kro à la mer

La véritable histoire du petit chaperon rouge

Les aventures du capitaine Alatriste : L’homme au pourpoint jaune d’Arturo Perez Reverte

L’affaire du voile par Petillon

Charlie Hebdo, spécial caricatures

La véritable histoire du petit chaperon rouge, film d’animation fait par un outsider (pas Pixar, pas Dreamworks, en somme)

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Partons de l’idée de la totalité de ce film a du coûté le prix du générique de Shrek et voyons ce que ça donne…
Bon, on connaît l’histoire du chaperon rouge : comme la résument les flics, arrivés à temps sur les lieux : bris de clôture, effraction, séquestration de grand-mère et tentative de dévoration.
Seulement voilà, Flipper, la grenouille détective veut entendre les différentes versions : celle de Rouge, du Loup, de la Grand-mère et du Bucheron. Parce que l’affaire est plus grave qu’il n’y parait : le voleur de recettes de cookies sévit depuis des semaines : la police piétine et seule mère-grand est encore capable de faire des cookies, que Rouge livre à travers la forêt.

Après un démarrage peut-être un peu poussif, c’est très drôle et plein d’absurde. La comme ça, ça faisait pas forcément envie, mais des membres de ma famille qu’il ait plus ou moins de 9 ans, sont allés voir ce film 2 fois avec plaisir. En effet, on y trouve toute sorte d’allusion, en particulier des clins d’œil aux films d’espionnage avec Génie du mal, gros muscles et sports extrêmes…

Les aventures du capitaine Alatriste : L’homme au pourpoint jaune d’Arturo Perez Reverte

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Et on repart pour les folles aventures de cape et d’épée, dans l’Espagne d’Isabelle la Catholique. De retour de la guerre des Flandres, Diego Alatriste retrouve Madrid et la tenancière d’auberge et compagne La Lebrijana. Mais voilà qu’il plait à la plus belle et plus célèbre actrice qui lui accorde pour rien les faveurs qu’elle fait payer à d’autres. Mais les Autres en question sont bien plus puissants que le Capitaine.
Quant à Inigo, il a grandit, a pris de l’assurance en Flandres… mais est toujours près à fondre sous le regard de la belle Angelica, ui recherche à la fois son amour et sa perte…

Bref, les fans ne seront pas déçus par cet épisode, plein de rebondissements, comme toujours, qui nous emmène à la cours et dans les coulisses du théâtre.

L’affaire du voile par Petillon

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Petillon n’est pas seulement le génial auteur du Baron Noir (avec Gos), mais aussi l’auteur des aventures de Jack Palmer. « Les disparus d’Apostrophe » (sorti il y a peut-être bien 20 ans) m’amuse toujours. C’est là qu’on rencontre un écrivain qui a eu la révélation derrière un pilier de Notre-Dame, quand une voiture d’auto-école lui est rentrée dedans. Depuis, il tente de diffuser un nouveau code de la route à destination des croyants.
Par exemple : Que faire quand Dieu m’apparaît ?
1. je clignote
2. je me range sur le côté
3. je prie

Bref, je dis ça pour vous donner le ton de l’absurde.
Dans l’affaire du voile, Jack Palmer, détective privé de bonne volonté mais incapable, est chargée par une dentiste de retrouver sa fille qui a fugué (le père chirurgien dont elle est séparée est trop occupé). Il s’avère que la jeune fille s’est convertie à l’Islam, a pris le voile et se déclare pour la lapidation des femmes adultères.
C’est une histoire extrêmement rusée : il y en a pour tout le monde, sans complaisance et sans méchanceté.
J’ai apprécié la caricature de Tarik Ramadan, qui propose un moratoire pour discuter de la question compliqué de la lapidation, tout en rassurant des touristes japonaises à jupettes et appareils photos : il ne cherche pas à voiler les jeunes japonaises.
L’enguelade entre l’Iman tolérant et l’Iman intégriste pour la possession de la Mosquée vaut le détour aussi, avec au milieu, 2 médiateurs du gouvernement totalement dans la panade…
On jette un coup d’œil sur la situation aux Urgences à St Denis (ça change le père chirurgien de son hôpital de luxe…),
Quant à la mère, elle est totalement désarçonné de se retrouver en pleine communauté musulmane et donne du « Mon Iman » comme elle dirait « Mon père ».
Deux scènes que j’ai trouvées très juste et en même temps très drôle :
Le père de la jeune fille qui tambourine à la porte de l’école coranique : « ya personne qui ne m’empêchera de voir ma fille ! » et la mère à côté qui ajoute : « ya personne qui ne t’obligera à la voir non plus… »
L’autre scène se passe à table, chez l’Iman tolérant : famille plutôt sympa, ouverte, avec 2 grands enfants. Le fils qui trouve pas de boulot avec son bac + 4 parce qu’il s’appelle Rachid, et sa sœur, plus jeune.
La mère dit à sa fille : « toi, si tu porte le voile, je pleure » et son frère lui dit : « toi, gare à toi si tu portes le string ! »

Et sans résoudre le problème, il y a une vraie interrogation sur la liberté à porter le voile. La manif pro-voile par exemple, avec des jeunes filles encadrées par des gros barbus ne fait pas très envie…

Bref, c’est une BD vraiment maligne, particulièrement en cette époque de caricatures.

Et d’ailleurs :
Charlie Hebdo, spécial caricatures
Comme dit Larcenet sur son blog (voir ci-dessous) : C’est la première fois que j’achète Charlie pour être sérieux.
Les caricatures de Charlie sont bien plus drôles que celles des Danois, et comme dit Charlie : « heureusement qu’elles sont mauvaises, ces caricatures, sinon, il y en aurait eu pour les défendre au nom de l’esthétisme. Là, c’est clair, c’est la liberté d’expression. »
Dans les plus drôles, il y a la couverture où Mahomet dit : « c’est dur d’être aimé par des cons ». J’ai bien aimé aussi des barbus qui s’agitent en brandissant des caricatures de Mahomet sous-titrées : « caricatures de musulman ».
Et puis, comme c’est Charlie et qu’on y aime le n’importe quoi : « Dans la communauté musulmane, Ségolène Royal arrive loin devant Ségolène Poulet, Ségolène Merguez et Ségolène boulettes. »

Et donc

Le blog de Larcenet

et aussi :

Une machine de Turing en lego

Et pour les fans d’Animal Crossing :
La malédiction de la tulipe rouge

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