Kro

Bonjour aux multiples nouveaux et nouvelles que j’ai inscrits sur cette liste. Je peux vous dire également que nous sommes 45 abonné-e-s individuel-les (certains comptant double comme mon papa et ma maman) plus une liste de diffusions. Je rappelle que je vais vous spammer régulièrement et que vous pouvez dire que vous en avez ras le bol à tout moment pour que je vous désinscrive. Vous dévouvrirez aussi que j’ai quelques manies, comme repasser devant la télé. Mais là non, parce que je suis en vacances à la mer. Et puis, tant que j’y suis, je vais re-souhaiter un bon anniversaire à ma soeur (qu’elle a passé sur l’Île de Skye, la rate !)

Voilà bonne lecture.

Carter et le Diable de Glen David Gold

Petit traité de toutes les vérités de l’existence de Fred Vargas

Dr Jekyll et Mister Hyde de Stevenson

Les femmes et la potitique : du droit de vote à la parité

Terminator III : le soulèvement des machines

Poires au chèvre et au miel

Chronique de mariage

Valérian : L’ORPHELIN DES ASTRES

Mazzilli et Reesse

Livres :

Carter et le Diable de Glen David Gold
Ce livre se passe aux Etats Unis, au début du siècle, dans le monde de la magie et du spectacle, tels que Houdini ou Robert-Houdin. Carter est un grand magicien (pas genre Harry Potter, hein, comme on m’a dit déjà), genre David Coperfield. Un soir, il a le Président des Etats-Unis Harding dans la salle et le fait participer à sa demande à un numéro. 1/2 heure plus tard, le Président est mort. A-t-il été tué ? Pourquoi demandait-il à tout le monde : que feriez-vous si vous déteniez un secret qui révolutionnerait l’Humanité ?

Ce bouquin ne m’a pas emballé, mais je ne peux pas vous dire pourquoi. Il est correctement écrit, les personnages sont bien étudiés et tout à fait crédibles, l’histoire est loin d’être niaise… Ca doit être le monde de la magie et de l’illusionisme qui ne me passionne pas. Il est tout à fait évident que l’auteur sait de quoi il parle et s’est bcp documenté sur la question. Moi, ca ne me fascine pas. Donc à conseiller sans aucune hésitation à tous les fans de magie, à tous ceux qui rêvent de s’évader d’une caisse avec des menottes aux poignées, aux nostalgiques de Houdini.

Ensuite, je me suis fait une collection de livres pas chers chez Librio :

Petit traité de toutes les vérités de l’existence de Fred Vargas
C’est un essai. Dans tous les sens du terme. Disons, elle a essayé de faire un truc amusant. A mon avis, elle n’a pas tellement réussi. C’est plutôt difficile de vous expliquer de quoi ca parle. Je pense que la seule solution pour vous le faire comprendre, c’est de vous en donner un extrait :

« […] Et j’aime mieux vous dire tout de suite qu’il s’agit d’un traité définitif. Avant lui des broutilles, des tentatives maladroites, des égarements fâcheux, et c’est la planète tout entière qui continue de vagabonder de paniques en fourvoiements. Or nous sommes tout de même en 2001, et il serait grand temps de faire quelque chose. On n’a que trop tardé. Que depuis trente mille ans on recule pour mieux sauter, soit, je veux bien l’admettre. Mais un jour advient où trop, c’est trop, et où il est impérieux de saisir le taureau par les cornes. Par cette métaphore j’ai nommé la Vie, et ses mystères. Ses lots de questions insolubles et notre démarche chancelante faite de millions de bourdes inlassablement répétées. Alors qu’il est si simple, avec un petit traité tout bonnement efficace, de diriger valeureusement nos pas. Alors qu’il est si facile, en quelques cent feuillets, d’apporter un soulagement à nos errances. » Et c’est ça, à travers tout le bouquin, d’un seul tenant, ca se répète, ca s’enroule et se dévide sans séparation de chapitre. Ca essouffle, comme me disait une copine qui le lisait aussi. Et donc, à mon avis, c’est raté. Ca aurait pu être drole, d’ailleurs, j’ai souri parfois. Mais tout de même. Ca m’a ennuyé.

