer sans difficult\u00e9 : mais c&rsquo;est que son r\u00f4le est de contr\u00f4ler les marchandises qui entrent et sortent de la ville, plus que l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la terrasse du b\u00e2timent. Apr\u00e8s quelques palabres, l&rsquo;importation des six cylindres s&rsquo;av\u00e9rant d\u00fbment enregistr\u00e9e, le planton les laisse repartir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur le chemin du retour, les aventuriers, encadrant Maram, sont sur le qui-vive et s&rsquo;attendent \u00e0 ce qu&rsquo;on tente de s&#8217;emparer des pr\u00e9cieux cylindres. Mais si les rues de la Cit\u00e9 sainte sont anim\u00e9es et parfois bond\u00e9es, seuls des \u00e9v\u00e8nements anecdotiques sont \u00e0 signaler.<br \/>\nLe trio est d&rsquo;abord pris \u00e0 partie par un ivrogne sortant d&rsquo;une taverne de la Terrasse de la Prosp\u00e9rit\u00e9, persuad\u00e9 de reconna\u00eetre en Eorl un de ses amis, malgr\u00e9 les d\u00e9n\u00e9gations appuy\u00e9es de l&rsquo;int\u00e9ress\u00e9. En acc\u00e9l\u00e9rant le pas, ils parviennent facilement \u00e0 \u00e9chapper \u00e0 l&rsquo;homme titubant.<br \/>\nUne charrette \u00e0 bras pleine de l\u00e9gumes se renversant en plein milieu d&rsquo;une \u00e9chelle en haut de la Chauss\u00e9e du Lac les contraint ensuite \u00e0 faire un d\u00e9tour pour \u00e9viter l&rsquo;attroupement qui s&rsquo;est form\u00e9. Ce faisant, nos amis remarquent qu&rsquo;un gar\u00e7on d&rsquo;une douzaine d&rsquo;ann\u00e9es a l&rsquo;air de les suivre. Pendant que Na\u00efd et Maram continuent en direction du port, Eorl parvient \u00e0 coincer le gamin \u00e0 l&rsquo;\u00e9tal d&rsquo;un mercier. Il s&rsquo;av\u00e8re qu&rsquo;il est fascin\u00e9 par les aventuriers, voulant en devenir un plus tard, et qu&rsquo;il les suivait en esp\u00e9rant apprendre de leur observation. Eorl parvient \u00e0 le persuader de cesser son man\u00e8ge, apr\u00e8s avoir accept\u00e9 que le gar\u00e7on, pr\u00e9nomm\u00e9 Bronner, les retrouve ce soir \u00e0 leur auberge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le trio parvient finalement sans encombre au quai o\u00f9 L&rsquo;Or du Roi-Dieu se pr\u00e9pare \u00e0 appareiller. En \u00e9change des six cylindres, le capitaine FitzLeblanc leur remet le coffre promis. Apr\u00e8s l&rsquo;avoir (discr\u00e8tement, pour ne pas attirer les convoitises) ouvert pour v\u00e9rifier qu&rsquo;il est toujours rempli d&rsquo;or, Na\u00efd le place pr\u00e9cieusement dans son sac. Eorl paie Maram et les deux aventuriers retournent \u00e0 leur auberge. Install\u00e9s dans la chambre de Na\u00efd, ils comptent leur toute nouvelle fortune (qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 508 rondes) avant de se la partager.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;apr\u00e8s-midi, Na\u00efd d\u00e9cide de se rendre au temple du Poisson d&rsquo;Argent pour y faire ses d\u00e9votions. Alors qu&rsquo;il est en pleine ferveur religieuse, il a la surprise d&rsquo;\u00eatre alpagu\u00e9 manu militari par les gardes du temple, et jet\u00e9 dans un cachot humide des sous-sols de l&rsquo;\u00e9difice : il aurait utilis\u00e9 de la fausse monnaie pour acheter des offrandes, crime d&rsquo;autant plus r\u00e9pugnant en ces lieux que monnaies et taxes en ville sont justement du domaine du Poisson d&rsquo;Argent ! Il subit un interrogatoire, au cours duquel il \u00e9vite soigneusement de mentionner son camarade Eorl.