Kro film

Seul sur Mars de Ridley Scott avec surtout Matt Damon et un peu Jessica Chastain, Sean Bean

Sicario de Denis Villeneuve avec Benicio del Toro, Emily Blunt et Josh Brolin

L’homme irrationnel de Woody Allen avec Joaquin Phoenix et Emma Stone

305329.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx-2015-11-8-11-47.jpgSeul sur Mars de Ridley Scott avec surtout Matt Damon et un peu Jessica Chastain, Sean Bean

L’équipe de la mission Ares ramasse des échantillons sur Mars quand une très importante tempête les oblige à se replier. Mais dans la fuite, Mark Wattney est blessé par un bout d’antenne qui le percute et troue sa combinaison.

Convaincus de sa mort, et dans l’impossibilité de voir quoique ce soit dans la tempête, l’équipe quitte Mars.

Mais il n’est pas mort. Sur terre, les observateurs se rendent compte que le module de sol fait des va et vient. Quant à Wattneu, seul sur Mars, il s’organise pour tenir le plus longtemps possible, en attendant la prochaine expédition.

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Ce n’est pas tout à fait un reportage de colonisation martienne. Pour cela, lire Mars la rouge de Kim S. Robinson et les suites (Mars la Beue, Mars, la verte, les suites sont chiantes, mais vous saurez coloniser Mars).

Si on admet 2 – 3 incohérences scientifiques, le film est plutôt bien fait, mettant les scientifiques en valeur, sans les transformer en super-héros.

C’est un botaniste qui survie sur mars, parce que l’enjeu, c’est de pouvoir avoir suffisamment de vivres pour tenir.

Il faut aussi trouver des astuces pour communiquer, pour organiser le sauvetage… Bref, c’est un film malin (quoique tirant en longueur sur le sauvetage en lui-même). Un mélange de science, de bricolage, de performance, avec des équipes d’une mixité (sexe, origine…) qu’on aimerait voir plus souvent.

Après avoir été déçue par plusieurs films de Riddley Scott, j’en vois enfin un qui vaut vraiment la peine.

Même si la 3D n’est pas (jamais) indispensable, les vues de Mars en 3D sont très réussies.

261485.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx-2015-11-8-11-47.jpgSicario de Denis Villeneuve avec Benicio del Toro, Emily Blunt et Josh Brolin

La zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique est devenue un territoire de non-droit, les cartels se font la guerre et massacrent à tout va, homme, femmes, enfants. Kate, agente de terrain du FBI, y est enrôlée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par un agent du gouvernement dans la lutte contre le trafic de drogues. Elle aimerait enfin mener des actions qui feraient la différence, plutôt que de mini interventions très risquées qui finalement ne changent rien.
Menée par un consultant mystérieux, l’équipe se lance dans un périple clandestin : on ne lui dit rien, ou le moins possible, on la balade, elle se demande à quel jeu on joue.

 

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Sicario est vraiment un film qui change… peut être parce qu’il est réalisé par un canadien. Les péripéties n’arrivent pas là où elles sont attendues, le rythme n’est pas celui auquel on est habitué. Seul sur Mars est un bon film, mais sa réalisation et son scénario ne vont ni déranger ni surprendre. Ce qui n’est pas le cas de Sicario et ça fait du bien.

 

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Le scénario parait bizarre au début : mais pourquoi l’équipe de choc s’y prend ainsi ? c’est idiot ! puis les choses prennent sens… et justement pas dans le sens prévu… avec des personnages dont on se dit qu’ils sont parfois à la limite de l’équilibre mental. Benicio del Toro est époustouflant.

 

066511.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx-2015-11-8-11-47.jpgL’homme irrationnel de Woody Allen avec Joaquin Phoenix et Emma Stone

Abe Lucas est professeur de philosophie. Il arrive dans une université précédé par sa légende : philosophe brillant, homme engagé politiquement, n’hésitant pas à aller sur le terrain humanitaire, séducteur. Concrètement, c’est une presque épave qui arrive : sentimentalement intéressé par rien, alcoolique, désabusé et suicidaire.
Il va néanmoins fasciner une de ses étudiantes, mais aussi une de ses collègues qui s’ennuie dans son mariage.

Pendant une période, j’avais arrêté Woody Allen : le misanthrope cynique désabusée pas séduisant à qui les femmes ont fait du mal, que le monde ne comprend pas mais qui tellement fascinant qu’il peut coucher avec des nanas de 15, 20 30 ans de moins… j’en avais ras le bol.
Bref, des alter ego de Woody Allen sous toutes leurs formes.
Dans Manhattan, c’était rafraichissant, ensuite c’est devenu gonflant.

Dernièrement, il était passé à autre chose. Vicky Cristina Barcelona, Minuit à Paris, Blue Jasmin… c’était pas mal. Mais là, on y retourne à fond.
C’est un cours de philo à ciel ouvert, avec le film qui fait une démonstration de l’absurdité de principes philosophiques appliqués à l’humain, faible et égoïste. Le côté « démo » est éventuellement amusant. Mais le personnage du crypto séducteur torturé, je supporte plus.

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