Kro du bato : la météo
Quand on fait du bato, a fortiori à voile, la météo, c’est important. Et surtout, une météo fiable.
Bien sûr, les sites et points de renseignements sur la météo ne manquent pas. A la capitainerie, là où vous passez obligatoirement pour obtenir le code de douche et payer votre emplacement au ponton visiteur, on vous donne des feuilles avec la météo, de jolies cartes avec les vents, la houle et les précipitations pour tout de suite et juste après.
C’est là qu’on se rend compte que depuis la plage, on est bien plus tolérant côté prévisions. Par exemple, si on vous dit : vent faible de nord est, ça peut ressembler à s’y méprendre à un vent faible de nord ouest pour quelqu’un qui a juste envie d’aller manger une crêpe en terrasse puis d’aller se balader à vélo. Alors que si vous êtes dans un bateau et que vous voulez aller au nord ouest, ça vous rend la vie plutôt différente.
Et quand il n’y a plus de vent, on dit qu’il y a pétole. Ca arrive classiquement entre midi et 15h. Dans ces cas-là , il n’y a rien à faire. On exploite le peu de vent qu’on trouve et on fait du tourisme.
Ici : les vilains immeubles des Sables d’Olonnes qu’on ne voit pas depuis la plage, puisqu’on les a dans le dos.

Là , la Maison Bleue où on loge quand on est pas sur l’eau.

Et là , le château de l’Ile d’Yeu, l’île nous masquant le vent qui venait de la terre :

On peut aussi passer le temps en mettant les pieds dans l’eau à 15°.

(Ne vous trompez pas sur le sens de cette image. Ce n’est pas parce qu’elle a une corde autour de la taille qu’on a l’intention d’aller à la pêche au gros).
Enfin, on peut apprendre aux moussailonnes à barrer, même si elles sont plus petites que la barre.

Puis le vent revient. Le bateau cesse de rouler pour se mettre plutôt à tanguer…

La météo, ça peut vouloir dire ça aussi :

Dans ce cas, les vaillants navigateurs finissent mouillés, ce qui est beaucoup moins amusant.
Quittons nous plutôt sur cette magnifique photo qui sera probablement utilisée à la prochaine présidentielle :

Bellule en mer…
3 août 2008 at 7:51
J’aime bien tes relations (et même la relation qui sera présidente un jour, hop hop) circonstanciées.
Ca me rappelle mes beeeuuuaaaahhh enfantins et adolescents, puis les soirées de papotage-souvenirs-photos de mes remps suites aux croisières (mais carrément plus plus loin et en territoire non francophone).
Et je me dis: c’est *bien* que y’ait des gens qui aiment être sur l’eau.
C’est bien aussi que ça soit pas moi, j’aurais du mal à gérer
4 août 2008 at 1:38
Superbe kro magnifiquement illustrée, notamment la dernière photo que je verrais bien affichée dans mon (futur) bureau voire même sur le trombinoscope de la crèche - mais là , je m’enthousiasme peut-etre un peu…;)
Bon, je ne joindrais les coordonnées de mon blog que lorsque j’aurais à mon tour chroniqué tout ça - ce qui n’est pas pour demain.
4 août 2008 at 1:50
Méfie toi, tes futures collègues risquent de voter pour toi…
7 août 2008 at 7:43
clair que la dernière photo, le regard tourné vers l’avenir, les cheveux au vent fait soit fin de film avec l’héroïne partant vers son destin, soit campagne présidentielle, au choix de ce qui parle le plus à chacun.
cela me fait bien envie tout cela!
7 août 2008 at 9:02
Ah, oui, en fait, j’ai oublié de parler de l’attaque par le monstre marin…
c’est pour cela que l’héroïne, qui a vaincu la bête aux tantacules part ensuite vers son destin…
8 août 2008 at 1:03
je trouve la photo du gros temps superbe.
sinon vous êtes passé pas loin de noirmoutier?
9 août 2008 at 5:33
On serait bien monté jusque Noirmoutier (faire halte au port de l’Herbaudière, par exemple…) mais malheureusement, nous n’avions pas assez de temps ou pas assez de vent.
On avait le peu de vent qui soufflait globalement dans le nez chaque fois qu’on faisait route au nord.