<br \/>\nCe dernier, ne voyant pas revenir l&rsquo;acolyte, commence \u00e0 s&rsquo;inqui\u00e9ter. Il a en outre la surprise de voir arriver Bronner, avec qui il discute un peu avant de le renvoyer avec pour instructions d&rsquo;aller s&rsquo;entra\u00eener \u00e0 la fronde, car un bon aventurier doit ma\u00eetriser une arme. Une fois le gamin cong\u00e9di\u00e9, le demi-elfe part en vadrouille dans le quartier pour tenter de retrouver son ami, mais en vain. Les deux camarades ne seront \u00e0 nouveau r\u00e9unis que le lendemain&#8230; apr\u00e8s que le trappeur ait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 par les gardes-percepteurs pour avoir tent\u00e9 de payer l&rsquo;aubergiste avec de la fausse monnaie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment dans les cachots du temple, Na\u00efd et Eorl sont amen\u00e9s dans le bureau de l&rsquo;argentier, celui des quatre assesseurs du Temple du Poisson d&rsquo;Argent en charge des finances et taxes. Surnomm\u00e9 <em>le Vautour<\/em> pour de vagues similitudes d&rsquo;apparence avec cet oiseau, Algernon Vulchling, il est redout\u00e9 des fraudeurs, et avoir directement affaire \u00e0 lui plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;un de ses subalternes n&rsquo;est pas bon signe pour nos deux amis.<br \/>\nLe Vautour m\u00e9rite effectivement bien son surnom. Il commence par rappeler aux aventuriers que ceux qui sont pris \u00e0 \u00e9couler de la fausse monnaie sont condamn\u00e9s pour plusieurs ann\u00e9es aux carri\u00e8res de basalte situ\u00e9es sous la Cit\u00e9 Sainte (les faux-monnayeurs ayant pour leur part droit \u00e0 la peine capitale) ; or les rondes re\u00e7ues en paiement de leurs services de la veille ne sont pas des pi\u00e8ces d&rsquo;or, mais des copies tr\u00e8s bien imit\u00e9es, en plomb recouvert de laiton : l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;une \u00e9quipe de faux-monnayeurs qui s\u00e9vit \u00e0 Laelith depuis quelques semaines (leurs d\u00e9buts co\u00efncident \u00e0 peu pr\u00e8s avec l&rsquo;arriv\u00e9e des deux camarades en ville). Toutefois, leurs explications (puisqu&rsquo;ils ont d\u00e9ball\u00e9 en toute sinc\u00e9rit\u00e9 leur histoire) laissent \u00e0 penser qu&rsquo;ils pourraient bien avoir \u00e9t\u00e9 victimes, et non complices, des faux-monnayeurs ; aussi leur propose t-il un choix : soit la condamnation aux carri\u00e8res, soit la coop\u00e9ration avec les autorit\u00e9s pour d\u00e9manteler le r\u00e9seau : ses agents sont manifestement rep\u00e9r\u00e9s par les malfaiteurs, et il esp\u00e8re que des individus comme nos amis \u00e9veilleront moins leurs soup\u00e7ons. Comme ils choisissent la deuxi\u00e8me solution, l&rsquo;argentier pr\u00e9cise \u00e0 ses deux interlocuteurs qu&rsquo;ils peuvent d\u00e9sormais se consid\u00e9rer comme faisant provisoirement partie de ses services. Il est convaincu que les faux-monnayeurs op\u00e8rent depuis le quartier de l&rsquo;\u00e9chelle des \u00e9tameurs, dans la Chauss\u00e9e du Lac, au bord de la rive nord de la Faille et un peu \u00e0 l&rsquo;ouest du pont des P\u00eacheurs : ses agents ont d\u00e9couvert que plusieurs fausses rondes y avaient \u00e9t\u00e9 mises en circulation. Il y a l\u00e0-bas une fonderie de laiton dirig\u00e9e par un nain, la fonderie Brassemain : ce pourrait \u00eatre un bon point de d\u00e9part pour enqu\u00eater. Il ajoute qu&rsquo;il est certain que la guilde des voleurs n&rsquo;est pas derri\u00e8re cette op\u00e9ration, certains de ses membres