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Et maintenant, on va où ? de Nadine Labaki avec elle-même, Leyla Fouad et Claude Msawbaa

Palimpseste de Charles Stross

 

 

 

 

Et maintenant, on va où ? de Nadine Labaki avec elle-même, Leyla Fouad et Claude Msawbaa

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Pendant la guerre civile au Liban, un petit village vit quasiment coupé du monde, depuis que le pont s’est effondré. Seuls 2 ados en mobylette passent de temps à autre pour vendre et acheter au village à côté.
Cet isolement les protège de la guerre entre communauté. Car dans ce village, chrétiens et musulmans vivent en bonne entente. Sauf il n’en faut pas beaucoup pour que ça se gâte. D’ailleurs, le cimetière est rempli de frères, de fils et de mari des femmes du village.
Ce village est rempli de personnages attachants. Le maire, qui n’a pas beaucoup d’autorité, mais aime avoir l’air d’organiser les choses, son épouse qui fait penser à Bonnemine, Afaf qui a une sorte de bon à rien de fils qu’elle tente de faire marcher droit avec un certain franc parler, Amal qui amoureuse d’un bel ouvrier qui travaille dans son bar et qui est aussi amoureux d’elle… sauf qu’il est chrétien.

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Malgré tous les efforts de ces femmes, conjugués à ceux de l’imam et du prêtre, les hommes s’empoignent au moindre prétexte. On sent qu’on est assis sur une poudrière, d’autant plus que les hommes ont des armes cachées dans le village.
Pour occuper leur esprit avec autre chose, les femmes décident d’inviter une troupe (un peu minable) de danseuses russes.

Nadine Labaki, qui joue le rôle d’Amal, est visiblement une jeune cinéaste libanaise douée.

C’est un film drôle et dramatique à la fois, malin, naïf mais de manière assumée, avec de chouettes portraits de femmes chrétiennes ou musulmans, des dialogues plein de verve et un scénario plein d’idées. Leirnette et moi avons bien aimé. Ca change, et ça met de bonne humeur. Et les actrices sont formidables.

Palimpseste de Charles Stross

Pierce est recrutée par la Stase, une sorte de patrouille du temps qui se donne la charge à veiller à ce que l’espèce humaine ne s’éteigne pas. Régulièrement, la stase intervient pour réensemencer la Terre afin de relancer une civilisation. Les agents de la Stase ont des pouvoirs quasi divin. Ils peuvent bondir d’une époque à l’autre, ne vieillissent pas, réécrivent l’histoire au besoin et créent alors un palimpseste, un morceau d’histoire réécrit. En échange, un dévouement complet à la Stase, un respect absolu, quasi féodale, pour les anciens, un détachement des matérialité parfois cruel. Pierce est ainsi une jeune recrue. En faisant son chemin parmi les échelons de la Stase, il va s’apercevoir de quelques bugs dans la trame du temps le concernant. Quel est leur sens ?

Charles Stross joue avec les paradoxes temporelles avec une virtuosité compliquée qui lui permet de faire tenir l’ensemble debout. Il a eu le Prix Hugo « roman court » pour ce texte. C’est sympa à lire. Rapide aussi, puisque c’est court. Parfois un peu compliqué pour rien, même si indéniablement, la trame de toute l’histoire a été pensé du début à la fin pour rester cohérente, même quand le temps boucle sur lui-même.

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