Kro en résumé : Santiago Adventure Path

Campagne inachevée pour Pathfinder (également disponible en version « D&D4 ») adaptée du roman de Mike Resnick Santiago

Santiago : A Myth of the Far Future
Adventure Path
Player’s Guide
Malcolm Northwinter
EN Publishing
2013
65 pagessantiagoappgDestiné aux joueurs, il contient des infos pour leur permettre de créer des persos (de chasseurs de primes se lançant (comme le faisait le héros du roman) aux trousses de Santiago, puisque c’est là le thème de la campagne). Dans l’intro, on nous explique que les règles de Pathfinder s’appliquent telles quelles (donc qu’on pourra avoir ici des elfes et des nains, de la magie que pour feinter on n’appellera pas magie, mais qui utilisera les règles standard, etc…) ; ça ne m’a pas détendu du tout ; pasque considérer la SF comme du med-fan’ à peine déguisé, c’est pas du tout ma conception des choses, et je trouve que c’est recourir à une solution de facilité de grosse feignasse incompétente ; et que dans un bouquin publié et vendu, c’est du foutage de gueule caractérisé.
Il y a dans ce bouquin : trois pages esquissant les principaux mondes du contexte ; beaucoup de pages proposant de nouvelles options de création de personnages ; de nouvelles règles (en particulier pour gérer la technologie ; j’ai lu en travers, mais il y en a une bien débile qui permet, avec certains fusils, d’ajouter un modificateur de Strength aux dégâts : faudra qu’on m’explique : est ce que c’est le fait de presser plus fort sur la détente qui propulse la balle plus vite ?) ; et (on y revient) un chapitre pour adapter les éléments traditionnels de Pathfinder à la SF (nains et elfes devenant donc des ET, les sorts devenant des « procedures » (dont on nous décrit (succinctement) les effets, mais pas le moyen de les obtenir : c’est quand même ballot… et c’est d’autant plus con que ces listes de sorts (enfin, de procédures) occupent presque 23 pages, c’est-à-dire la quasi-totalité du chapitre, qui en mesure 24), et ainsi de suite, comme évoqué plus haut). Ce chapitre stupide occupe quand même près de la moitié du bouquin.
Un « épilogue » de quatre pages donne quelques infos superficielles sur quelques personnages du roman.
Enfin, il y a l’inévitable OGL.
Bref, un supplément presque entièrement constitué de règles, pour un jeu que je ne connais pas : je suis passé vite et n’ai pas grand-chose de pertinent à en dire.

Santiago : A Myth of the Far Future
Adventure Path
Campaign Guide
Malcolm Northwinter
EN Publishing
2013
27 pages impriméessantiagoapcgLe bouquin destiné au MJ n’est disponible qu’en *.pdf. Il donne une vue d’ensemble de la campagne (qui devait comprendre onze scénarios, amenant les PJ du niveau 1 au niveau 20). Les persos sont donc des chasseurs de primes qui se lancent aux trousses du mythique Santiago, alléchés par l’importante récompense promise pour sa capture ; mais évidemment, ils ne sont pas les seuls dans ce cas : la concurrence est rude. J’ai l’impression (vague, puisque je n’ai guère de souvenirs du roman) que la campagne suit plus ou moins les évènements du bouquin.
Le supplément donne aussi quelques infos sur les mondes sur lesquels les persos sont susceptibles de se rendre, présente quelques PNJ typiques, et fournit deux ou trois autres infos de base ; rien d’extraordinaire dans ces quelques pages.