Dr Jekyll et Mister Hyde de Stevenson
C’est très intéressant de lire les « classiques » dont l’histoire est super connue par ses adaptation cinématographique en particulier. C’est le cas de Dracula et de Frankenstein aussi. Et donc, Jekyll et Hyde : Alors, d’une part, c’est très bien. Du moins, si on aime ces histoires de gentlemen anglais quiquagénaires victoriens, responsables et sérieux, d’une excellente moralité et souvent célibataires, d’ailleurs. Hyde commet des atrocités tellement énormes qu’on a peine à les narrer (d’ailleurs, on les narre pas ou presque, si ce n’est la fois où il frappe une petite fille, ce qui en dit long sur l’hyprocrisie des moeurs de
l’époque: on ne peut dire les choses horribles, à croire que la bonne société n’en cotoie jamais.). Sur son visage contrefait, on y lit la malice, tellement il est certain qu’un homme mauvais a sans aucun doute le mal peint sur son visage. A le contempler, on est saisi d’une frayeur atroce qui glace jusqu’aux os, sans qu’on puisse expliquer pourquoi. Car un homme de bien, au contact d’autant de méchanceté ne peut que frémir au plus profond de lui. Les hommes bons et respectables respirent la bonté et la respectabilité comme il se doit. Ils ne font que des choses élevés, nobles, avec mesure, bonté et compassion. Pour que Jekyll deviennent Hyde, il fallait donc nécessairement que la drogue modifie son apparence physique pour qu’on y croit. En outre, pourquoi Jekyll a-t-il succombé aux sirènes de Hyde ? Parce que, comme tout un chacun, il avait envie de certaines faiblesses (qui ne seront jamais citées) qui conviennent mal à un homme de son statut. Ces faiblesses n’étaient que des fredaines (c’est quand même un homme bien né), mais il avait de telles aspirations de grandeur et de droiture que ces faiblesses lui étaient inadmissibles, mais pourtant, inévitables. Sa seule solution étaient de faire commetre ces méfaits par son double maléfique en secret (Hyde -> Hide
: cacher)
C’est très intéressant à lire, ca fait pas tellement vieillot dans la façon dont c’est écrit et en même temps, ca donne une vision des moeurs de l’Angleterre victorienne. Je vous le conseille (surtout que c’est en collection pas chère).

Et toujours chez Librio :
Les femmes et la potitique : du droit de vote à la parité, compilation d’articles du Monde par Clarisse Fabre, émaillée de dessin de Catherine Beaunez. Vous tous et vous toutes qui vous intéressez à la politique (et en particulier chez les Verts, mmmhm ?…), il vous faut lire de livre. Quant à vous tous et vous toutes qui, comme moi, ne vous intéressez pas spécialement à la politique, ce livre est pour vous, dans le sens où il vous fait un très bref tour d’horizon sur les femmes en politique. Quelques articles « historiques », quelques textes d’analyses retrospectives (mais brefs, puisque ce sont des articles de presse) et quelques portraits de femmes politiques. On notera en particulier un portrait intéressant de femmes du FN, de Roselyne Bachelot où on se dit que vraiment, la mettre à l’écologie, c’était de la connerie en tube, autant la mettre ministre des relations extraterrestres, tant qu’à faire. Encore une femme compétente qu’on a mis n’importe où de « par important ». De Michèle Alliot Marie et de Catherine Boutin. Un très bon article de Gisèle Halimi dont je ne résiste pas à vous livrer quelques extraits : Entendu à l’Assemblée nationale : « Un quota, est-ce digne de vous, Mesdames ? Ne faut-il pas changer d’abord les moeurs politiques ? » « Ce à quoi elle répond : « Pour atteindre le changement, deviennent nécessaire les mesures légales d’autorité. Bourguiba a-t-il attendu l’évolution des mentalités islamiques pour […] abolir la polygamie, supprimer la répudiation, instaurer le divorce, populariser la contraception et permettre l’avortement gratuit ? Les mentalités d’abord, la loi ensuite ? Essayez donc de convaincre les syndicats de cette douce stratégie ! Et dites aux ouvriers que la convention collectives reste un objectif violement futuriste (pour les patrons). » Ou encore : « Pourquoi pas un quota pour les noirs, les juifs et les handicapés ? » « Tout simplement et surtout parce que les femmes ne sont pas une catégorie mais toutes les catégories à la fois : les femmes sont une majorité de citoyens – les citoyennes – dotés d’un statut minoritaire. » Et enfin, face à l’argument : mais où trouver des femmes pour faire de la politique ? Elle le rapproche de l’argument néocolonialiste : « Nous donnerions bien l’indépendance aux colonies si les indigènes étaient capables de l’assumer ».

