Bon, là y a pas franchement d’hésitation à avoir : attendu que revenir implique d’en être parti, et régulièrement que ça se soit produit à plusieurs reprises, c’est bien entendu MEGA. Arrêté dans les années ’80, repris dans les années ’90 avec la troisième édition (aux règles pas terribles), arrêté avec mon adaptation aux règles de GURPS, repris à la fin des années ’90 avec le projet MEGA 4, arrêté suite au manque d’investissement de Didier Guiserix (et des autres « participants », d’ailleurs) dans ledit projet, repris pour une initiation au début des années 2010, repris avec ma participation à MEGA 5, repris avec mon foutu supplément, repris cet été avec une partie sur table de style pour tester un scénario qui sera peut-être (gros conditionnel) officiellement publié un jour…
Une révision de la quatrième édition de GURPS serait dans les tuyaux (conditionnel, l’annonce a été faite sur plusieurs forums de JdR mais sans être étayée et je n’ai rien vu passer de mon côté, certes sans avoir cherché non plus). J’ai du mal à voir quel intérêt ça pourrait avoir, à part un vague intérêt économique pour SJG en relançant un peu les ventes d’un jeu qu’il a passé depuis longtemps au second plan…
Comme pour la précédente question, y a que l’embarras du choix, d’autant plus vu le nombre de bouses qui sont publiées désormais, à notre époque où n’importe qui peut accéder à une publication semi-professionnelle (vous me direz, c’était déjà vrai autrefois avec les jeux amateurs, mais ça se voyait moins). Je vais rester dans le domaine des jeux « respectables » et citer en premier lieu les éditions d’AD&D supérieures à la deuxième (celles qui ont perdu leur A). Non que j’aie envie d’essayer la deuxième, d’ailleurs, mais il avait un temps été vaguement question d’y passer pour jouer dans Laelith sur table de style. Je serais extrêmement surpris que ça se fasse…
Rayon sorties, un supplément voyage temporel pour Boldly Go!. Il s’accompagne d’un écran (enfin, de ses panneaux) et d’une feuille de perso gratuite. Le voyage dans le temps fait partie des trucs que je n’apprécie pas des masses dans Star Trek (ce qui n’est pas synonyme des trucs que je n’aime pas) ; on va voir si Boldly Go! s’en sort mieux…
Space: 1999 Moonbase Alpha Technical Operations Manual Chris Thompson & Andrew Clements 978 19145 2215 4 First published in the UK in 2021 by Anderson Entertainment 272 pages à l’italienne
La lecture de ce sourcebook était recommandée dans le JdR sur la série. Il décrit la base Alpha avec moult détails, de ses origines et des différentes étapes de sa construction à ce qu’elle est devenue après que la Lune ait quitté son orbite. C’est présenté comme étant un manuel technique écrit pour les occupants de la base. Les différents éléments et locaux de la base sont décrits et richement illustrés (photos et schémas en couleurs), y compris des choses qu’on ne voit pas dans la série (mais il reste malheureusement des tas de choses qu’on ne voit pas dans la série et qui ne sont pas décrites). La description de la base n’occupe même pas la moitié du bouquin. On y trouve aussi : toute une section elle aussi très détaillée sur les Aigles (et sur d’autres engins spatiaux et véhicules) ; une section sur les uniformes, les scaphandres et le petit matériel (dont les armes, évidemment) ; la présentation des principaux membres de l’équipage de la base (les personnages principaux de la série, quoi) ; une section sur quelques phénomènes spatiaux marquants et ET rencontrés dans la série (sélection bien incomplète et dont l’absence n’aurait pas été remarquée) ; et quelques pages sur l’Operation Exodus, l’évacuation complète de la base pour aller s’installer sur une éventuelle planète hospitalière. Ce que je ne comprends toujours pas malgré tout ce panorama, c’est d’où les occupants de la base Alpha tirent leur nourriture : il y a bien une unité hydroponique et des laboratoires hydroponiques (qu’on voit dans la série), mais ils me paraissent bien petits pour alimenter une population de plus de 300 personnes… Même problème pour le renouvellement de l’air. Et je ne vous parle pas de l’épuisement de certaines ressources, produits chimiques en particulier. L’intérêt principal de ce bouquin à mes yeux, c’est qu’il est pour l’essentiel déconnecté de ce qui se passe dans la série (donc de toutes ses incohérences et autres), et qu’il peut donc être utilisé, même par quelqu’un qui n’a jamais vu la série, comme description d’une base spatiale autonome (avec une technologie plutôt rétrofuturiste certes, mais on peut aussi améliorer ça sans grande difficulté), ou qu’on peut en cannibaliser des éléments. Et bien entendu, il intéressera au plus haut point les amateurs de la série…
