Kro vacances en mode chat

Voilà, j’ai décidé de me laisser inspirer par mon chat. Je ne fous rien, je regarde des films. Je n’allume même pas mon ordi tous les jours. Dès que je me rends compte que je me mets aux croquettes, j’arrête.

Your Name de Matoko Shinkai

Silicon Valley (Saison 1) de Mike Judge, John Altschuler, Dave Krinsky avec Thomas Middleditch, Josh Brener, Martin Starr

Nous finirons ensemble de Guillaume Canet avec François Cluzet, Marion Cotillard, Gilles Lellouche et des tas d’autres…

Your Name de Matoko Shinkai

Mitsuha est une lycéenne qui vit dans la campagne japonaise. Avec sa grand-mère et sa petite soeur, elle a en charge la garde du Temple Shinto et la transmission des traditions. Elle rêve pourtant de partir à Tokyo et de vivre la vie des lycéens citadins.

Taki est un jeune lycéen de Tokyo, il étudie l’architecture, sort avec des amis, a un petit boulot de serveur dans un restaurant.

L’un et l’autre se réveillent au matin avec la sensation bizarre d’avoir fait des rêves très réalistes où ils étaient l’un une adolescente de la campagne et l’autre un adolescent de la ville. Il s’avère que ces rêves n’en sont pas.. Ils échangent réellement leur corps, le temps d’une journée. Mitsuha découvre Tokyo avec bonheur… Taki essaie de s’adapter aux traditions que la famille de Mitsuha essaie de transmettre en tressant des fils qui sont comme la trame du temps et les liens entre les êtres. En se laissant des messages, ils essaient de ne pas trop mettre le bazar dans la vie de l’autre.

Cette histoire semble plaisante et assez anodine… jusqu’à ce qu’on réalise que ces échanges ont un sens qui font que cette animation bascule sur un scénario de film fantastique bien construit et accrocheur.

You name montre 2 Japons très différents, qui se connaissent très peu, avec deux personnages très différents, mais qui vont avoir des actions communes nécessaires, pour une histoire et un destin qui les dépassent.

L’animation est aussi belle pour ses paysages de campagne que pour ses scènes de ville

même triviales :

Your name est un mélange vraiment réussi de tradition japonaise et de japon moderne sans tomber dans des discours moralisateurs que je crains toujours du type : « la tradition, c’est bon, la modernité c’est mauvais ». C’est plutôt une histoire de liens qui unissent les gens, mais aussi les générations.

Bref, Your name est une animation à voir.

Silicon Valley (Saison 1) de Mike Judge, John Altschuler, Dave Krinsky avec Thomas Middleditch, Josh Brener, Martin Starr

Silicon Valley est une série acide sur le monde des entreprises de la Tech de la Silicon Valley. Cet univers où chacun travaille à « building a better world », où les milliardaires ne savent plus comment faire pour être cool et à la pointe du progrès, où il s’agit de taper dans l’oeil d’un de ces milliardaires et de le convaincre qu’on va développer l’application révolutionnaire et qu’on sera le nouveau Tinder, le nouveau WhatsApp, ou simplement le nouveau truc qui permettra de damer le pion à son concurrent. Avoir l’air innovant suffisamment longtemps, pour être acheté et revendu (et s’en mettre plein les poches).

Silicon Valley est la série geek par exemple. Elle ne vous fera rire que si vous connaissez un peu l’univers auquel google et autres veulent vous faire croire. Si vous connaissez aussi les informaticiens peu sociables, brillants et maladroits qui créent les fameuses applications qui rendre millionnaires et ont envie de croire vraiment qu’ils vont oeuvrer à rentre le monde meilleur, que leur société sera différente des autres… mais qui n’ont aucun idée de comment ça marche. Et les investisseurs ou directeurs de compagnie qui, eux, savent ce qu’ils font, en se prenant pour des gourous. Silicon Valley suit les aventures d’une poignée de ces geeks qui veulent jouer dans la cour des grands.

Sans être une série géniale (parfois un peu longue), elle est une très bonne satire du milieu de la Tech avec des grands moments d’absurdité comme ce schéma ci-dessus calculant combien de personnes on peut masturber en 10 min, en optimisant au mieux… permettant de déboucher sur un système de compression de données révolutionnaire.

Nous finirons ensemble de Guillaume Canet avec François Cluzet, Marion Cotillard, Gilles Lellouche et des tas d’autres…

Vous vous souvenez, dans la dernière kro, j’avais été peu convaincue par Les petits mouchoirs… Et je trouvais le film pas fini… Ce qui tombe bien parce que Canet a fait la suite. Et contre toute attente, j’ai trouvé la suite meilleure !

Tout d’abord, le Cap Ferret est davantage mis en valeur. Ensuite, on est moins sur le film de potes « canoniques », les gens ont mené leur vie et leurs relations vont être plus fines, plus élaborées (même si la problématique des « coucheries » mutuelles reste prépondérante !).

 

Au début de « Nous finirons ensemble », les potes se sont finalement tout dit, se sont fâchés, s’en sont trouvés malheureux et essaient de se réunir, malgré tout. C’est finalement nettement plus intéressant comme trame.

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