Kro en résumé : Casus Belli n° 6

Casus Belli
Le magazine de référence des jeux de rôle
#6
mars | avril 2013
Black Book Éditions
ISBN : 978-2-36328-113-5
256 pages (+ couverture), format 16,7 × 21,5 cm environ
9,50 €

Sixième numéro de la quatrième incarnation du titre Casus BelliCB_06_Casus Belli_couv_v1.inddOn dirait que le nouveau « Casus Belli » s’approche d’un rythme de parution régulier et se met à sortir en version papier peu de temps après la version *.pdf… Peut-être qu’ils vont devenir une revue à peu près sérieuse… Ce numéro, daté mars | avril 2013, est en effet paru en papier fin mars, soit moins de deux mois après le précédent.
Le format peu pratique et le prix sont rigoureusement les mêmes que pour les précédents (et la formule d’abonnement est toujours aussi peu avantageuse par rapport au prix au numéro, sachant que je me fiche pas mal de la version *.pdf qui y est incluse ; donc pour une économie de trois brouzoufs seulement, je ne suis pas près de souscrire).
La reliure à dos carré s’avère de mauvaise qualité : à la fin de ma lecture, sept feuilles se sont déjà détachées.

L’édito est moins creux que les précédents.
Sommaire + ours : une page.
Courrier des lecteurs : deux pages de compliments, ou de compliments déguisés en fausses critiques. Sans intérêt.
Buzz mon rôliste : deux pages profondément creuses.
Une double page portfolio Broken World, consistant en trois illustrations de personnages med-fan’ sur un fond gris sombre. Les illustrations ne sont pas à mon goût (euphémisme…), elles n’ont aucune originalité, c’est deux nouvelles pages de perdues. Mais ces deux pages n’ont pas l’air d’être considérées comme de la pub’, et elles figurent même au sommaire du canard.
Deux pages de calendrier des manifs, recensant douze conventions dont sept étaient déjà passées quand le canard est sorti en papier.
J’avais salué l’absence, dans les Nouvelles du front du précédent numéro, de la nullissime BD monghol et gotha. Hélas, cette fois c’est le festival de rattrapage : sept de ces bandes lamentables, pour une rubrique de seulement douze pages.
L’actualité des parutions anglophones occupe trois pages sans présenter grand-chose d’intéressant (vous me direz, ça vient peut-être tout simplement du fait qu’il ne sort rien d’intéressant ; mais merde, Blue Planet, quand même !). Ils réussissent quand même, dans un numéro paru en mars 2013, à nous annoncer la sortie du Guide to Glorantha pour février 2013 (alors qu’on savait déjà depuis plusieurs mois qu’il serait repoussé à une date ultérieure). Le fait que la rubrique n’ait qu’un seul auteur n’aide sans doute pas à lui faire explorer des horizons variés et à dénicher les trucs intéressants…
Deux pages de présentation en avant-première du contexte français pour Pathfinder Broken World, évoqué plus haut. C’est un énième med-fan’ qui se croit original, sauf que depuis le temps, faut se lever vraiment tôt pour faire quelque chose d’original en med-fan’, et de ce que j’ai lu ici, ce n’est pas leur cas.
Deux pages sur l’avancée de la version-test de la future nouvelle édition d'(A)D&D.
Un portrait de famille de Metal Adventures.
Six pages d’interview de l’auteur dudit jeu, Arnaud Cuidet. Si j’étais amateur de son jeu, ça m’aurait certainement beaucoup plus intéressé.
Quatre pages sur Wastburg, adaptation en JdR du roman med-fan’ urbain du même nom (que je ne connais pas). Si j’étais encore en âge de m’intéresser à de nouveaux JdR med-fan’, ça aurait pu m’intéresser.
Quatre pages sur Eleusis, un JdR fantastique-contemporain français. M’intéresse pas. Et la couv’ du machin est tout sauf une incitation au rêve.
Quatre pages sur Apocalypse World, un JdR post-cataclysmique narrativiste : c’est pas pour moi (et pourtant, j’aime bien le post-cata).
Deux pages sur le supplément de création française Au cœur des années 20 pour L’appel (avec un manche) de Cthulhu. Ça tombe bien, je me posais la question de l’acheter ou non pour ma collec’ : ce nouveau « CB » m’aura donc servi à quelque chose.
Deux pages sur des suppléments en anglais pour « D&D4 ».
Quatre pages d’interview de Dominic MacDowall-Thomas, le président de l’éditeur Cubicle 7. C’est très creux comme interview, questions convenues et réponses bateau.
Trois pages d’interview de Francesco Nepitello, l’auteur du JdR tolkienien The One Ring.
Neuf critiques d’une page chacune.
Trois pages de critiques à trois critiques par page (dont Les Marches Directes, la V.F. de The Spinward Marches pour Rikki-Tikki-Traveller).
Je n’ai fait que survoler la section L’étagère du rôliste, qui traite de choses variées allant du jeu de plateau au jeu vidéo en passant par la musique de film et la BD, aucun des trucs qui y sont présentés ne m’ayant attiré l’œil, à part un bouquin datant de la fin des années ’90.

