L’heure des bilans (1) : 2022 en JdR

Nouvelle année, nouveaux bilans…
On commence comme d’habitude par le JdR.

J’ai sauf oubli de ma part relevé en 2022 cinq décès notables (sept si on compte les illustrateurs), le plus connu étant probablement Kim Mohan.

Après l’énorme production de 2021, 2022 fait pâle figure, avec un peu plus de 70 sorties dignes de mon intérêt (en comptant les nouveautés 2021 qui n’ont eu droit à leur version papier qu’en 2022, mais sans compter les divers suppléments plus ou moins anciens pour GURPS désormais disponibles en impression à la demande, ni les nouveautés 2022 dont on attend la version papier en 2023).
La tendance à la baisse du *.pdf s’accentue, avec seulement deux machins pour GURPS, deux pour Traveller (chez Moon Toad Publishing) et un pour Twilight: 2000.
Le poids lourd de 2022 aura été Traveller, avec seize sorties de 2021 pour Rikki-Tikki-Traveller (versions normale ou 2300) disponibles en version papier en 2022, plus cinq parues en 2022 (dont deux que je ne me suis pas encore procurées), et sans compter donc les cinq qui ne sont pas encore disponibles en dur. Il faut ajouter bien sûr les deux suppléments de chez Moon Toad évoqués plus haut, le scénario Manhunt exhumé pour MegaTraveller, et deux trucs amateurs sur la langue zdetl. Plus six numéros du JTAS version Mongoose, et un numéro de XBoat.
Warhammer suit de bien loin avec sept sorties (dont quatre versions papier de suppléments sortis en 2021), auxquelles il faut probablement ajouter quelques *.pdf en attente de sortie en dur.
GURPS n’a eu que six nouveautés, en comptant la production de chez Gaming Ballistic (deux suppléments, dont un que je ne me suis pas encore procuré). On notera que l’adaptation de Girl Genius a fini par voir le jour… On pourrait ajouter à ces sorties les divers suppléments désormais proposés en impression à la demande sur DrivethruRPG ou amazon, mais je n’en ai pas tenu la liste.
À quatre sorties, on trouve le système Wretched (dont je ne me suis pas encore procuré non plus la version post-cataclysmique).
Aucun autre jeu ne dépasse les trois nouveautés intéressantes à mes yeux.

Parmi les nouveaux JdR, outre la série Wretched déjà mentionnée, citons Blade Runner, Stargate SG-1 et Terminator, et en français Légendes du Nouveau Soleil et Thoan : uniquement des adaptations d’œuvres…

Je n’ai pas tenu la liste des financements participatifs livrés cette année. Il y en a neuf de 2022 qui n’ont pas encore été livrés (dont une inattendue nouvelle édition de Space 1889) ; près de la moitié (quatre) concernent des adaptations d’œuvres variées (Jirel de Joiry, Cowboy Bebop, Sacré Graal, et divers films pour la série Everyday Heroes). Ils viennent s’ajouter aux sept (huit si je compte celui pour Dark Conspiracy, qui est probablement à passer aux pertes et profits) des trois années précédentes dont on attend toujours le résultat (au moins en version papier).
Dans les financements ratés, il y a eu celui pour un documentaire sur les débuts du JdR en France (Les années Casus, que j’avais même carrément oublié jusqu’à ce que Matreve m’en reparle il y a quelques jours).

Côté zines, il y a eu deux numéros du Frontier Explorer, qui a hélas cessé sa parution, trois du Cepheus Journal, plusieurs de Freelance Traveller et au moins un de Threshold.

Dans le reste de l’actualité, après Spelljammer en 2022 on devrait avoir droit au retour de Planescape en 2023 (en attendant la nouvelle édition d’AD&D en 2024). Une nouvelle édition de Rolemaster est sortie, c’est en cours pour celle d’Incursion, et nous annonce également de nouvelles éditions pour Pendragon et Te Deum pour un massacre.
Le Meints Index to Glorantha en est à sa troisième édition, et le troisième recueil de scénarios des quarante ans du jeu de rôle est sorti. Dans les deux cas, j’attends… la version papier (quelle surprise !).