Santiago : A Myth of the Far Future
Adventure Path
A Visit to Keepsake : The Hunt Begins
Adventure One of the Santiago Adventure Path
Malcolm Northwinter
EN Publishing
2013
28 pagessantiagoap1Premier scénario de la campagne, prévu pour une équipe de cinq persos, qu’il doit amener au deuxième niveau.
Pathfinder et plus encore « D&D4 » sont plus des jeux de combat tactique avec figurines qu’autre chose, et ça se sent. Par exemple, la deuxième vraie scène du scénario (après l’intro) est une embuscade, et au lieu de nous décrire les lieux et de laisser le MJ gérer la chose, on a droit à l’énumération de toutes les possibilités d’action des persos (du moins, toutes celles auxquelles l’auteur a pensé), avec à chaque fois des éléments techniques : c’est lourd. Chaque scène de ce genre est gérée de la même façon, et pour chacune on a droit à un plan quadrillé en couleurs (ça sera pareil pour les scénars suivants).
D’une manière générale d’ailleurs, le mariage entre scénario dans un cadre space opera et système de jeu conçu pour faire du med-fan’ (mariage manifestement bien plus destiné à plaire aux amateurs du système de jeu plutôt qu’aux amateurs du contexte exploité ici) fait très forcé ; ça ne prend vraiment pas. Sans compter que le scénario est vraiment écrit pour des joueurs qui veulent de la baston (et même, suivre le scénar linéairement de baston en baston), et que le comportement des PNJ peut devenir incohérent selon leurs actions (par exemple, même si les persos démolissent le bar en prenant part à la baston générale, au lieu de tenter de l’arrêter, le tenancier (dont la fonction dans le scénar est de les lancer sur la piste de Santiago) leur offrira à boire au lieu de les foutre dehors). Et si jamais un perso se faisait buter, il peut se faire cloner, ce qui est l’équivalent du sort de résurrection et coûte la même somme (mais le scientifique qui procède au clonage peut accepter pour paiement un objet magi… un objet technologique). Sérieux, quel amateur de JdR de SF un peu sérieux peut lire ce genre de choses sans s’affliger ?
Alors évidemment, le fait que ce soit un scénar écrit pour une campagne de onze impose, sinon une certaine linéarité, du moins des points de passage obligés. Mais là, c’est du pur linéaire (ce qui n’est pas forcément un problème, certes, mais je préfère quand il y a un peu d’habillage pour me laisser l’impression qu’il y a plus de possibilités).
Mon impression que la campagne suit les évènements du roman est renforcée par la lecture de ce scénario. Si l’ensemble est destiné à rejouer le bouquin, le sentiment de linéarité ne risque pas de se dissiper.
Quoi qu’il en soit, ce scénar est principalement une suite de bastons, entre lesquelles des PNJ (dont le MJ n’a qu’à lire les paroles prévues par le scénario) donnent bien gentiment des infos sur Santiago aux persos. Pris isolément c’est très léger, mais c’est censé être le début d’une campagne et c’est à cette aune là qu’il faudrait le juger.

Santiago : A Myth of the Far Future
Adventure Path
Belladonna, Nightshade and the Sargasso Rose
Adventure Two of the Santiago Adventure Path
Malcolm Northwinter
EN Publishing
2013
41 pages

pas trouvé le visuel de couverture "à plat" sur internet

pas trouvé le visuel de couverture « à plat » sur internet

Second volet de la campagne, que les persos sont censés finir au niveau 4. La campagne suit de près l’intrigue du roman, et jusqu’à certains dialogues (ce qui est franchement nul, car les joueurs qui le connaissent bien (et il ne serait pas étonnant qu’il y en ait parmi ceux souhaitant se lancer dans cette campagne) risquent d’avoir un frustrant sentiment de déjà vu). Ceci dit, je n’ai pas comparé roman et scénars, donc peut-être qu’il y a suffisamment de différences pour atténuer ce problème ; mais j’en doute (même si le scénariste a rajouté un groupe de PNJ chasseurs de primes qui fait concurrence aux persos et qui me semble absent du roman, ainsi que quelques autres rebondissements histoire de fournir des scènes de baston absentes du roman). Et la simple comparaison de quelques pages de l’un et de l’autre m’a montré que, pour le passage concerné, le scénar était quasiment un calque du bouquin ; le genre de trucs que n’importe quel MJ peut faire
lui-même s’il dispose dudit bouquin.
(reste à voir si ses joueurs seront suffisamment coopératifs pour accepter de suivre fidèlement les pas du héros sans qu’on les y contraigne, ce qui, de mon expérience, m’étonnerait beaucoup)
J’ai quand même l’impression que les trois-quarts du scénar (les scènes d’action) ne sont pas basés sur le roman.
Quoi qu’il en soit, tout ça est bof.