importants \u00e9tant furieux d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 dup\u00e9s et craignant que l&rsquo;afflux de fausse monnaie n&rsquo;ait des cons\u00e9quences n\u00e9fastes sur l&rsquo;\u00e9conomie de la Cit\u00e9 Sainte, et par cons\u00e9quent, sur leur propre activit\u00e9. Le Vautour leur explique comment reconna\u00eetre une fausse ronde d&rsquo;une vraie. Il leur indique qu&rsquo;ils devront faire leurs rapports \u00e0 leur aubergiste Volodar. Ils devront tenir secr\u00e8te leur affiliation \u00e0 ses services, et devront s&rsquo;abstenir de toute violence inutile. En cas de succ\u00e8s, ils seront bien entendu r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s. Il ajoute qu&rsquo;il pense qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas eu affaire au v\u00e9ritable baron Beauplaisir Sangbleu de l&rsquo;Ormeau, la description qu&rsquo;ils lui ont faite de leur interlocuteur ne lui ressemblant pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lib\u00e9r\u00e9s sous ces conditions, les deux aventuriers retournent \u00e0 leur auberge. Ils commencent leur enqu\u00eate en examinant le coffre dans lequel leur ont \u00e9t\u00e9 remises les fausses pi\u00e8ces, dont la serrure \u00e9tait en laiton. Le coffre lui-m\u00eame est de mauvaise qualit\u00e9 (son bois n&rsquo;est vraiment pas tr\u00e8s solide). Ils le cassent pour en examiner la serrure de plus pr\u00e8s, mais elle ne porte pas de signe distinctif qui aurait permis de remonter \u00e0 son fabricant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils se rendent ensuite sur le port et interrogent plusieurs dockers ayant particip\u00e9 au chargement de la cargaison de L&rsquo;Or du Roi-Dieu \u00e0 propos du baron Sangbleu de l&rsquo;Ormeau ; mais les travailleurs n&rsquo;ont pas particuli\u00e8rement fait attention aux personnes pr\u00e9sentes sur le quai pendant qu&rsquo;ils trimaient dur, et seul un certain Noiraud (qui doit son surnom \u00e0 sa peau si bronz\u00e9e qu&rsquo;on dirait presque celle d&rsquo;un Noir) se souvient un peu de lui ; mais la principale information qu&rsquo;il peut leur donner est que l&rsquo;homme portait une grande plume \u00e0 son chapeau.<br \/>\n\u00c0 la capitainerie du port, le pr\u00e9pos\u00e9 leur apprend, apr\u00e8s consultation de ses registres, que L&rsquo;Or du Roi-Dieu appartient \u00e0 son capitaine, Russel FitzLeblanc (et non au baron, contrairement \u00e0 ce que leur employeur de la veille leur avait affirm\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir rep\u00e9r\u00e9 les lieux (cl\u00f4tur\u00e9s et gard\u00e9s par plusieurs chiens), Na\u00efd se rend \u00e0 la fonderie Brassemain en pr\u00e9tendant avoir une grosse commande de laiton \u00e0 passer dans des d\u00e9lais tr\u00e8s courts. Le patron, un nain col\u00e9rique affair\u00e9 \u00e0 copieusement engueuler ses ouvriers (des gnomes), le re\u00e7oit dans son bureau lui explique que le d\u00e9lai demand\u00e9 n&rsquo;est pas tenable. Il veut bien prendre sa commande, mais refuse de la faire passer avant celles de ses clients r\u00e9guliers ; et lorsque l&rsquo;acolyte lui propose d&rsquo;aller lui-m\u00eame voir les clients en question pour n\u00e9gocier avec eux un changement de planning, le nain s&#8217;emporte, accusant son interlocuteur de chercher \u00e0 obtenir les noms de ses clients pour les lui piquer. Les documents visibles sur le bureau \u00e9tant tous \u00e9crits en kvathrin, langue naine que Na\u00efd ne sait