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Habemus papam de Nanni Moretti avec lui-même et Michel Piccoli

Comment font les femmes ? de Douglas Parker avec Sarah Jessica Parker et Pierce Brosnan

Crazy stupid love par John Requa avec Steve Carell, Ryan Gosling et Julianne Moore

 

 

 

Habemus papam de Nanni Moretti avec lui-même et Michel Piccoli

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A la mort du pape, le conclave se réunit pour élire son successeur. Il y a des hésitations, certains sont favoris, les journalistes se perdent en spéculation… Plusieurs tours sont nécessaires, certains cardinaux tentent de copier sur leur voisin, d’autres raturent plusieurs fois… Finalement, un cardinal qu’on attendait pas est désigné. Lui non plus ne s’y attendait pas. Tous les cardinaux se réjouissent, le prient d’accepter la charge… ce qu’il fait. Et au moment de paraître sur le balcon, il craque et s’enfuit dans ses appartements.
Stupeur place du Vatican. Qui a été élu ? Pourquoi ne se montre-t-il pas ?
Consternation chez les cardinaux. Le nouveau pape fait une dépression. Que faire ? D’autant plus que tant que le pape ne s’est pas montré, les cardinaux sont tenus au secret : personne ne peut sortir du Vatican.
Le Porte-parole du Vatican prend alors les choses en main. Il a l’idée de faire venir un psychanalyste (bien que le concept d’inconscient soit incompatible avec celui de l’âme, n’est-ce pas, lui rappelle-t-on à son arrivée). Mais le psychanalyste n’a pas la tâche aisée. Parler de sexe ? allons. Fantasme ? tsss. euh… des rêves ? ça dépend lesquels. De sa maman ? Ce n’est peut être pas indiqué…

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et pendant ce temps, le pape ne va pas mieux et refuse de paraître sur le balcon.

Un thème tout à fait étonnant, traité d’une façon plutôt légère. C’est un peu une fable du Vatican raconté par un athée. Les cardinaux sont tous sympathiques, prévenants, attentionnés, parfois naïfs. Le pape est complètement perdu. Le psychanalyste est obsédé par son ex femme, elle-même obsédée par la carence affective.
C’est un film à la fois lent et introspectif, et à la fois facétieux et inattendu. Ca en vaut la peine.

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Mais comment fait-elle pour y arriver ? C’est ce que Kate entend 12 fois par jour, avec une certaine dose de soupçon de la part de ceux et celles posent la question. Comment fait-elle pour articuler un job d’analyste financière très prenant et une famille de deux enfants ?
D’un côté, il y a un collègue de boulot qui ne manque pas de rappeler au patron qu’il ne faut pas trop en demander à Kate, parce que ce n’est pas facile avec ses deux jeunes enfants, alors que lui, est tout à fait libre. Certes, il a lui-même 4 enfant, mais comme il le dit : sur les 4, ya des jumeaux, ça compte pour un.
De l’autre côté, il y a les mamonstres, les mamans professionnelles qui passent leur journée à la salle de sport, font des gâteaux maisons, sont déléguées de parents, animatrices de goûter et surtout teeeeellement heureusement de se consacrer à leur famille.
Kate a une copine mère célibataire qui travaille aussi. Ca la détend de parler avec elle.

Heureusement, Kate n’est pas seule à gérer. Son mari est assez présent, d’autant qu’il a monté une boite de design depuis chez lui qui a du mal à décoller. En tout cas, lui, ne culpabilise pas du tout à l’idée d’apporter à l’école une tarte achetée chez le marchand. En revanche, il ne se rend pas compte que si la maison tourne, c’est parce que Kate a un agenda sans aucune place pour le hasard, avec chaque élément planifié, depuis « emmener les gamins chez l’orthophoniste » à  « rappeler le bureau de New York ». Il se moque un peu d’elle parce qu’elle fait des listes. Pas besoin de se prendre autant la tête, ce qui n’est pas fait aujourd’hui sera fait demain. C’est la course permanente pour Kate, mais ça tourne, elle résiste même aux allusions de sa belle-mère sur le fait qu’elle n’est pas souvent à la maison.

Tout se gâte au moment où son mari décroche enfin un gros contrat… c’est le moment pile où elle même décroche un gros marché. Alors, pendant 2 mois, leur vie explose.

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sur cette photo, on voit Kate avec sa collaboratrice, toute l’empathie du robot mais aussi toute son efficacité.

J’étais dubitative. Et finalement, c’est pas mal du tout. Je craignais la fin gnangnan, vue mille fois : elle comprend que sa vie, c’est sa famille alors, elle choisit un boulot plus adapté pour ne pas passer à côté de ses enfants et ça la rend heureuse. Eh bien pas du tout. D’une part, elle ne va pas remiser sa vie professionnelle, d’autre part, elle aura un mari soutenant qui va assurer. Avec humour, on voit le sexisme d’entreprise où une femme, même excellente professionnellement reste suspecte de ne pouvoir vraiment s’engager… avec une société qui demande un dévouement corps et âme, de manière abusive que ce soit pour un homme ou pour une femme.

Les commentaires de la copine célibataire, de sa collaboratrice hyper performante, du collègue macho faux-cul ou des mamonstres (tiens, ça m’a rappelé Rueil Malmaison…) sont délicieux.

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Cal et sa femme dine au restaurant. Ils choisissent le dessert. C’est alors que Cal dit : je voudrais une crème brûlée et que sa femme dit : je voudrais divorcer. Dans la foulée, elle lui annonce qu’elle l’a trompé avec un collègue de bureau.
Cal va alors passer ses soirées dans un bar, à boire et à lancer des imprécations contre l’amant de sa femme. C’est alors que Jacob, qui repart tous les soirs avec une fille différente, décide de prendre le sex appeal de Cal en main… et ya du boulot. Pendant ses cours de drague, la vie continue. Son fils est amoureux de sa baby sitter qui est amoureuse de Cal.

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On se dit qu’on va voir une gentille comédie romantique américaine. C’est gentil et américain, mais en plus, c’est vraiment très drôle. Des situations classiques, certes, mais aussi des revirements inattendus et totalement improbables, amenant des situations absurdes. Par exemple, Cal tente de reséduire sa femme alors qu’ils attendent dans le couloir de la réunion parents / prof. Quand la prof de français sort… Cal s’aperçoit qu’il s’agit de la première fille qu’il a levé dans le bar sur les conseil de Jacob et qu’il a omis de rappeler. Tous les acteurs ont l’air de bien s’amuser, une mention spéciale au jeune qui joue le fils de Cal, très bien en amoureux de 13 ans.

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