Kro
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Trop belle pour le Nobel de Nicolas Witkowski
Dragon de Marie Desplechin
The L Word
Produits de beauté Ahava
Trop belle pour le Nobel de Nicolas Witkowski
Le livre commence par Rosalind Franklin, qui travaillait en cristallographie sur l’ADN. Elle propose lors d’une conférence, plusieurs formes possibles pour l’ADN car elle est prudente mais sa forme préférée et celle qu’elle conservera, c’est la double hélice. Sur ce, Watson et Crick publient un article décrivant l’ADN en double hélice. Ils reconnaissent avoir été stimulés par des résultats non publiés mais ne citent pas Franklin.
Rosalind Franklin meurt en 1958, elle n’est donc plus Ă©ligible. En 1962, Watson et Crick rĂ©cupère le Nobel pour la double hĂ©lice.
Ce n’est qu’une des multiples histoires racontĂ©es dans ce livre. On apprend Ă©galement que Sophie Germain au XIX, se lie avec un Leblanc dont elle subtilise les cours Ă Polytechnique et fait les problèmes Ă sa place. Elle n’a pas le droit de s’y inscrire. Le professeur, Joseph Louis de Lagrange dĂ©couvre la supercherie et devient son mentor. En 1815, Sophie rĂ©sout la «question des surfaces Ă©lastiques»: lorsqu’on frotte un archet contre le bord d’une plaque de mĂ©tal saupoudrĂ©e de sable, les grains se disposent selon des motifs gĂ©omĂ©triques. On «visualise» les vibrations sonores. L’explication mathĂ©matique du phĂ©nomène constitue un problème si redoutable que NapolĂ©on l’a mis au concours de l’AcadĂ©mie, un kilo d’or Ă la clĂ©. Sophie gagne le gros lot, mais n’ira pas retirer son prix, estimant que ses collègues masculins l’ont trop tenue Ă l’Ă©cart.
Parmi mes prĂ©fĂ©rĂ©es, il y a aussi Emmy Noether. Allemande et juive comme Einstein, mais nettement plus fĂ©minine, elle se voit refuser l’accès Ă la fameuse universitĂ© de Göttingen. C’est en vain que David Hilbert, le mathĂ©maticien le plus respectĂ© de l’Ă©poque essaiera d’obtenir qu’elle puisse y soutenir une thèse et enseigner. Il eu ce mot cĂ©lèbre : il n’y a aucune raison d’interdire les femmes, l’universitĂ© n’est pas un Ă©tablissement de bains. Aujourd’hui, Emmy Noether est considĂ©rĂ©e par les spĂ©cialistes comme l’une des fondatrices de l’algèbre moderne. On lui doit aussi un thĂ©orème qui relie les lois de conservation de grandeurs comme l’Ă©nergie Ă des symĂ©tries fondamentales de l’espace comme celle entre le haut et le bas. Commentaire d’Einstein: «Je suis très impressionnĂ© qu’il soit possible de comprendre ces choses d’un point de vue aussi gĂ©nĂ©ral.»
Quant Ă Marie Curie, il a fallu que Pierre insiste beaucoup pour qu’elle ait droit Ă sa part du Nobel (avec aussi Henri Becquerel). Le jury a cru bon d’ajouter en remettant le Nobel Ă Marie : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut qu’il ait une aide qui lui soit assortie.»
Ce livre a déplu à beaucoup de mes collègues mathématiciennes, elles trouvaient qu’il manquait de fond ou de sérieux. Je peux le comprendre. Mais moi qui suis bien moins mathématicienne, j’ai apprécié cette suite d’anecdotes sur des scientifiques célèbres et moins célèbres (on ne s’attendait pas à croiser dans ce livre Charlotte Corday, par exemple). Certes, il fait un peu fourre-tout et à force de prendre un ton plaisant, parfois, on se perd un peu entre la plaisanterie et l’histoire. Ça reste un livre agréable, très bien documenté, vite lu et qui s’adresse plutôt à ceux et celles qui s’intéressent à la culture scientifique plutôt qu’aux spécialistes.
Dragon de Marie Desplechin
C’est l’histoire de 3 couples, tous un peu bizarres, qui vont passer quelques jours ensemble dans une île sauvage de Bretagne. La réalité se délite, chacun fait fasse à ses angoisses et cherchent à réveiller le Dragon qui dort en lui depuis si longtemps.
J’avais bien aimé d’autres ouvrages de Marie Desplechin : Sans moi, ou Trop sensible. C’est pourquoi j’ai acheté celui-ci. Il m’est tombé des mains à la moitié, et je peux vous dire que j’ai des trajets en métro très longs, j’ai même pas réussir à lire sur le trajet.
The L Word, deuxième saison

Shane, ma prĂ©fĂ©rĂ©e…
Comme prévue, maintenant que la sauce a pris, que la saison a eu du succès, le scénario peut se lâcher. Drag King, infidélité, traumatisme dans l’enfance, la deuxième saison est moins aseptisée, et de beaucoup. Certes, les filles sont toujours aussi jolies et toujours habillée avec style, élégance et recherche. Mais la profondeur du scénario y gagne, c’est bien plus intéressant et prenant. Dans le dernier épisode, pour tout vous dire, je buvais du petit lait, les héroïnes se déclarent féministes, on assiste à un festival de femmes avec un discours féministe anti-Bush, c’est une merveille.
Décidément, L Word est une série très réussie, en espérant que la 3e saison soit d’aussi bonne qualité.
Produits de beauté Ahava

On peut ramener des choses diverses, d’Israël… de la pâtisserie orientale, de la galette à la fleur d’oranger mais aussi des produits de beauté Ahava. (On dit même plutôt Spa, maintenant, quand on est à la mode).
Directement produit autour de la mer morte, les produits Ahava sont indiscutablement très agréables à utiliser, sentent bon, laissent la peau douce, enfin, le top, quoi. Honnêtement, il me rappelle un peu les produits Spa de Blue lagoon en Islande. Il y a gros à parier que les substances sont similaires… quoiqu’il en soit, c’est un plaisir.