pas lire, il semble qu&rsquo;il ne soit pas possible d&rsquo;obtenir d&rsquo;informations exploitables par cette approche, et le jeune homme prend cong\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les deux amis se relaient pour surveiller la fonderie depuis le pont des P\u00eacheurs. Eorl, rentr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;auberge pour souper, voit revenir le jeune Bronner, tout fier de ses exploits \u00e0 la fronde. Il retourne avec lui sur le pont des P\u00eacheurs pour retrouver Na\u00efd. \u00c0 la nuit tomb\u00e9e, les employ\u00e9s gnomes quittent la fonderie, et le nain, qui habite visiblement sur place, ferme le grillage de la cour et d\u00e9tache ses chiens. Na\u00efd reste \u00e0 observer pendant qu&rsquo;Eorl, avec Bronner dans les pattes, suit les gnomes qui remontent l&rsquo;\u00e9chelle des \u00e9tameurs jusqu&rsquo;\u00e0 la taverne Aux poutres basses, qui porte bien son nom. Elle est tenue par un hobbit pr\u00e9nomm\u00e9 Pedro et principalement fr\u00e9quent\u00e9e par des gnomes. Il parvient \u00e0 lier conversation avec les ouvriers de la fonderie (dont le chef naturel est un d\u00e9nomm\u00e9 Jio), qui viennent ici se d\u00e9lasser apr\u00e8s une dure journ\u00e9e de labeur avant de rentrer dormir dans un immeuble voisin de cinq \u00e9tages o\u00f9 ils logent. Il apprend entre autres choses : que la fonderie Brassemain produit les meilleurs laitons de tout Laelith, dont un qui ressemble beaucoup \u00e0 de l&rsquo;or tant qu&rsquo;on ne l&rsquo;examine pas de pr\u00e8s, et que les gnomes, en plus d&rsquo;\u00eatre employ\u00e9s par Brassemain, fabriquent \u00e9galement \u00e0 la fonderie mais pour leur propre compte divers objets en laiton. En raison de l&rsquo;heure tardive, il raccompagne Bronner tombant de sommeil chez lui, \u00e9chelle des marchands de vin, dans la Terrasse de la Prosp\u00e9rit\u00e9, o\u00f9 le gar\u00e7on rentre en grimpant \u00e0 une goutti\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant trois jours (dont un o\u00f9, d\u00e9courag\u00e9s par un d\u00e9but d&rsquo;enqu\u00eate plut\u00f4t st\u00e9rile, ils ne feront pas grand chose d&rsquo;autre qu&rsquo;observer la fonderie Brassemain depuis le pont des P\u00eacheurs), les aventuriers tournent autour de l&rsquo;\u00e9chelle des \u00e9tameurs sans trop savoir comment poursuivre leur enqu\u00eate. La magie divine de Na\u00efd lui ayant permis de v\u00e9rifier qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de fausses pi\u00e8ces chez Brassemain, ils d\u00e9cident d&rsquo;\u00e9carter l&rsquo;\u00e9tablissement de la liste des suspects : les faux-monnayeurs seraient plut\u00f4t \u00e0 chercher parmi ses clients. Mais rien ne dit qu&rsquo;ils ach\u00e8tent r\u00e9guli\u00e8rement du laiton ; peut-\u00eatre ont ils fait leur stock il y a plusieurs semaines lorsqu&rsquo;ils ont commenc\u00e9 leurs m\u00e9faits.<br \/>\nPendant qu&rsquo;ils observent la fonderie Brassemain depuis le pont des P\u00eacheurs, les aventuriers voient un homme arriver sur place avec une charrette \u00e0 bras, puis en repartir un peu plus tard, son engin visiblement charg\u00e9. Eorl se pr\u00e9cipite pour le suivre et voit qu&rsquo;il se rend dans l&rsquo;arri\u00e8re-boutique d&rsquo;une \u00e9choppe \u00e0 l&rsquo;enseigne des Brasiers de Bronze, situ\u00e9e plus haut dans l&rsquo;\u00e9chelle des \u00e9tameurs. Le demi-elfe entre dans le magasin : il s&rsquo;agit d&rsquo;un \u00e9tablissement vendant des accessoires