Sans code-barres, plus rien n’est possible

Passé cette semaine à la Poste retirer un colis de JdR venu des États-Unis.
J’avais trouvé assez surprenant qu’il s’agisse de deux paquets tenus ensemble par un élastique (probablement ajouté par les douanes), mais vu que les deux portaient une étiquette avec mon nom et mon adresse, j’ai tout embarqué.
Sauf qu’une fois arrivé à la maison, quand j’ai ouvert le premier, j’y ai trouvé un bouquin qui n’avait absolument rien à voir, ni avec quoi que ce soit que j’aurais commandé ou financé, ni avec mes centres d’intérêt. En retournant le paquet, j’ai alors vu qu’il y avait une autre étiquette, mieux collée et portant le nom et l’adresse d’un destinataire habitant à 5 ou 600 km d’ici… (l’autre colis par contre contenait bien l’intégralité de ma commande)
L’étiquette avec mon nom s’était probablement décollée du bon colis et avait été recollée par erreur sur celui-ci.
J’ai donc refermé le carton qui ne m’était pas destiné, et l’ai reporté le lendemain au bureau de poste, où par chance je suis tombé sur la même guichetière que la veille, qui se souvenait de moi.
Je lui ai refilé le bébé, mais elle s’est retrouvée bien embarrassée avec : il n’y avait dessus aucun code-barres autre que celui correspondant au colis qui m’était effectivement destiné. Moi je pensais que l’opération serait simple, y aurait qu’à mettre le paquet avec le reste de ce qui devait partir le jour, et hop, le tour aurait été joué. Mais visiblement, ça n’a pas l’air aussi simple que ça. Elle partait pour le renvoyer à l’expéditeur, en se basant sur l’étiquette avec mon nom (étiquette que j’avais caviardée pour ne pas laisser traîner n’importe où mes nom et adresse), mais quand je lui ai expliqué que ce n’était pas le même expéditeur que pour mon propre colis, elle s’est arrêtée et est partie prendre conseil auprès d’une collègue qui était aussi embarrassée qu’elle. Du coup, elles ont décidé d’attendre le lendemain pour voir avec un troisième postier.
J’espère pour le destinataire originel qu’ils auront trouvé une solution autre que de renvoyer le paquet aux États-Unis… C’est dingue d’être devenus à ce point esclaves de l’informatique alors que la solution me paraissait pourtant toute simple.

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