Les trains allemands sont propres, ponctuels et jamais en grève

Et moi je suis la Princesse de Menue Monnaie.

Train régional crado entre Wolfburg et BraunschweigDepuis que j’écume les lignes de la Deutsche Bahn en large et en travers, les trains ne m’ont pas paru significativement moins en retard qu’en France. Aujourd’hui, mon train pour Wolfenbüttel a “etwa” 5 minutes de retard. En vrai plutôt 15.

Quant aux grèves, j’entends très régulièrement des annonces de cessation du travail et autres grèves tournantes depuis un bon mois. De tout cœur avec vous camarades cheminots, la “crise-de-2008-on-a-filé-tout-le-blé-aux-banques-sans-contrepartie-figure-toi” nous l’a bien rappelé : on a encore une sacrée marge avant de frôler l’indécence. Nous.

La photo témoigne du degré d’hygiène qu’on peut éventuellement se coltiner dans un train régional. Mais pour être tout à fait honnête, les chemins de fer allemands ont aujourd’hui une circonstance atténuante pour cette porcherie : en descendant du train à Braunschweig pour ma correspondance, je tombe sur une quinzaine de flics sur le quai. En bas des marches, encore une grappe de flics. Sur chaque quai la même chose, 15 en haut, 4 ou 5 en bas. Dans la gare, des flics partout. J’ai un peu de temps, je sors de la gare. A droite, une trentaine de camions de flics. Juste derrière, une bonne centaine de flics, peut-être plus, encerclent des gens rassemblés sur un parking, plusieurs centaines, certains assis par terre, qui semblent attendre. Un car arrive et déverse encore cinquante personnes. Sans-papiers traqués ? Manif réprimée ? Bon sang mais qu’est-ce ? Je demande à des gens qui sont là comme moi à regarder. C’est Rostock, me dit la dame.

J’ai merveilleusement choisi mon jour et mon heure pour avoir une correspondance à Braunschweig. Fin de match de foot. Ne pas mettre par écrit les noms dont je me suis traitée. Soudain un troupeau d’une trentaine de flics se détache du reste et repart en petites foulées cadencées vers la gare. Ce qui, entre autres réflexions de tous ordres, me rappelle qu’il est déjà l’heure pour moi aussi de retourner dans la gare, trop bien, de grimper dans un train bondé de supporters en jaune (Braunschweig), de trépigner pour que ce (ne pas mettre par écrit les noms dont j’ai traité ce train) train démarre enfin et nous emporte loin de cette gare blindée de supporters en bleu (Rostock donc) agglutinés sur le quai en face et plus ou moins encadrés par des rangées de flics.

Dans l’expo “Allemagne pour débutants“, la lettre F présentait le Fußball comme un élément très important de la vie des Allemands. Ganz ganz wichtig. Je n’avais pas lu très attentivement ce bout-là. Je viens de me taper le cours de rattrapage. Ne pas mettre par écrit les noms dont j’ai traité ce sport.

This entry was posted in immer wi(e)der and tagged , , , , , . Bookmark the permalink.

4 Responses to Les trains allemands sont propres, ponctuels et jamais en grève

  1. Pingback: Vingt-sept heures de la vie d’une extraterrestre | Transfo

  2. Oursino says:

    Ben en fait c’est pareil qu’en France. Si ce n’est soit un peu moins de flics ou alors un peu plus de temps en temps (hélicoptère…), et des trains un peu plus propres vers chez nous (pour Paris je sais plus).

  3. Pingback: Girls wanted ! | Transfo

  4. leirn says:

    En vivant à porter de Suisse, j’ai découvert une différence trrrrrrès importante : les français font grève, pas les Suisses. Les Suisse boycottent. Rien à voir. Sûr. Radicalement autre chose.

Leave a Reply