C’est pas exactement du JdR, mais ça impacte le JdR : on a appris avec stupéfaction début mars que M.A.R. Barker était néo-nazi. Et que la Tékumel Foundation était au courant depuis des années mais n’en avait jamais rien dit. Et on a surtout constaté qu’elle avait mis longtemps avant de s’exprimer discrètement sur le sujet, une fois la révélation faite. Non seulement elle s’est montrée aussi lamentable que d’habitude, mais tout ça a probablement plombé pour très longtemps l’avenir de Tékumel (dont la réédition, que j’espérais, des romans qu’on ne trouve désormais qu’à des tarifs obscènes, quand on les trouve, pasque depuis mars je ne les ai plus vu repasser sur mes canaux de recherches habituels).

Et pour finir ce bilan en me contemplant le nombril, 2022 aura été pour moi une année mitigée : d’un côté l’inflation, la crise économique et la chute de l’euro ont nettement plombé mon budget rôludique, donc l’accroissement de ma ludothèque ; mais d’un autre côté, j’ai bouclé le premier jet de mon supplément pour MEGA 5 (pour lequel j’attends désormais les retours de Didier Guiserix), ce qui m’a permis de reprendre un rythme de lecture un peu meilleur et de recommencer à jouer sur table de style (avec la reprise de la campagne Retour à Laelith). Comme joueur ça n’est pas folichon, avec seulement une partie de GURPS par forum, qui a fortement battu de l’aile et n’est plus aussi prenante qu’elle avait pu l’être par le passé ; mais faut dire que divers soucis et contraintes (professionnels en particulier) ne m’ont pas non plus beaucoup laissé de temps libre. Espérons que ça s’arrangera en 2023 (et au-delà) !

Voilà pour le bilan rôludique de l’année 2022.

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Trucs rôludiques plus ou moins vieux d’hier soir

Suite de la rétrospective des vieux Casus Belli avec le numéro 42.

FaenyX nous touche quelques mots de vieilleries qui ressortent dans la gamme du nouveau Maléfices.

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Il reste encore les tondus

Le footballeur Pelé est mort tout à l’heure à l’âge de 82 ans.
J’avais prévu de relever quand il surviendrait son décès sur cet écran, mais je ne pensais pas que ce serait pour râler contre le fait que Transes Info lui consacre une édition spéciale en oubliant du coup de traiter le reste de l’actualité. Ça me semble donner une importance démesurée à l’évènement, qui est somme toute anecdotique. Mais ça fait bien longtemps que j’ai remarqué qu’en matière de traitement de l’actualité, eux et moi n’avons pas franchement le même sens des priorités.

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Mange tes brocolis !

Ceci m’a amusé.

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Bientôt les huissiers, je présume ?

Commandé récemment un disque au Japon.
Ce matin, le transporteur m’a envoyé cinq fois le même msg pour me demander de payer les droits de douane (qui encore une fois pour ce qui vient du Japon sont de l’ordre du prix du disque lui-même). Entre 7 heures et 15 heures, donc à des heures où il pouvait raisonnablement s’attendre à ce que les gens normaux soient au travail ou en route pour.
Venant seulement de régler la somme, je suis surpris qu’il n’ait pas continué son harcèlement entre 15 heures et 23 heures…

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Basic Dioramas & Dragons

Voici un diorama qui a de la classe (de perso)…

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Stardate 25122022

(Oui, je me doute bien que cette date ne correspond à rien…)

Et pour rester dans le même thème (ou du moins, avec les mêmes personnages)…

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Moins fort, le silence !

Entendu à l’instant à la radio en prenant les infos, à propos de l’attentat terroriste d’hier à Paris, le présentateur parler de, je cite :

une minute de silence en musique

Il aurait mieux fait de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de se taire…

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Sorties rôludiques d’avant Noël

Le premier volume de la série GURPS Action est disponible en impression à la demande. Le second devrait suivre.

Il y a (ou va y avoir) une nouvelle version d’Incursion, en deux volumes : le Player’s Guide est déjà disponible, et on nous annonce le Game Moderator’s Guide pour l’année prochaine. Si jamais ils en font une version papier, je m’y intéresserai peut-être…

FaenyX a mis en ligne un nouveau (vieux) scénario pour Berlin XVIII.