Je l’avais évoqué il y a quelques mois, je suis retombé sur une série de dix questions rôludiques auxquelles je vais répondre (avec juste un poil plus de cinq ans de retard, mais est ce vraiment important ?). La première question était :
Le jeu auquel je n’ai jamais joué
Je n’ai que l’embarras du choix pour répondre, vu que je n’ai pratiqué en tout et pour tout que quelques dizaines de JdR, alors que rien que dans ma ludothèque, j’en ai facile dix fois plus. Évidemment, si on se limite aux jeux que je considère comme intéressants, ça restreint tout de suite nettement l’éventail, mais y en a quand même encore pas mal. Puisque j’en ai parlé en détails ici-même il n’y a pas si longtemps, je vais porter mon choix sur The Morrow Project.
Space: 1999 The Roleplaying Game Core Rulebook Modiphius Entertainment Ltd ISBN : 978-1-917142-06-9 Hardcover edition published by Anderson Entertainment in 2025 300 pages
Adaptation officielle en JdR de la série télé Cosmos 1999
L’intro contient en particulier un résumé de chacun des épisodes, mais ces résumés sont si succincts qu’il faut vraiment avoir vu la série pour savoir de quoi il retourne vraiment, et qu’ils n’ont donc pratiquement aucun intérêt. D’ailleurs, ce ne sont pas vraiment des résumés : on ne nous explique pas comment se déroulent les épisodes. C’est plutôt des bêtes présentations comme on pourrait en trouver dans le programme télé, à destination de gens n’ayant pas vu lesdits épisodes, ce qui ne doit pas représenter une grosse proportion du public du jeu. La base est décrite dans ses grandes lignes, et même avec pas mal d’infos (ça occupe une soixantaine de pages) ; mais pour plus de détails, on nous renvoie à un ouvrage nommé Space: 1999 Moonbase Alpha Technical Operations Manual, qui n’a pas été écrit pour le JdR (ni même pour DU JdR). Il y a un unique plan (très schématique) de l’ensemble de la base. Bien que la série télé date d’il y a cinquante ans et que 1999 soit depuis longtemps derrière nous, rien n’a été fait pour tenter d' »améliorer » la technologie. On est censés jouer la série dans son jus, avec son ordi à clavier aux touches non marquées, etc… Le jeu utilise une variante du 2D20 System commun aux JdR de Modiphius. Je n’ai fait que survoler les règles. Les caractéristiques de neuf personnages principaux de la série sont fournies (avec leur photo en noir et blanc, alors que le reste du bouquin est tout en couleurs : c’est surprenant, et franchement dommage). Il y a un scénario, pas mal dans l’ensemble. Il est purement SF (sans phénomènes magiques ni ET surpuissants), se passe peu après que la Lune ait quitté son orbite, et tourne autour d’une tentative pour renvoyer quelques personnes sur Terre. Bien que le jeu se veuille accessible aux néophytes, ce scénar ne me parait pas vraiment facile à prendre en main par un MJ débutant (pour ça, il y a un quickstart gratos, avec un scénar qui se déroule pendant les évènements du premier épisode de la série et qui est bien bateau et adapté aux débutants). Il y a aussi pas mal de petites idées de scénarios disséminées dans la section destinée au MJ. En conclusion, c’est une adaptation qui me parait correcte (je ne parle bien évidemment pas là des règles que je n’ai fait que survoler). Je regrette quand même que le cas de figure où un ou plusieurs PJ sont aux commandes de la base ne soit abordé que trrrès superficiellement : même le scénar met en scène le commandant Koenig. Et puis bon, c’est ptêt une adaptation correcte, mais elle est limitée par le matériau source, qui, comme je vous l’ai dit hier, n’est pas du tout à mon goût. C’est dommage qu’ils n’aient pas pris un peu de distance avec le matériau originel dans un chapitre spécial, pour proposer de jouer selon différentes variantes, comme l’aurait fait un supplément GURPS : là, c’est vraiment exclusivement destiné aux amateurs de la série (ce qui n’est pas exactement une surprise, mais comme je n’en fais pas partie, je ressens ça comme un manque).
