Kro en résumé : Trucs Trop Bizarres

Trucs Trop Bizarres
Des gosses contre les ténèbres
Olivier Legrand & Laurent Lepleux
2017
99 pages

JdR amateur fantastique années ’80 (disponible en *.pdf et en impression à la demande)Trucs Trop Bizarres (TTB) propose d’incarner des gamins américains confrontés au surnaturel dans les années ’80 (plus exactement, dans la décennie 1977 / 1986). Ceux qui ont vécu cette époque à leur âge sont donc pile son cœur de cible.

Côté forme, c’est une maquette sur deux colonnes, sans fioritures (à part un cadre sur chaque page), avec pas mal d’illustrations (dont quelques-unes en couleurs). C’est propre, c’est très lisible. Les titres des chapitres, en anglais dans le texte, sont des titres de chansons de l’époque, un principe que l’on se retrouvera dans la suite de la gamme pour les titres des scénarios.

Côté fond, les règles sont relativement simples et semblent adaptées pour incarner des gamins. Le jeu n’utilise que des D6, et seuls les joueurs font des jets. Les persos sont principalement définis par douze capacités, dont les scores vont de 1 à 5. Chaque perso dispose aussi de 6 points d’Aventure (comparables aux points de Chance d’autre jeux). Pour réussir une action, il faut faire inférieur ou égal au score de la capacité correspondante avec 1D6.
Les quelques autres détails définissant les persos ne sont pas chiffrés. En particulier, il n’y a pas de points de vie : en cas de dégâts subis par un perso, c’est le MJ qui décide pour combien de temps il sera incapacité. Il n’y a pas non plus vraiment de système d’expérience, à moins de jouer sur le long terme (et donc de voir les persos grandir).

Le jeu est censé se dérouler à Whitby, Indiana, une petite ville (fictive) de près de 5.000 habitants, qui n’est que très superficiellement décrite.
Le choix de cette localisation me pose deux problèmes :
– d’une part, j’aurais à première vue pensé que le jeu parlerait plus à son lectorat de quadras / quinquas s’il avait eu pour cadre une petite ville de chez nous, dans laquelle nous aurions plus facilement pu projeter nos souvenirs de l’époque, au lieu de faire de la caricature de société américaine basée sur les films de l’époque. Je ne suis pas certain d’avoir raison sur ce point, car je perçois a contrario l’intérêt des grands espaces américains et l’exotisme (pour nous) de la société américaine, et car les États-Unis sont le pays de Roswell et des men in black, entre autres. N’empêche que j’aurais bien aimé une variante située dans une petite ville de province ;
– d’autre part, pour un cadre américain, j’aurais préféré qu’il ne soit pas localisé, afin que chacun puisse l’implanter où il veut. L’Indiana est moins porteur pour mon imaginaire que les États des Rocheuses ou de la Côte Ouest, voire des Appalaches, et j’imagine que d’autres auraient spontanément tendance à vouloir faire jouer dans le Maine ou ailleurs en Nouvelle-Angleterre. D’ailleurs, le choix de l’Indiana est tellement problématique pour mettre en scène une créature comme bigfoot qu’il y a un encadré à ce sujet dans la description de ladite bestiole, suggérant qu’on puisse déplacer la ville dans une région montagneuse…

Le surnaturel de TTB est principalement issu d’une dimension située au-delà de notre réalité, le No Man’s Land, créé à partir de l’inconscient collectif de l’humanité et d’où s’échappent parfois des créatures fantasmées (qui une fois de ce côté ci sont bien réelles). Bien entendu, à Whitby le passage de ces créatures vers le monde réel est plus facile qu’ailleurs…

Treize monstres (ou types de monstres) sont présentés, qui couvrent un éventail assez varié des classiques du fantastique contemporain (ou plutôt, du fantastique années ’80). J’ai été surpris de ne pas trouver de zombi, ni de méchant sorcier ou sorcière, entre autres absences.

Il n’y a pas de scénario (et c’est bien dommage).

Tout ça m’a l’air pas mal, et le système de règles, pensé pour jouer des gamins, me semble utilisable pour des choses sans surnaturel (à la Club des cinq / Six compagnons de la Croix-Rousse). Le trip nostalgique années ’80 me parle bien, et me rend très supportable l’idée de jouer un gamin (un truc qui d’habitude en JdR ne m’intéresse pas du tout).
Bref, j’ai bien aimé.

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Humour rôludique du soir

Ceci et cela m’ont amusé.

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Retour à la plage

Jeff Barber a annoncé hier soir qu’un financement participatif pour une nouvelle édition de Blue Planet (qui devrait s’appeler Blue Planet: Recontact) devrait être lancé cet automne.
Après le diptyque de base, ils envisagent de sortir trois à six suppléments, dont ceux tant attendus sur la Terre et sur le trou de ver. Mais ça, on nous en a tellement parlé que j’y croirai quand ils seront parus.

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Une résurrection de courte durée

Ted McKenna, qui fut batteur sur quelques albums de Michael Schenker (dont Resurrection, sorti l’année dernière), entre autres, est mort aujourd’hui. Il aurait eu 69 ans en mars.

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Hongrie au scandale

Entendu ce matin sur Transes-Info dans un reportage sur la contestation en Hongrie, une supposée journaliste parler des syndicats-z-hongrois.
Inutile de vous dire que j’en ai eu les poils-z-hérissés…

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Actualités rôludiques du vendredi soir

Je croyais que la réédition de The Fantasy Trip et l’arrêt de Pyramid étaient des signes annonciateurs de la fin prochaine de GURPS (après une agonie plus ou moins longue), mais ils viennent quand même de sortir un nouveau supplément *.pdf.