Film :
Terminator III : le soulèvement des machines avec Arnold Schwarzenegger, la terreur des typographes (en remarque préliminaire et sans vouloir faire dans le puritanisme républicain, est-ce vraiment raisonnable de voir un futur gouverneur de Californie (républican de surcroit) se balader les fesses à l’air dans un film avec des robots ?). Bref. Cet opus de Terminator est composite, on va dire : dans ce qu’il a de « classique pour un film de Terminator », il est vraiment banalement classique. Pour ce qu’il a d’original, il est réussi. La sempiternelle grosse poursuite en voiture / camion / moto / camion de pompier / dépanneuse et pardonnez moi si j’en oublie, du début donne l’impression d’avoir été vu 1000 fois. Le nouveau modèle de Terminator (qui est une fille, j’y reviendrai) est super ultimate plus balaise que Schwarzie, le vieux modèle, mais malgré toutes les baffes qu’il se prend il s’en sort, la méchante devenant soudain moins efficace dès qu’elle se bat avec les héros. Un peu d’humour, mais pas tellement. La conjugaison du verbe « revenir » à toutes les personnes : « je reviendrai, elle reviendra, nous reviendrons… » Un scénario plutôt sympa, une fin étonnante alors qu’on se disait qu’on la voyait venir de loin. Une Terminator qui ne perd pas son temps à « charmer » ses victimes parce qu’elle est jouée par un top modèle. Elle est surpuissante, donc, elle met des baffes, point. Donc globalement, le scénar est pas mal, mais malheureusement, je me suis ennuyée.

Divers :

Poires au chèvre et au miel
Les poires sont pochées dans un sirop avec du jus de poire et du miel. Elles sont remplies d’un mélange olives noires hachées et chèvres frais. Et bien c’est très bon. Si. Et si vous venez chez nous et que vous n’avez rien contre le sucré salé, David vous en fait.

Chronique de mariage : j’entamme ici une série de chroniques de mariage qui va contenir 2 éléments. Sachant que les belligérants du premier mariage ne sont pas abonnés aux Chro, alors que ceux du deuxième si… (héhé) Tout à commencer à l’Abbatiale de St Maixant l’Ecole où nous pouvions nous recueillir ou nous unir d’intention. Bonne nouvelle, je ne prends pas feu en entrant dans une église (je tiens à rassurer les futurs mariés). Un prêtre plutôt facétieux qui mène les photographes à la baguette et il a bien raison. Manquerait plus qu’on en trouve un à cheval sur l’autel. Un prêtre qui chante juste, c’est pas mal non plus. Ensuite : nous noterons certains passages religieux : « Quand on demanda à Jesus : peut-on répudier sa femme ? Il a répondu : ce que Dieu a uni, l’homme ne peut le défaire ». Et pas : non, c’est mal, pauvre type. Ok, c’est Jesus, pour son époque, c’était déjà pas mal progressiste. On va même dire : Jesus était limite féministe? Mais il s’est bien passé 2000 ans depuis. Prendre ce passage en exemple aujourd’hui, c’est quand même d’un gout discutable. D’autant plus que le terme « homme » n’était absolument pas à prendre dans un sens universel dans cette phrase. Puis, nous avons les devoirs de chacun : la femme sera une bonne mère et sa tendresse sera la joie de sa maison. L’homme remplira ses devoirs paternels. Tiens, vous avez vu ? Cet espèce de sorte de déséquilibre ? D’ailleurs, si les futurs mariés abonnés à cette liste pouvaient m’envoyer les références du texte dont on avait parlé issu leur fascicule du mariage réussi, j’en aurai un usage. Ensuite, on a jeté de la monnaie du pape sur les mariés en sortant de l’église. C’était une idée sympa. Puis, vin d’honneur et repas de mariage. C’est alors le suspens dit du plan de table, on a du bol ou pas. Ben, là, c’était pas. On nous avait vendu la présence d’un informaticien parisien. D’une part, il était de Melun. D’autre part, quand je l’ai entendu parlé de son appareil photo numérique, je me suis dit que s’il était informaticien, j’étais copte. Ensuite, il nous a pourri la table. Vous voyez, le mec qui vous demande d’où on vient pour vous parlez d’où il vient. Qui vous demande où vous allez en vacances pour vous parlez des siennes. Heureusement, qu’il ne nous a pas demandé ce qu’on faisait dans la vie. Encore que si je lui avais répondu, ca aurait pu être drole un moment. Mais je suis pas très joueuse avec les frimeurs. Ensuite, pendant le repas, y’a des jeux. Pourquoi faut-il que les jeux soient grivois pour être drôles ? On s’est barré avant la jarretière : vous savez, ce truc où on donne des sous aux mariés pour que la mariée montre ses jambes. On a qu’à lui demander de faire un strip-tease sur la table, au moins, les convives en auraient pour leur argent. Quelle sale habitude, quand même, de payer pour déshabiller les femmes, y compris le jour de leur mariage. et je vous conseille d’écouter la chanson des Elles sur le mariage :