… Mithriel nous donnait son avis sur le supplément à Laelith consacré aux provinces du lac des hautes eaux. Je n’aime pas les provinces en question (elles n’existent d’ailleurs pas dans ma propre version des alentours de Laelith), j’avais refusé de participer au supplément en question pasque je bossais sur mon foutu supplément pour MEGA 5, je lirai probablement ça un jour, mais pas forcément un jour prochain.
Tant qu’on parle de Cosmos 1999, figurez vous qu’un de mes rêves de la nuit dernière était (vaguement) en rapport avec la série (dont pourtant j’ai regardé le dernier épisode il y a trois semaines). Je ne vais pas vous le raconter en détails, ne serait ce que pasque comme souvent je ne me souviens plus de tout ce qui s’y passait, mais en gros, nous étions entassés à quatre à l’arrière de la 4L parentale (trois sur la banquette arrière et moi assis derrière le siège du conducteur (sur un siège qui n’existe pas dans une 4L normale, d’ailleurs il n’y aurait pas la place de l’y caser) et faisant face aux trois autres, et plus spécifiquement à la femme de ma vie) pour aller prendre le train de 20h12 (ce qui devait effectivement être, me suis je souvenu une fois réveillé, l’heure à laquelle partait le train que je prenais le dimanche soir quand j’étais étudiant à la fin des années ’80). On n’avait pas beaucoup de marge par rapport à l’horaire, et en approchant de la gare on est tombés sur des travaux qui nous interdisaient le passage. Le paternel, qui était au volant, décidait de prendre un autre itinéraire (avec un virage sur les chapeaux de roues pour prendre le pont supérieur), et on finissait par arriver à un nouveau blocage : nous étions soudainement à pied, et il nous fallait traverser une sorte de grange occupée par des chiens (ou des loups ?) agressifs. Je dis donc à Maya (la femme de ma vie évoquée plus haut, dont je ne me souviens hélas pas du visage mais qui n’avait absolument pas les traits du personnage incarné par Catherine Schell dans la deuxième season de Cosmos 1999, bien qu’elle ait eu les mêmes pouvoirs de métamorphe) que c’était à elle de jouer. Je m’attendais à ce qu’elle se transforme en un chien ou un loup plus impressionnant que ceux qui nous faisaient face et qu’elle les fasse fuir, mais à la place elle se transformait en un chien ou loup porteur d’une maladie contagieuse pour les contaminer, ce qui me semblait devoir être une perte de temps phénoménale ; mais finalement les animaux (dont deux étaient en réalité un couple de métamorphes) s’écartaient, et nous parvenions à sortir de la grange par l’extrémité opposée. Sauf que dans l’affaire, Maya (qui avait repris forme humaine) s’était elle-même contaminée avec la maladie qu’elle portait, que l’issue allait être rapidement fatale, et du coup au lieu de devoir se dépêcher pour aller prendre le train, le rêve devenait une course contre la montre pour l’emmener là où elle pourrait recevoir des soins. Je me suis réveillé peu après, alors qu’on cherchait une voiture à « emprunter »…