pour chemin\u00e9es, en fer forg\u00e9, en laiton et en bronze. Il est accueilli par le fr\u00e8re jumeau de l&rsquo;homme qu&rsquo;il suivait et se fait passer pour un client potentiel pr\u00e9voyant d&rsquo;\u00e9quiper les chemin\u00e9es de son logement, mais ressort sans rien acheter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par l&rsquo;interm\u00e9diaire de Volodar \u00e0 qui il fait son rapport, le demi-elfe obtient qu&rsquo;on lui confie une fausse ronde. Flanqu\u00e9 de l&rsquo;ind\u00e9crottable Bronner, il retourne un soir Aux poutres basses et, pr\u00e9textant qu&rsquo;on vient de la lui refiler et se lamentant sur la malhonn\u00eatet\u00e9 de ses concitoyens, il parvient \u00e0 la faire examiner par les ouvriers de la fonderie, qui, tout en le dissuadant fermement de devenir \u00e0 son tour malhonn\u00eate, lui confirment que le laiton utilis\u00e9 vient bien de chez Brassemain. Dans la discussion, il obtient \u00e9galement le nom d&rsquo;un \u00e9tablissement utilisateur de ce fameux laiton ressemblant \u00e0 l&rsquo;or : les Bronz\u00e9s (qui, contrairement \u00e0 ce que croit tout d&rsquo;abord Na\u00efd, n&rsquo;est pas un terme raciste pour d\u00e9signer un groupe ethnique, mais le nom d&rsquo;une \u00e9choppe dans l&rsquo;\u00e9chelle des \u00e9tameurs). Il est toutefois manifeste dans les propos des gnomes qu&rsquo;ils n&rsquo;aiment pas les Bronz\u00e9s car il s&rsquo;agit d&rsquo;un concurrent direct de leur activit\u00e9 de fabrication de petits objets en laiton. L&rsquo;\u00e9tablissement \u00e9tant bien entendu ferm\u00e9 \u00e0 cette heure tardive, les aventuriers d\u00e9cident d&rsquo;y faire un tour le lendemain matin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsque les deux compagnons s&rsquo;engagent dans l&rsquo;\u00e9chelle famili\u00e8re, ils sont frapp\u00e9s par le manque d&rsquo;activit\u00e9 inhabituel qui y r\u00e8gne. En dehors d&rsquo;eux, il n&rsquo;y a dans la rue, un peu plus loin devant, que deux femmes qui remontent en discutant du march\u00e9 du pont des P\u00eacheurs avec leurs paniers. Alors qu&rsquo;elles arrivent devant l&rsquo;entr\u00e9e de la ruelle qui passe derri\u00e8re la cour de la fonderie Brassemain, elles sont brusquement happ\u00e9es par deux hommes v\u00eatus de noir, qui les entra\u00eenent dans la venelle. Nos amis ne les voient plus, mais il est manifeste aux cris qu&rsquo;elles poussent et aux bruits qui les accompagnent que ces louches individus sont anim\u00e9s de mauvaises intentions \u00e0 leur \u00e9gard.<br \/>\nD\u00e9passant un tourteau \u00e9chapp\u00e9 d&rsquo;un des paniers tomb\u00e9s sur les pav\u00e9s et qui s&rsquo;est vaillamment mis en marche vers le bas de l&rsquo;\u00e9chelle, Eorl et Na\u00efd (ce dernier avec plus de circonspection) s&rsquo;avancent jusqu&rsquo;\u00e0 l&#8217;embranchement. Voyant les deux femmes se faire violenter, l&rsquo;acolyte s&rsquo;exclame <em>\u00ab\u00a0Mis\u00e9rable ! L\u00e2chez cette jeune fille !\u00a0\u00bb<\/em> et son camarade, brandissant son \u00e9p\u00e9e, se rue sur les malandrins (qui semblent n&rsquo;avoir que des dagues \u00e0 la ceinture). Bien que ces derniers se r\u00e9v\u00e8lent plus coriaces que ce \u00e0 quoi il s&rsquo;attendait, il parvient \u00e0 les blesser tous les deux, tandis que les deux femmes se r\u00e9fugient plus loin dans la ruelle. Mais Na\u00efd, rest\u00e9 en arri\u00e8re, voit des groupes d&rsquo;individus patibulaires arriver des deux directions de l&rsquo;\u00e9chelle, et, comprenant qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une embuscade, il se r\u00e9fugie dans l&rsquo;\u00e9choppe d&rsquo;un bourrelier, o\u00f9 le rejoint rapidement son comparse. Retranch\u00e9s dans la boutique, ils parviennent \u00e0 contenir l&rsquo;assaut des voyous, qui se replient non sans les avoir pr\u00e9venus que <em>\u00ab\u00a0Ici c&rsquo;est chez nous !