La bonne affaire du soir : si vous prenez la version papier + *.pdf de ce scénario pour Clement Sector, ça vous coûtera 2,80 dollars de moins que si vous vous contentez de la version papier seule. Je présume que c’est un bug et si ça vous intéresse, vous devriez donc vous dépêcher d’en profiter.

Ce financement participatif pour un nouveau JdR steampunk ne m’intéresse pas ; mais je me suis fugitivement demandé si son nom avait un rapport quelconque avec un parc thématique lancé par un ancien président à la particule douteuse…

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Il ne faut pas confondre joueur et personnage

Un problème à bien des tables de JdR, pointé du doigt sous un angle humoristique.

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Rédaction des courriels administratifs

Toujours dans la thématique boulot (promis, après je vous parlerai de JdR) : le président de l’Amicale, récemment retraité, s’est fait embrigader dans un projet de mise à jour d’une base de photos utilisée comme outil de formation au niveau national, et je lui avais proposé de lui fournir des clichés personnels, réalisés pour l’occasion ou issus de ma photothèque professionnelle, que j’alimente certes bien moins vite qu’à une époque, mais qui fait à chaque fois le bonheur de mes stagiaires (comme je l’ai encore constaté avant-hier). Nous avions convenu de nous voir à l’usine pour discuter des aspects pratiques, en compagnie d’un troisième confrère ; cette “réunion” étant principalement un prétexte pour se retrouver entre anciens de l’Amicale et se faire un gueuleton dans le meilleur restau du coin (c’était d’ailleurs la véritable raison de la participation du troisième larron : je lui avais dit que le président souhaitait bénéficier de son expertise, il m’avait répondu “pour les menus ou pour les photos ?”, j’avais rétorqué quelque chose du genre “Pourquoi ? T’es pas compétent dans les deux domaines ?”, et il m’avait dit en substance qu’il l’était surtout pour le premier).
Ce matin, notre comparse envoie un msg pour qu’on fixe une date ; mais s’il me l’a bien adressé à moi, il s’est trompé quant à l’autre destinataire et au lieu de l’envoyer au président a (suite je présume à un fumble avec l’annuaire professionnel installé sur nos messageries) écrit à la place à un parfait inconnu travaillant si j’en crois son @dresse dans un établissement scolaire ou une structure de formation situé à plusieurs centaines de km (ce qui fait que j’ai tout d’abord cru qu’il s’agissait d’un autre participant au projet). Heureusement, il n’a fait aucune allusion aux aspects dilettante ou gastronomique dudit projet, se contentant de mentionner un “beau et grand projet iconographique”. Ce qui était bien entendu du second degré de sa part, mais sans doute que le destinataire accidentel, ne le connaissant pas, ne le comprendra pas ainsi. L’honneur reste donc sauf…
Comme quoi, faut toujours bien faire gaffe à ce qu’on écrit quand on est sur sa messagerie professionnelle…

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J’ai retrouvé ma stagiaire !

Tant qu’on parle du boulot : ce matin vers 9 heures, remontant de l’usine à la faveur d’une accalmie, je découvre que la stagiaire dont je déplorais qu’elle ne se préoccupe pas de ses dates précises de stage (alors que la moitié de la période possible était déjà passée) venait de m’envoyer un msg pour me demander quand elle pouvait m’appeler pour qu’on fixe ces fameuses dates (elle me proposait de faire ça par courriel si je préférais, mais j’ai estimé qu’on allait perdre encore plusieurs jours si on adoptait cette façon de faire ; mais quelque part, j’ai la confuse impression qu’elle aurait préféré dialoguer par l’intermédiaire de son ordinateur qu’en direct ; je la sens peut-être un peu coincée sur certains points, socialement parlant (et c’est un ours qui vous le dit !)). Je lui réponds aussitôt en lui disant que ce serait effectivement bien qu’on règle ça aujourd’hui même, et en lui indiquant les deux créneaux horaires où elle était quasiment sûre de me trouver dans le bureau (j’avais presque envie de lui répondre de m’appeler immédiatement, mais je n’étais pas certain qu’elle serait encore sur sa messagerie et j’allais retourner sur le terrain d’ici une dizaine de minutes).
Le premier créneau passe, puis le second. Pas d’appel de sa part. Je n’étais à vrai dire qu’à moitié surpris (allez, disons aux deux tiers), et je me disais qu’on allait encore tourner autour du pot plusieurs jours supplémentaires.
Mais elle a bien fini par m’appeler, ce soir, au moment où j’allais partir en ouéquande. À quelques minutes près, elle me loupait… (en plus, moi je l’entendais très bien mais elle ne comprenait absolument rien à ce que je disais ; a fallu que je lui raccroche au nez et que je la rappelle dans la foulée).
Enfin bref, les dates sont fixées, c’est déjà ça. Reste à voir comment le stage lui-même se déroulera… Je reste raisonnablement optimiste (même si évidemment, après deux années consécutives de super stagiaires, le niveau ne peut que baisser).

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Il ne faut pas confondre scat et scato

Ce matin au boulot, un collègue musicien nous expliquait que, contrairement à une autre de mes subordonnées qui déclarait chanter comme une casserole (ce n’étaient peut-être pas les termes exacts qu’elle avait employés), il jouait juste car il avait une bonne oreille ; avant de nous préciser qu’il n’avait quand même pas l’oreille absolue. Et de nous expliquer alors que quelqu’un ayant l’oreille absolue était capable, en entendant une cuiller tomber, de dire quelle note elle avait émise ; avant de se demander, sans que personne n’ait eu le temps de faire la moindre réflexion pour dérailler la discussion dans cette direction, si ça marchait aussi avec les pets…
(et personnellement, je ne vois pas pourquoi ça ne marcherait pas)

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