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Retour à Laelith : S.O.S. Fantôme (deuxième session)

Compte-rendu d’une partie d’AD&D

Nous avions laissé les aventuriers dans le passage secret qu’ils avaient découvert dans la cave de l’auberge des Quatre éléments, face à un lourd rideau en velours noir.

La magie de Naïd Jambara ne lui signalant pas la présence du moindre piège, Eorl Thornen écarte le rideau et pénètre dans une pièce aux murs tapissés de rideaux noirs brodés de signes cabalistiques, avec en son centre un grand pentacle de trois bons mètres de diamètre tracés dans la terre battue, dont chacune des cinq pointes est marquée par un chandelier portant une bougie noire éteinte. Au centre de l’étoile se trouvent une boîte en bois au couvercle rabattu (d’environ 60 cm sur 40 sur 30) et une sorte de saladier en métal. Asric confirme que les signes cabalistiques et le pentacle relèvent de la magie noire (dont la pratique est interdite dans les murs de Laelith, comme en réalité celle de toute magie non cléricale), et que nos amis font donc probablement face à une démoniste ou une nécromancienne ; mais il ne s’y connait pas suffisamment pour donner plus d’informations à ses compagnons.
Évitant soigneusement de marcher sur ou dans le pentacle, les aventuriers font le tour de la pièce et découvrent que les tentures cachent une porte au milieu du mur nord. Aucun bruit ne se fait entendre à travers, mais elle est fermée à clé. Ils décident donc de la défoncer.

Rosaline est envoyée dans l’échoppe du changeur de monnaies nain Josep pour distraire son attention quelques minutes en le baratinant, pendant qu’Eorl tente de défoncer la porte en utilisant la morgenstern de Naïd. Mais il n’y parvient pas et l’acolyte doit finir le travail.
Sur ces entrefaites, Rosaline revient. Elle confirme à ses compagnons que le bruit du défonçage était légèrement audible depuis la boutique, et précise qu’elle n’a pas vu la femme du nain, que tous soupçonnent d’être la sorcière qui a assassiné Hectorine.
Derrière la porte défoncée se trouvent une porte dissimulée fermée à clé, et un escalier qui monte au rez-de-chaussée. La porte en haut de celui-ci est elle aussi fermée à clé.

Coincés devant des portes qu’ils ne sauraient pas ouvrir autrement qu’en les défonçant, les aventuriers n’osent pas recourir à cette méthode en raison de son manque flagrant de discrétion. Ils décident de s’embusquer dans l’escalier pendant que Rosaline retourne à la Canneberge pour envoyer Tobert au Comptoir de l’Aventure tenter désespérément de recruter quelqu’un qui s’y connaîtrait en serrures et pièges.
Les heures passent. Vers midi, quelqu’un fait du bruit pendant quelques minutes au rez-de-chaussée.
Asric part au ravitaillement et rapporte des Quatre éléments un panier de victuailles (charcuterie, figues et une bouteille de vin).
Le temps passe, l’attente des aventuriers n’étant marquée que par quelques bruits de vie au rez-de-chaussée. Las d’attendre, ils décident de s’intéresser au contenu de la boîte située au centre du pentacle. Au moyen de deux cordes utilisées par Naïd comme des lassos, tendues et tirées de chaque côté, l’acolyte et le trappeur parviennent à la soulever et à la déplacer sans la traîner au sol, ce qui aurait risqué d’endommager le pentacle, avec peut-être des conséquences néfastes. La boîte contient une main d’homme desséchée avec une chandelle sur chacun des cinq doigts, et un crâne trépané d’où sort une chandelle (le crâne est probablement celui d’un hobbit).
Naïd se demande s’il n’y aurait pas un lien entre Josep et les faux-monnayeurs dont les aventuriers ont démantelé l’activité, quand on entend la voix de Tobert appeler « Ohé, Compagnons de la Canneberge ! ». L’acolyte se précipite pour qu’il cesse de crier, ce qui n’est guère discret… Tobert est accompagné d’un homme svelte vêtu de gris, qu’il présente comme étant Sardjo, la nouvelle recrue de la Compagnie, un pèlerin récemment arrivé à Laelith d’une lointaine contrée occidentale.