Un banc pour les noces de Sylvie
Oh lala qu’est qu’on peut s’marrer
Eh regare Tonton Amédé
Il se tap’rait bien la mariée
Oh alors lui c’es un sacré
Toujours l’premier à picoler
Et à sortir des cochonn’ries

Quelle belle liste de mariage
Un Autocuiseur, un aspirateur
Un fer à vapeur
Et pour c’qu’est du batifolage
Des draps en nylon et des films cochons
C’est Tonton Amédée qui les a achetés

Lance un cotillon à Sylvie
Elle a pas l’air de s’amuser
Oh elle l’a pris en plein dans l’nez
C’est dingue ça la fait pas marrer
Faudrait la forcer à danser
On n’est pas tout les jours mariée
Ah chouette v’là la danse du tapis

C’est l’heure d’la jarr’tière à Sylvie
Eh, c’est trop bas faut la r’monter
C’est le moment d’en profiter
Oh ça y est c’est l’oncle Amédée
Pas l’temps d’jouer c’est déjà gagné
Il s’gène pas pour la tripoter
Ben qu’est-ce qu’elle a, elle chiale Sylvie

BD : Valérian : L’ORPHELIN DES ASTRES
Ben, y’a plus rien, dans cette BD.
Des décors fantasistes. Et puis, du très conventionel.
Dans celui là, on retrouve la énième histoire du gamin insupportable qu’on doit protéger alors qu’il gonfle tout le monde. 2 ou 3 trucs marrants (un equivalent de l’étudiant livreur de Pizza par exemple). Mais, vraiment, y’a plus de scénarios : Valérian, le héros un peu bêta mais courageux, doué et sympa. Laureline : sexy, maligne et pragmatique. Des extra terrestres loufogues, des Shingouz qui dealent de la monnaie très dévaluée zorblub la rouge contre des roubles non convertibles de l’ancienne Russie… Bref, tout ca, vous l’avez en delayé. Imaginez que vous preniez 1 cl de sirop et que vous le verser dans une citerne. Vous sentireriez encore le gout ?

Supplément enfant pour les vacances :
Disque : Mazzilli et Reesse
Alors, c’est 2 (grands) gamins, Dédé et Léon qui chantent à la première personne les aventures quotidiennes qui arrivent aux enfants. « Assis devant mon assiette Je fais la tête. Dedans, c’est des haricots Mous, verts et bêtes. Ah si je pouvais changer les haricots en frites… »

ou encore :
« Bobo, on a tous des bobos, des petits et des gros, on est plein de bobo »

ou :
« Quand il veut jouer aux légos, je prends les légos.
Quand il veut jouer aux autos, je prends les autos.
– Ca m’ennerve, ça m’ennerve !
– J’aime trop quand ça l’ennerve. »

Et aussi :
« Avec une baguette magique, on s’habillerai d’un seul coup
Les habits posés par terre s’mettraient sur nous »

Pour ceux et celles qui s’attachent à faire écouter à leur enfant des chansons non stéréotypées en terme de role de sexe, je signale que si les 2 « enfants » qui chantent son des petits garçons (puisque les chanteurs sont des grands garçons), les termes collectifs sont neutres : « Moi, je sais parler, je suis un humain » « La ville est pleine de filles et de garçons » Je lui octroie donc volontiers le macaron « Sexism free », que l’Education Nationale n’apose toujours pas aux manuels scolaires et pourtant, en science et en langue, y’aurait de quoi faire.

Voilà pour cette chro de mi-vacances et à bientôt

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