Kro

Faut que je vous dise… Je me suis coupée les cheveux. Courts. Cette fois, c’est vrai. Je peux à peine les attacher, et encore pas tous. C’est vous dire si c’est vrai. Va falloir que je m’habitue. Parce que quand je vais comme ça avec mes mains ben, après, ya plus de cheveux et ça fait bizarre. Et puis, quand je fais ça pour les dégager, et bien, ils sont déjà dégagés. Je dirais que ça fait bien 15 ans que j’ai pas eu les cheveux aussi courts. Toute une aventure.

The Coldfire trilogy: Black Sun Rising, C.S. Friedman

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Sur les conseils insistants d’un ami qui est allé jusqu’à me prêter ses livres, j’ai attaqué le premier tome de cette série de fantasy “classique”. Pour être précise, c’est classique dans la forme de l’histoire, plutôt que dans le contexte.
La planète Erna a été colonisée il y a quelques millénaires par un vaisseaux venant de la terre. A son bord, des colons endormis, partis pour ne jamais revenir. Ils ont finalement trouvé Erna, une planète assez différente de la terre. Elle baigne dans une sorte de champ d’énergie qui s’appelle Fae que l’on pourrait comparer à un “champ magique“. Ce champ a une influence sur l’évolution des espèces car il est modifié par les croyances des créatures intelligentes et en particulier des humains. Ce que les humains croient vrais devient vrais… les démons, sortent des croyances et prennent vie. La foi devient puissante si on s’y met à beaucoup. Plus prosaïquement, des créatures quadrupèdes peuvent devenir des chevaux similaires aux chevaux terrestres, si on y travaille bien.

Dans ce contexte, le Révérence Vryce, un aventurier magicien est envoyé en émissaire de son église loin de chez lui dans une ville dans laquelle l’activité ”fae“ est bien plus forte que chez lui. Là, il flirt aimablement avec une Adepte, une femme qui est née avec le pouvoir d’interagir directement avec le fae et qui voit les champs de fae constamment, sans avoir besoin ”jeter des sorts“. Ce flirt se transforme à son insu en une histoire d’amour… Il s’en rend compte au moment où le magasin de l’adepte explose. Elle a été attaquée par des créatures qui ont volé ses souvenirs et jusqu’à son pouvoir. Vryce jure de les poursuivre pour les tuer. Pour mener cette quête, il va devoir s’allier avec Gerald Tarrant, le Chasseur, humain autre fois mais qui s’est dédié au fae de la nuit pour devenir une sorte de vampire, assoiffé à la fois du sang et de la terreur de ses victimes.

Le contexte est original : la ”magie” créé grâce au champ de fae garde une explication plus scientifique que mystique, même si les effets produits ressemblent davantage à de la divination. Pour autant, ces descendants de colons n’ont pas oublié la terre et la science de la terre, une planète où les lois de la science sont immuables et ne sont pas influencées par les croyances, même si cette idée leur semble difficile à concevoir. Sur Erna, il est dangereux d’utiliser une arme à feu, car la peur que peut ressentir la personne qui l’utilise peut provoquer l’explosion de l’arme.

Ce qui est plus classique, ce sont les personnages et la trame de l’histoire : des courageux clerc combattant/érudit/jeune fille en détresse/magicien qui partent à l’aventure dans une contrée inconnue, un méchant du côté des gentils, très classe, super puissant, digne hériter de la lignée des vampires dandy. La jeune fille en détresse est courageuse mais quand même a souvent très très peur. L’histoire, c’est quand même un peu : porte / monstre / porte / monstre / sauver la princesse / sauver le monde. En somme, je me suis quand même souvent ennuyée… y’en a 600 pages et si ce n’était la personnalité de Gerald Tarrant et l’originalité du contexte, je me serais lassée, n’étant pas du tout fan de fantasy épique. Mais quand même, les éléments de l’histoire ne manque pas d’originalité… Là, j’hésite… vais-je ou non attaqué le tome 2 ?
En tout cas, c’est à conseillé aux fans de fantasy épique et de vampire.

La photo de Marie Despléchin

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C’est une photo improbable car elle réunit des gens qui n’auraient normalement pas eu de chance de se rencontrer. Elle a été faite à la demande express de Serena, une photographe d’art à mode, alors qu’elle se baladait avec un de ses ex amants, ex rock star en Normandie, à côté de chez un ami qui était aussi avec des amis… chacun va commenter la photo, y compris l’homme caché derrière la haie qui regarde tout de monde. Chacun va dévoiler un bout de sa vie en la commentant.
C’est un exercice sympathique que nous propose Marie Despléchin, six personnes, six textes courts, une grosse nouvelle illustrée par des peintures qui pourraient être des morceaux de la photo.

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