Se mettant aussitôt à l’ouvrage, Sardjo ouvre la porte au bas de l’escalier (après avoir recherché en vain d’éventuels pièges, ce qui vexe Naïd qui lui avait pourtant déclaré qu’Ahto l’avait assuré qu’il n’y en avait aucun), et le gros de la troupe franchit l’ouverture, laissant Rosaline et Tobert pour surveiller leurs arrières.
La porte donne sur un atelier d’alchimiste, bien approvisionné et qui semble être régulièrement utilisé. Une pièce annexe ne contient qu’une pelle et une pioche, mais en creusant un peu avec ces outils, Eorl déterre des ossements a priori humains.
Pendant ce temps Rosaline, restée au sommet de l’escalier, entend du bruit derrière la porte. Elle fait tomber son briquet au bas des marches, espérant alerter ses camarades par ce bruit. Alors que Naïd vient voir ce qui se passe, ils entendent la clé tourner dans la serrure…
Tandis que Rosaline bloque la porte en poussant derrière, Eorl et Tobert remontent pour se placer de part et d’autre des Quatre éléments et voir si Josep ou sa femme ne sortent pas de leur maison. Tobert passe par la cour et se place à l’angle nord-est de l’auberge, alors qu’Eorl, qui doit se placer au sud-est, passe au plus court en traversant la grande salle et a la surprise d’y voir Josep assis au comptoir, en discussion avec Mitzer, l’aubergiste. Il fait comprendre par signes à Tobert la présence du nain.
Les aventuriers restés dans la cave entendent de l’autre côté de la porte de l’escalier une voix de femme demander qu’on vienne l’aider à ouvrir la porte, et un homme arriver et constater qu’elle est coincée.

De son poste d’observation, Eorl voit la femme de Josep sortir de la boulangerie en face de l’échoppe du changeur de monnaies. Il l’aborde et tente de la baratiner, mais la discussion tourne court car après lui avoir annoncé que son mari se trouve à l’auberge (ce qui lui vaudra manifestement une énième engueulade), il ne parvient qu’à la convaincre qu’il en veut à leur argent.
À l’intérieur, Rosaline et Sardjo tentent d’empêcher l’homme de forcer la porte. Naïd leur fait signe de s’écarter pour qu’à la prochaine tentative, la porte s’ouvre brusquement et qu’entraîné par son élan, il tombe dans l’escalier où l’attendra l’acolyte armé de sa morgenstern. Sardjo se recule en se plaquant contre le mur, Rosaline ouvre la porte à la volée, et un homme barbu trébuche, tente de reprendre son équilibre, et parvient miraculeusement à ne pas tomber, pour se prendre la charge de Naïd qui a monté les marches en courant et le percute violemment. Derrière l’homme désormais à terre, l’acolyte découvre une jeune femme en robe d’été qui ressemble trait pour trait à Hectorine…

Profitant de sa surprise, la femme commence à incanter d’une voix gutturale une formule dans une langue qui ne ressemble en rien à celle qu’emploie Asric pour ses propres sorts. Naïd tente de la frapper de son arme, mais tout à coup elle disparait.
Rosaline tient en respect le barbu, qui traite les aventuriers de voleurs et appelle à l’aide et à la garde, pendant que Naïd cherche où peut bien se trouver la femme dans la pièce (qui fait à la fois office de cuisine, de salle à manger et de chambre, et au mur duquel est accrochée une épée longue dans son fourreau), puis ouvre la seule autre issue qui donne sur une pièce sombre mais confortable, décorée de tentures et de coussins aux couleurs brillantes, avec une table sur laquelle trône une boule de cristal : il s’agit manifestement du lieu de travail d’une diseuse de bonne aventure. La porte en face, donnant sur la rue, est fermée à clé.

