La question n’est pas de faire des listes de parler « québécois ». Quand Fred Vargas fait ça à travers la moitié de son polar « Sous des vents de Neptune », ça m’énerve. Oui, le français du Québec a dérivé par rapport au français de France… Comme le français de Genève a dérivé, alors que les pays ont quand même une frontière commune. Parfois, je trouve que la curiosité des français pour les termes québecois a un relent néocoloniale.
Néanmoins, pour se comprendre, il faut se rabattre sur le français « classique » de part et d’autre et éviter de parler trop vite. Et puis, faut être honnête, parfois, on ne se comprend pas. Le temps que l’oreille s’habitue. Des expressions sont communes, comme « tirer le diable par la queue » ou « cordon bleu », d’autres termes ont vu leur sens dériver. La retouche de vêtements se dit altération de vêtements et le petit déjeuner « déjeuner » simplement.
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