\u00a0\u00bb<\/em>, <em>\u00ab\u00a0Z&rsquo;avez rien \u00e0 foutre ici !\u00a0\u00bb<\/em> et <em>\u00ab\u00a0Foutez le camp de notre terrain !\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une fois le calme revenu, les aventuriers, apr\u00e8s avoir constat\u00e9 que les deux femmes \u00ab\u00a0attaqu\u00e9es\u00a0\u00bb par les malfrats n&rsquo;\u00e9taient plus l\u00e0 et que le tourteau continuait sa lente marche vers l&rsquo;Inlam, se rendent aux Bronz\u00e9s, une \u00e9choppe dont la propri\u00e9taire fabrique des statuettes et divers autres objets en bronze (d&rsquo;o\u00f9 le nom de son \u00e9tablissement) et en laiton. Tandis qu&rsquo;Eorl joue encore une fois le client potentiel ne sachant pas vraiment ce qu&rsquo;il veut acheter (puis lance la discussion sur le sujet de la fausse monnaie qui circule en ville, la sculptrice lui confirmant qu&rsquo;elle a bien entendu parler de faux-monnayeurs et que plusieurs commer\u00e7ants de sa connaissance se sont fait refiler de fausses pi\u00e8ces), Na\u00efd, rest\u00e9 planqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, invoque la magie de son dieu pour d\u00e9tecter d&rsquo;\u00e9ventuelles rondes contrefaites : mais il n&rsquo;y a dans la boutique que celle se trouvant dans la poche de son camarade, qui finit par prendre cong\u00e9 sans rien acheter. Les deux comp\u00e8res redescendent l&rsquo;\u00e9chelle vers la fonderie Brassemain&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>(\u00e0 suivre)<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Ce billet \u00e9tant l&rsquo;objet de tentatives de spams r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, je ferme les commentaires. Vous pouvez le commenter dans le <a href=\"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/2018\/11\/07\/retour-a-laelith-reves-partis-deuxieme-session\/\">compte-rendu de sa suite<\/a>.<br \/>\n<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compte-rendu d&rsquo;une partie d&rsquo;AD&amp;D Le MJ n&rsquo;ayant pas pris de notes, le compte-rendu ayant \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 plus de quinze jours apr\u00e8s la partie, et cette derni\u00e8re ayant mis en sc\u00e8ne de nombreuses interactions avec des PNJ, le r\u00e9sum\u00e9 sera plus &hellip; <a href=\"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/2018\/09\/10\/retour-a-laelith-reves-partis-premiere-session\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[82,472,276,1939],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28379"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=28379"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28379\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":29102,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28379\/revisions\/29102"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=28379"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=28379"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.bl0rg.net\/imaginos\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=28379"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}