Kro de nouvel an et la suite

Etant donné comment les voeux de bonne année ont mal marché l’an dernier… et si on ajoute le décès de David Bowie… forcément, on ose plus rien rien dire.

Alors, je vous souhaite une bonne santé.

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Film : The big short de Adam McKay avec Christian Bale, Steve Carell, Brad Pitt, Christian Bale
Série : Penny dreadfull de John Logan avec Eva Green, Josh Hartnett
Musique : Blackstar de David Bowie

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The big short de Adam McKay avec Christian Bale, Steve Carell, Brad Pitt, Christian Bale

Résumé officiel :

Wall Street. 2005. Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des medias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle ! Michael Burry, Steve Eisman, Greg Lippmann et Ben Hockett : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont parier contre les banques … et tenter de rafler la mise !

Eh bien, moi, je n’ai pas du tout vu ce film là. Et je dirais même : ça, c’est la bande annonce et le résumé racoleur, conçu pour attiré le public. Avec ça, on met quelques beaux gosses, une bande annonce avec des vannes… et on fait croire au public qu’il s’agit d’une comédie sur la crise des subprimes avec des super escrocs qui escroquent les grosses vilaines banques. Et bien, ce n’est pas ça.

D’une part, le film explique d’une manière aussi imagée, didactique et plaisante que possible, au fur et à mesure, ce que c’est, ces fameuses subprimes, ces prêts toxiques, ces CDO, etc.

Il explique aussi comment on en est arrivé là.

Sur la bande des « personnages visionnaires », il y a surtout un mathématicien financier, un peu Asperger (joué par Christian Bale, vraiment très bien), incapable de mentir ou de faire de l’ironie, qui comprend ce qui est en train de se passe. Et qui en tire les conséquences en investissant contre les banques. Ensuite, il y a un trader aussi puant qu’on peut se le représenter qui va passer les ordres d’investissement du mathématicien, comprendre ce qu’il fait et tenter d’en profiter, puis d’autres personnes encore qui d’une façon ou d’une autre, vont avoir vent des travaux du mathématicien, les prendre au sérieux et jouer contre les banques pour des raisons variées mais quand même essentiellement pour s’enrichir, évidemment.

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Et ce n’est pas spoiler la fin que de vous dire que ça finit mal : oui, les héros du film s’enrichissent, c’est bien pour ça que ça finit mal. Là où une « comédie normale » vous aurait dit : c’est bien fait pour les banques et ça leur sert de leçons, la fin ressemble plus à un reportage de Michael Moore : le gouvernement savait et s’en moquait, la presse financière ne faisait pas son travail, les agences de notation couvraient les banques, les vendeurs de prêt étaient sans scrupule, les banques qui les envoyaient encore plus.

Les banques savaient qu’il y aurait des contribuables pour éponger l’effondrement. Elles pouvaient aller dans le mur sans sourciller. Et maintenant, elles ont repris où elles en étaient…

C’est un film un peu long. Les gamins de 10 ans qui étaient dans la salle avec nous n’ont probablement rien compris à l’histoire…

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Penny dreadfull de John Logan avec Eva Green, Josh Hartnett

Les Penny Dreadfull étaient des pulps du fantastique. C’est à dire des romans pas chers (1 penny) de style grand guignol. La série Penny Dreadfull se passe à Londres au XIXe, le Londres de Jack l’éventreur. Dans cette ville très bien reconstituée et filmée, un père, ancien explorateur de l’Afrique, cherche à retrouver sa fille, mordue par un vampire, mais peut être pas encore perdue. Il est aidé par une femme qui était amie avec sa fille mais lutte en permanence avec un démon qui semble vouloir prendre possession d’elle. Ils s’entourent également d’alliés étonnants dans leur combat contre les forces obscures.

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Dans cette série, tous les éléments de la littérature fantastique se retrouvent à Londres : Dorian Grey, Le Dr Frankenstein et sa créature, Buffalo Bill, et bien sûr les vampires (et d’autres encore, mais je ne veux pas vous gâcher la surprise). On se retrouve plonger dans cette atmosphère fantastique, avec séances de spiritisme, égyptologues excentriques, morale victorienne étriquée mais aussi filles de joie et de tuberculose.

Autant voir réuni dans ce même film tous ces éléments est un bonheur et le mélange prend parfaitement. Autant le rythme de l’histoire est très lent, les épisodes sont trop lents. C’est dommage, parce que la série est belle et j’aime beaucoup l’ambiance.

bs-2016-01-11-18-10.pngBlackstar de David Bowie

Bien sûr, dans une mise en scène de sa vie et de sa mort parfaitement orchestrée, comme il a toujours fait, David Bowie a sorti son dernier album le jour de son anniversaire. Blackstar est un album testament, et Lazarus est la chanson où Bowie nous parle depuis l’au-delà :

« Look at me,

I’m heaven,

I’ve got scars

can’t be seen… »

Certains disent que c’est un de ses meilleurs albums… ils le disaient déjà avant qu’il ne meurt. Je ne suis pas une fan absolue de Bowie, même s’il y a des chansons que j’aime vraiment beaucoup comme Space Oddity.

Dans ce dernier album, sa voix est toujours impeccable et je ne saurai pas vraiment vous en parler. Mais je vous le conseille.

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