Entre-temps, Eorl est retourné aux Quatre éléments, où il présente des excuses à Josep pour les avoir injustement soupçonnés, lui et sa femme. Le nain ne comprend pas de quoi le trappeur lui parle, mais il saisit fort bien qu’il va eeencore se faire engueuler par sa femme en rentrant tout à l’heure et se prend misérablement la tête entre les mains. Interrogeant Mitzer, il apprend que la maison derrière l’auberge est celle de Khaana, une jeune diseuse de bonne aventure qui fait également commerce de ses charmes à l’occasion.
Naïd entend la porte derrière lui se claquer et retourne dans la pièce qu’il a quittée pour trouver Rosaline immobile au sol et le barbu brandissant l’épée qui était au mur. Celui-ci l’attaque.
Eorl et Tobert se rendent à la porte de la diseuse de bonne aventure et constatent à leur tour qu’elle est fermée à clé. La petite rue étant déserte, le trappeur enfonce la porte et les deux aventuriers pénètrent dans la pièce. Des bruits de combat leur proviennent de derrière les rideaux du fond.
Naïd frappe le barbu à plusieurs reprises, puis se concentre sur sa défense mais est touché à son tour. Sardjo arrive en renfort, mais l’acolyte est touché quand même avant qu’Asric n’incante et l’endorme magiquement. Sardjo le ligote solidement pendant que Naïd va voir Rosaline et constate qu’elle est tétanisée. Avec l’aide d’Eorl qui vient d’arriver, il la dépose sur le lit.

Sardjo, Tobert et Asric retournent à la cave pendant que Rosaline reprend conscience. Eorl interroge le barbu, qui dit s’appeler Tinandel, mais celui-ci ne comprend manifestement rien à ses accusations de magie noire et à son histoire de pentacle et d’ossements dans la cave. Selon lui, la pièce au pentacle n’existe pas et celle aux ossements sert au stockage des pommes de terre l’hiver. Eorl ne parvenant pas à le convaincre que sa compagne est une nécromancienne, il l’emmène sur les lieux. Confronté à l’évidence, Tinandel parait surpris, mais il n’en démord pas : sa compagne, Khaana, est innocente, et ce sont les aventuriers qui ont manigancé tout ça et se sont introduits chez eux par effraction. Naïd soupçonne qu’il soit sous l’influence d’un charme de la nécromancienne.
Laissant Tinandel dans la pièce du rez-de-chaussée, sous la surveillance de Sardjo et Rosaline, Eorl et Naïd montent explorer les deux pièces de l’étage. Ce sont des chambres. Dans l’une d’elles, ils découvrent deux coffres fermés à clé. Ils ouvrent l’un des deux au moyen d’une clé trouvée en fouillant Tinandel et y découvrent des effets masculins (dont une armure de cuir). Asric et Tobert restent à la cave, s’attendant à ce que la sorcière mystérieusement disparue puisse y réapparaître, peut-être au niveau du pentacle.
Naïd retourne aux Quatre éléments pour y demander un panier repas. Il annonce à Mitzer que son problème de fantôme sera bientôt résolu. En interrogeant l’aubergiste, il apprend qu’avant l’arrivée de « mademoiselle Khaana », la maison était celle d’une autre diseuse de bonne aventure, madame Zarma, une vieille femme qui est partie il y a environ un an.

Les aventuriers commencent à reconstituer ce qui a dû se passer : ils pensent que Zarma a drogué Hectorine, puis l’a tuée pour s’emparer de sa jeunesse et de son apparence.
Sardjo fouille la maison à la recherche d’éventuelles portes secrètes mais n’en détecte aucune. Eorl déterre les ossements d’au moins quatre personnes dans la cave, et les dépose sur un rideau pris dans l’atelier d’alchimiste. Asric estime que certains des ingrédients qui s’y trouvent ont de la valeur, mais bien qu’il y ait été invité par Naïd, il refuse de se servir, du moins tant que la garde n’est pas venue constater ce qu’ils ont découvert.