Santiago : A Myth of the Far Future
Adventure Path
Of Devils and Virgins
Adventure Three of the Santiago Adventure Path
Malcolm Northwinter
EN Publishing
2014
29 pages impriméessantiagoap3Troisième des onze scénarios de la campagne, au format *.pdf, il doit amener les persos du niveau 4 au niveau 6.
Comme d’hab’, ça suit assez étroitement l’intrigue du roman, même s’il y a des scènes ajoutées pour coller de l’action (pasque c’est bien connu qu’on ne peut pas faire de bonne partie de JdR sans y coller plein de bastons, n’est ce pas…). À vrai dire, certaines de ces scènes me paraissent franchement ridicules : encore une fois, j’ai l’impression que c’est fait pour les habitués des dungeons (ou devrais je dire des « chemins », Pathfinder oblige ?) qui veulent se fritter des streumons, qui plus est suffisamment souvent, sinon c’est pas vraiment du JdR ce qu’ils font.
Les limites d’un scénario basé sur le déroulement d’un bouquin sont flagrantes ici : la partie repompée du roman est la rencontre avec un PNJ qui a des informations sur Santiago, mais préfère se suicider que de les révéler aux persos. Dans le roman, c’est pas un problème, mais ici, rien n’est prévu pour le cas où les persos l’empêcheraient de se tuer…

Santiago : A Myth of the Far Future
Adventure Path
Coming Attractions on Calliope
Adventure Four of the Santiago Adventure Path
Malcolm Northwinter
EN Publishing
2014
43 pages impriméessantiagoap4Quatrième volet de la campagne, au format *.pdf. Les persos doivent y passer du niveau 6 au niveau 8. Accessoirement, c’est le premier scénar de la série qui s’éloigne nettement de l’intrigue du roman (à la place, on a droit à un labo de génétique qui recrée des dinosaures (et autres reptiles préhistoriques) et les expose dans un parc d’attractions). Bien entendu, vous vous en doutiez, un grain de sable imprévu va venir foutre la zone avec les attractions du parc (qui ne se limitent pas aux dinos).
Tout ça n’a rien à voir non plus avec leur quête, en dehors du fait qu’ils viennent là pour obtenir des infos sur Santiago et qu’on les leur fournit de toutes façons à la fin du scénar, quoi qu’il s’y soit passé (et si nécessaire, par des PNJ n’intervenant pas dans le scénar). Mais tous les évènements au milieu, dans lesquels ils sont censés s’impliquer, n’ont aucun rapport avec la choucroute.
Oserai je dire que ce scénario est débile ? Au moins, les trois autres épisodes avaient l’ossature du bouquin de Resnick pour les sauver du naufrage ; mais pas celui-là…

Et la suite ? Il n’y a rien eu de nouveau depuis plus de deux ans : je crains donc que la gamme ne soit cliniquement morte. Ceux qui voudraient jouer les quatre scénarios parus sur onze prévus peuvent cependant se baser sur le roman pour la suite, puisque la campagne collait jusqu’à présent à son intrigue (quatrième volet excepté), un peu trop étroitement à mon goût. Mais on ne peut pas dire que tout ça soit vraiment intéressant (le dernier scénar paru est même franchement affligeant).
Quand j’avais constaté que la série cessait de paraître, j’étais déçu ; mais ça, c’était bien avant de lire ce qui était paru. Après lecture, je pense que le mieux aurait probablement été que rien du tout n’en soit publié.

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Liens JdR du samedi soir

Ce site recense (de façon incomplète hélas) les références canoniques aux différents mondes de l’OTU.

Un projet d’interviews des premiers acteurs du milieu rôludique (américain) encore en vie cherche des sous. Personnellement, je ne cotiserai pas, mais le résultat sera peut-être intéressant.

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Cthulhu for president

Les candidats à la présidentielle américaine vus comme des joueurs d'(A)D&D par Jeff Grubb.

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Elle a dévissé

L’alpiniste japonaise Junko Tabei, la première femme à avoir gravi l’Everest, puis à avoir vaincu les Sept sommets, est morte d’un cancer avant-hier, à l’âge de 77 ans.

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Souris, on se fout de ta gueule…

