Of course aïe spik angliche véri ouelle

À l’occasion d’une réunion au siège hier, le chef cherchait désespérément un anglophone pour encadrer je ne sais plus quelle visite à venir d’huiles internationales. Je pensais que la petite jeune fraîchement sortie d’école allait s’y coller, puisque maintenant dans leur cursus ils leur demandent de faire des trucs en anglais et que donc elle est censée savoir parler la langue. Mais elle a refusé tout net en prétextant que, si effectivement elle savait parler anglais, il lui manquait le vocabulaire technique professionnel dont elle aurait eu besoin pour cette occasion. Il a donc essayé de se rabattre sur moi, en me demandant si je parlais l’anglais. Prenant mon plus bel accent français, je lui ai répondu par la phrase servant de titre au présent billet. Je pensais qu’avec l’accent, ça suffirait pour qu’il comprenne que ma réponse (certes mensongère, mais moi, même si le vocabulaire technique je pense l’avoir à peu près, ce que je veux c’est qu’on me foute la paix) était non, mais il a quand même fallu que je sois plus explicite.
Et c’est pourtant pas la première fois qu’on essaie de me faire ce genre de coups…

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