La nuit avançant, les aventuriers s’attendent à l’apparition d’Hectorine, soit au niveau des ossements, soit à celui du pentacle. Le fantôme finit par se manifester au-dessus de ses restes. Elle identifie Tinandel comme étant l’homme barbu qu’elle a vu en compagnie de la « mauvaise femme ». Bien qu’il soit terrorisé par l’apparition, Tinandel reconnait en elle Khaana, et accuse les aventuriers de l’avoir tuée. Hectorine reconnait également dans la pièce du rez-de-chaussée le lieu où elle a été droguée, mais déclare qu’il n’y avait pas de lit à l’époque.
Naïd lui explique que dès le lendemain, il immergera ses restes dans l’Inlam au cours d’une cérémonie funéraire, afin qu’elle trouve enfin le repos.
Les aventuriers se relaient deux par deux pour dormir, car ils redoutent toujours le retour de la nécromancienne. Ils laissent Asric et Naïd dormir plus longtemps pour qu’ils puissent récupérer leurs sorts.

Le lendemain matin, Asric retourne à la Canneberge (dont les serrures ont enfin été changées, sous la surveillance de Bergarian) pour y potasser son grimoire. Naïd l’accompagne en emportant la boîte trouvée dans la cave au pentacle, puis Bergarian et lui se rendent à l’auberge de l’étoile d’argent pour demander conseil à Volodar. Ils préfèrent exposer la situation à ce dernier plutôt qu’aller directement voir la garde, car ils craignent que la compagnie soit accusée d’être une bande de voleurs et d’avoir séquestré Tinandel.
Volodar est occupé et suggère à Naïd d’aller expliquer son affaire au poste de garde, mais l’acolyte insiste en lui expliquant qu’il s’agit d’une grave affaire de magie noire, et l’aubergiste finit par lui accorder quelques instants. En découvrant le contenu de la boîte trouvée au centre du pentacle, il devient suffisamment intéressé pour conserver les objets maléfiques et demander à Naïd de repasser l’après-midi après la sieste afin qu’ils se rendent ensemble au poste de garde dont dépend leur quartier, « le poste du kobold… euh, du cobalt, dites pas que je les ai appelés comme ça ».

Descendant dans la Faille par un flégard situé à une quarantaine de mètres en amont de la Canneberge, Naïd, les pieds dans l’Inlam, procède à l’immersion rituelle des ossements retrouvés dans la cave de Khaana, afin qu’Hectorine et les autres victimes puissent reposer en paix auprès d’Ahto sur le plan élémentaire de l’eau.

Pendant ce temps, Eorl découvre que la fenêtre d’une des chambres de l’étage a été ouverte. Une imposante glycine pousse le long du mur de la maison, et la sorcière s’est probablement enfuie par là. Il retrouve des empreintes de pas au pied de la plante, qu’il parvient à suivre sur quelques ruelles avant de perdre la piste en direction du nord.

L’après-midi, Eorl et Sardjo se rendent à l’étoile d’argent. Volodar a enfilé une chemise de mailles et s’est armé d’une morgenstern, et sa tenue est ornée de nombreuses amulettes. Il accompagne les deux compagnons au poste du kobold… euh, du cobalt. Eorl reconnait le garde de faction à l’entrée du poste de garde comme étant l’un de ceux qui étaient intervenus pour embarquer les faux-monnayeurs de la Canneberge. Ils sont reçus par le chef du poste, le kor-rahel Bulrick, auquel le trappeur raconte leur aventure et montre les deux objets maléfiques. Bulrick les met sous clé dans son bureau, puis rassemble une patrouille composée de quatre gardes et de l’ogul Zaffer (un gros rougeaud essoufflé bardé d’amulettes) pour l’accompagner chez Khaana. Volodar se joint à l’équipe.
Ils pénètrent dans la maison par la porte d’entrée que Naïd, qui l’avait bloquée, leur ouvre. Tinandel, toujours convaincu d’avoir affaire à des malfaiteurs, s’excite en voyant arriver la patrouille. Les gardes examinent les lieux et embarquent Tinandel après avoir pris l’identité des personnes présentes. Tobert en profite pour mettre en avant leur appartenance à la compagnie de la Canneberge.

Les aventuriers peuvent enfin regagner tous ensemble leur repaire. Sardjo emménage au deuxième étage, où des cloisons seront montées dans la salle commune pour lui créer une chambre devant la cheminée.

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