La Ruritanie ou l’Europe introuvable Blanche El Gammal Presses Universitaires Blaise Pascal ISBN 978-2-38377-288-0 Dépôt légal : janvier 2025 253 pages
Étude sur la littérature ruritanienne
La Ruritanie est un État imaginaire, issu du roman d’Anthony Hope Le prisonnier de Zenda, que je ne connais pas (pas plus que les films qui en ont été tirés). Ce livre fait un tour d’horizon de la littérature ruritanienne (qui met en scène des États fictifs d’Europe centrale ou des Balkans, comme la Ruritanie donc, mais aussi beaucoup d’autres, jusqu’à la Syldavie des aventures de Tintin) et de ses caractéristiques (les noms, les personnages, etc…). C’est un ouvrage qui décortique le genre dont il parle, et c’est donc d’un intérêt relativement limité, à mes yeux en tous cas.
Je m’en suis rendu compte hier mais j’ai oublié de vous le signaler : le nouveau supplément pour Star Trek Adventures est disponible en version papier.
J’ai enfin réussi à écouter cette looongue interview vidéo de Croc en deux parties :
À ma grande surprise, je l’y ai trouvé nettement plus sympathique que ce que j’avais eu l’occasion de lire ou d’entendre de lui auparavant.
Le treizième mot est Darkness. C’est un mot qu’on retrouve dans le titre de divers albums, mais qui dit darkness dit dark, et j’ai donc plutôt pensé à ces trois morceaux là :
Pas sûr que cette méthode donne des résultats très efficaces (et puis je ne me vois pas déplacer ainsi la table de style, qui doit faire dans les 200 kg si ma mémoire est bonne).
Cinquième tome de la série de space opera militaire Honor Harrington
Suite aux évènements du tome précédent, Au champ du déshonneur, Honor Harrington a quitté le service actif au sein de la flotte de Manticore, et s’est retirée sur Grayson, un monde indépendant où on lui avait offert un fief après qu’elle l’ait sauvé de l’invasion par les forces de la république de Havre dans Pour l’honneur de la reine. La société de Grayson est très religieuse et très patriarcale, et toute une partie de la population considère Honor comme une dépravée et n’admet pas qu’une femme puisse diriger un fief (sans parler d’un vaisseau spatial…). Donc, tandis que certains seigneurs conspirent pour la discréditer, le dirigeant planétaire, plus progressiste, la nomme amirale de sa flotte, car Grayson craint d’être attaquée par Havre. À raison, comme la suite des évènements va le prouver. Comme d’hab’, la bataille spatiale est reléguée en toute fin du livre. Mais cette fois ci, je n’ai pas eu de mal à entrer dans le bouquin, probablement pasqu’avec la conspiration évoquée plus haut, il se trame des trucs bien avant. Y a quand même un truc qui m’a déplu, c’est le fait que l’héroïne est quand même ‘achement balèze. Je ne parle pas de ses compétences professionnelles en matière de guerre spatiale, mais du fait qu’elle soit capable de remporter sans coup férir un duel au sabre face à un sabreur d’élite et tout en ayant des côtes cassées. J’ai trouvé ça beaucoup trop facile.
JdR de SF old school, avec six caracs, des classes de perso, des niveaux, et même un système d’alignement
Après un gros texte d’ambiance en entrée, que je n’ai pas eu la patience de me farcir, il y a surtout des règles (le système O.G.R.E.S., Oldschool Generic Roleplaying Engine System), que je me suis vite mis à survoler, comme à mon habitude. Il n’y a pas de contexte officiel, mais quatre mini settings ayant pour point commun le fait qu’ils ne mesurent pas plus de treize parsecs de rayon (une limitation purement arbitraire, dont on peut sans problème s’affranchir en créant son propre contexte, et qui ne sert qu’à justifier le titre). Le jeu se veut un JdR de SF générique, une boîte à outils (enfin, un système de règles) utilisable pour motoriser à peu près n’importe quel contexte de SF, de la hard science au space opera le plus débridé en passant par le cyberpunk, voire le post-cataclysmique, le voyage dans le temps, et même les super-héros. La section réservée aux MJ envisage d’ailleurs tout un tas d’aspects de la SF, un peu à la manière d’un supplément GURPS. Les quatre micro settings proposés n’occupent même pas soixante pages en fin d’ouvrage, ce qui fait qu’ils sont ridiculement peu développés. Le premier se passe dans les vestiges d’un empire interstellaire qui a été ravagé par un cataclysme psionique, et sa description m’a vite gonflé. Le deuxième pourrait être caricaturé en un croisement entre Star Ouarz et Ketulu, et n’est pas à mon goût non plus. Le troisième est du post-cata avec des gros flingues et des ET insectoïdes (sans parler des bandes de pillards humains qui écument les décombres). C’est un peu plus intéressant, mais ça n’a rien d’extraordinaire et on risque d’en avoir assez rapidement épuisé l’intérêt. Le quatrième, Space Truckers, a un titre relativement explicite. Il se passe aux limites de l’espace habité, à treize parsecs de la Terre, et on y joue des transporteurs spatiaux indépendants, ou des flics de l’espace (les CHiPs : Colony Hyperspace Patrol). Notez que curieusement, ni Firefly ni justement CHiPs ne figurent parmi les sources d’inspiration citées (qui ne se limitent pas à la SF donc, puisqu’une bonne partie consiste en des films ou séries routiers américains), alors que leur influence est indéniable. Des quatre micro settings, c’est le plus intéressant à mes yeux (même si objectivement, ça n’est grosso modo que du Firefly avec des flics et des ET, mais ça peut faire une variante sympa). J’irai même jusqu’à dire que c’est le seul chapitre vraiment intéressant du bouquin. J’en ferais bien quelque chose, si seulement j’avais une fréquence de jeu sur table de style plus élevée… Bref, un énième JdR de SF, avec principalement des règles, complètes mais relativement archaïques, et qui ne vaut que par son dernier chapitre, dont vous pouvez prendre le concept, le développer vous-mêmes, et faire l’impasse sur le jeu lui-même.