Kro historique de Montréal

Je n’ai pas eu le temps de faire des Kro au fur et à mesure. Vous les aurez donc au fur et à mesure que le décalage horaire me permettra de les faire…
Alors qu’en début de semaine, la météo était très optimiste pour la fin de semaine, les choses se sont gâtées. Vendredi, j’avais prévue de visiter le Mont Royal et le jardin botanique. Mais quand je me suis levée, le ciel était couvert. Et pour apprécier la vue du Mont Royal, on se doute que c’est mieux par ciel dégagé.
Alors, comme il m’avait semblé que j’étais passée à côté du vieux Montréal en y allant la première fois, j’y suis retournée.

Tout d’abord, on m’avait parlé d’un village breton, caché du côté de Pointe-à-Callière. C’était vrai :

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Ce sont d’anciennes écuries, transformées en locaux d’entreprises : avocats, médecins, etc. A l’intérieur de la cour, qui comporte un petit carré de pelouse, on se croirait dans un petit village français… si on ne lève pas les yeux. Et d’ailleurs, c’est ce qu’on appelle la ville française.

A deux pas de la ville française, changement de continent :

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Voici l’entrée de China Town.

Le temps ne se décidant vraiment pas à se dégager, je me suis dit que j’allais me faire un musée : dans ce quartier, il y a le musée de Pointe-à-Callière, sur l’histoire de la ville.
Je ne suis pas forcément passionnée par les musées d’histoire et culture locales, mais celui-là est sympathique. Il commence par une présentation vidéo multimédia assez bien faite et vivante pour apprendre l’histoire de Montréal. Comme je n’y connaissais rien, j’ai beaucoup appris.
Une chose m’a frappée dans cette présentation : j’ai rarement vu un récit historique dans lequel les femmes sont aussi présentes. Et contrairement à ce que prétende mes étudiant-e-s, qui me disent que c’est n’importe quoi de mettre des femmes partout dans l’histoire quand elles n’y ont rien fait, cette présentation mixtes n’avaient rien d’artificielle. Il ne s’agissait pas de prétendre qu’elles sont allées à la guerre et ont signé des traités de paix, mais il est justifié de signaler qu’elles ont ouvert des hospices (où elles sont mortes d’épidémie, d’ailleurs), ouvert des écoles, fait vivre la vie culturelle de la jeune ville.

Ce qui m’a le plus intéresser, dans l’histoire de la ville, c’est la paix de Montréal.
Les nations amérindiennes se sont faites instrumentalisées par les français et les anglais pour se partager le continent. En particulier, les Iroquois, pro anglais, menaient la vie dure aux Hurons et aux français. Ces guerres iroquoises provoquaient d’une part beaucoup de morts de part et d’autre et d’autre part, nuisaient au commerce de la fourrure.
Deux gouverneurs successifs de Montréal ont travaillé à une vraie trêve durable et finalement, c’est le Sieur Louis-Hector de Callières qui a fait venir à Montréal 1300 amérindiens de 39 nations différentes pour signer la grande paix en 1701. Les Iroquois ont accepter de rester neutres si une guerre franco-anglaise se déclenchait, les français ont accepté d’arbitrer les différents entre les nations, plutôt que l’affaire soit traité dans le sang.

Pour signifier la paix, les français ont offert des colliers tressés selon l’usage et les amérindiens ont signé un traité, en y apposant le dessin d’un animal;

Ce document est malheureusement perdu mais des copies en existent.
Je ne voudrais tout même pas prétendre que ce traité a été une formidable explosion d’amour, les améridiens étaient décimés par la maladie et de temps en temps les guerre, et le commerce des peaux allaient mal.
Mais apparemment, le Québec serait le seul endroit où les indiens n’ont pas été génocidés, ni parqués, ni réduits en esclavage. Ils ont été évangélisés, bien sûr. Mais les populations se sont assez vite mêlées, grâce à la tradition des coureurs des bois, des trappeurs qui vivaient parmi les améridiens et qui, à cause de la pénurie d’Européennes, épousaient des amérindiennes.

Ce musée comportait également une exposition permanente sur les légendes locales, hybrides entre des légendes française et des légendes autochtones/
Enfin, il possède un belvédère avec une vue sur le port, mais comme je disais, il ne faisait pas beau.

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