C’est un peu le genre de conseils qu’on pourrait me donner au boulot : j’ai appris tout à l’heure que, concernant la fameuse souris ergonomique que je demande depuis des mois et qu’on était censé m’acheter depuis début juillet, puisqu’il ne fallait surtout pas que je la commande moi-même sur internet, la personne censée l’acheter « me rappelle » qu’il faut que je l’achète moi-même et qu’elle me remboursera ensuite.
Donc en gros, ce qu’elle ne voulait pas faire il y a presque quatre mois, quand elle m’avait assuré qu’elle s’en occuperait elle-même.
Je vais donc en commander une sur internet (puisque je n’ai pas l’intention de me farcir une centaine de kilomètres pour aller la commander dans un magasin physique (le plus proche étant à environ 25 km), puis aller l’y chercher). Mais j’ai promis à l’intermédiaire qui m’a annoncé la nouvelle ce matin (et qui n’y est pour rien…), que si jamais la bouffonne qui n’a pas tenu ses engagements verbaux faisait des chichis pour me rembourser, je ferais un esclandre.
Et accessoirement, à l’avenir, même pour des « assurances » aussi banales que celle qui m’avait été faite en juillet, je passerai systématiquement par un écrit. Que je pourrai ensuite rebalancer dans les dents de cette incompétente qui brasse de plus en plus de vent, le moment venu.
Plus ça va, plus la direction de la boîte se délite à vitesse grand V, et plus j’attends la retraite avec impatience. Malheureusement, il me reste encore quelques années à tirer.

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Comme je ne connaissais pas son nom, je n’ai pas réagi plus tôt

Ça fait une semaine qu’il est mort et ça fait plusieurs jours que j’ai vu passer l’info, mais il aura fallu la nécro bien en retard (comme trop souvent) du Monde pour que je me rende compte que Tonino Valerii était le réalisateur de Mon nom est Personne

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Nouveautés musicales

Quelques mots des dernières sorties musicales que j’ai écoutées :

Lover, Beloved : Songs From An Evening With Carson McCullers, le nouveau Suzanne Vega.loverbelovedJ’ai pas accroché.
Extrait :

Candyland, le nouveau Theatres des Vampires.tdvcandylandMoyen.
Extrait :

The Ninth Hour, le nouveau Sonata Arctica.theninthhourBon, et c’est le meilleur de leurs albums (au moins, de ceux que je connais).
Extraits :

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Néo-colonialisme européen

Reçu tout à l’heure Curious Creatures, le tout nouveau bestiaire pour Castle Falkenstein.
Je ne le lirai probablement pas avant 1D20 ans, vue la taille de ma liste de trucs en retard à lire, mais j’y ai jeté un œil en travers et la quatrième de couv’ m’a laissé quelque peu perplexe. La première phrase de son baratin indique en effet :

From the darkest jungles of Africa to the rooftops of London, animals are everywhere in New Europa.

Londres, je veux bien (encore que des fois, et en particulier cette année, on se demande si l’Angleterre est bien en Europe). Mais l’Afrique (qu’il s’agisse de ses jungles les plus sombres ou de tout autre endroit), pour moi c’est une certitude, elle n’est pas en Europe.
Sans doute que la situation est différente en Nouvelle-Europe…

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Laelith pour (Jean-Marie) Noël

Comme je l’avais vaguement évoqué ici-même, il va y avoir un financement participatif pour une nouvelle édition de Laelith, et en dépit du fait que les caracs techniques seront a priori fournies pour des éditions d’AD&D que je ne connais pas et qui ne m’intéressent pas (pour parler poliment ; et franchement, ils feraient mieux d’en rester à une description générique comme c’était le cas de la première édition), j’attends ça avec un certain intérêt.
J’ai eu la surprise en rentrant du boulot tout à l’heure de découvrir que le chef du projet, qui n’est autre que Jean-Marie Noël, le maquettiste de Casus Belli (je parle bien évidemment du VRAI Casus Belli), souhaitait me contacter pour « en causer avec moi ». M’demande bien ce dont il veut causer, et ce que je pourrais apporter au bazar, d’autant que je n’ai quasiment rien publié sur le sujet et que ma vision de Laelith n’est pas forcément très orthodoxe… On verra s’il donne suite (pasque ça ne serait hélas pas le premier projet rôludique d’envergure pour lequel on me contacte sans que ça ne débouche sur quoi que ce soit).

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Horreur ou fin du monde ?

Lowell Francis a mis en ligne la première partie du complément à son panorama des JdR d’horreur concernant des jeux parus en 2015.
Comme souvent, j’ai du mal à saisir comment il choisit ce qui rentre dans telle ou telle catégorie de jeux. Ainsi, j’ai été frappé de découvrir dans sa liste The End of the World, qui relève pour moi du thème post-cataclysmique (thème auquel il avait pourtant également consacré un panorama).
(pour les autres JdR présentés cette fois, je n’ai aucun avis : je n’ai pas lu ça de près, ne me sentant pas concerné car ils ne figurent pas dans ma ludothèque)

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