On arrive aux scénarios.
Pour changer, ça commence avec un scénar Pathfinder faisant écho à un vieux scénar AD&D autrefois paru dans Casus Belli : Le temple de Dagon dans CB n° 5. Il est également censé faire suite au premier scénar Pathfinder du précédent numéro. Relativement intéressant (bon, ça reste un dungeon, hein…).
Un scénar pour Mournblade, le nouveau JdR adapté du cycle d’Elric de Michael Moorcock. Si vous avez du temps et de l’imagination en quantité à consacrer à sa préparation, y a moyen de l’exploiter…
Un scénar pour Fading Suns. Il s’agit d’une intrigue au sein de la noblesse, et ça serait sans doute exploitable dans ce cadre à Traveller.
Un scénar pour ICONS. Assez intéressant, mais faut aimer les super-héros, évidemment, pasque ça se recyclera difficilement ailleurs.

Suit la deuxième partie de la description d’Oblis, contexte med-fan’ dont la première partie figurait dans le numéro 4 du canard (et avant ça, dans Black Box n° 3). J’ai survolé. Ce que j’en ai lu m’a paru fort honorable. Il y a aussi dans cette section des règles supplémentaires pour Chroniques Oubliées ; et un scénario (ah non, c’est vrai, ici ça s’appelle un arc narratif), qui fait suite à celui du n° 4. On nous annonce une troisième partie dans le prochain numéro de « CB »…

Bâtisses & artifices est la suite (et fin, en principe) de celui du précédent numéro. La première partie ne m’avait pas intéressé, j’ai donc survolé cette looongue seconde partie.
L’inévitable rubrique Chroniques Oubliées propose des voies de prestige pour les PJ. C’est du med-fan’ encore et toujours, et de toutes façons, j’ai pas lu.
Profession MJ est consacré à Comment présenter des univers complexes aux joueurs, un sujet qui m’intéresse. Malheureusement, ça enfonce surtout des portes ouvertes, en tous cas pour moi.
PJ only, dont j’ai déjà eu l’occasion de dire combien ce titre mi-français mi-anglais était complètement ridicule, est consacré au sujet du plan d’action élaboré par les persos (ou plutôt par les joueurs pour leurs persos). Après avoir passé deux pages à nous expliquer qu’il ne faut surtout pas en faire mais foncer dans le tas, l’auteur se reprend et nous explique sur deux nouvelles pages qu’il faut en faire un (ce qui est plutôt mon avis ; sauf qu’il est franchement de TRÈS mauvais conseil sur le sujet, à part tout à la fin). Dommage, là encore le sujet m’intéressait particulièrement. En plus, j’aime franchement pas le ton déplaisant, vaguement copain djeunz et franchement condescendant, employé dans son article.
Deux pages de règles maison pour Pathfinder. Le ton est aussi déplaisant que celui de l’article précédent.
La description sur trois pages d’une conurbation chinoise en 2160, devenue un immense centre commercial. C’est le lauréat d’un concours lancé dans un précédent numéro. Je me demande pourquoi cette date de 2160. Et j’ai pas trouvé ça terrible.

Un gros (14 pages) article sur les collection(neur)s de JdR, dont la suite est prévue dans le numéro suivant. Le sujet m’intéresse puisque je suis vaguement concerné.
Première constatation, les photos sont trop petites, c’est franchement dommage.
Il y a une typologie des différents collectionneurs, selon laquelle j’ai un peu de mal à me définir : je dois être un dilettante, mais avec des tendances nostalgiques.
Pour le reste, l’article ne m’a pas appris grand-chose : c’est plutôt destiné au non-collectionneur susceptible de franchir le pas, j’imagine.

Une rétrospective de cinq pages sur MEGA, qui à mon avis n’est pas toujours claire quand on ne connait pas déjà le sujet.
En plus, l’encadré sur « MEGA 4 » zappe carrément tout un épisode de l’histoire de cette éventuelle quatrième édition et dont plusieurs d’entre nous furent acteurs, celui de la liste de diffusion montée par Mithriel à la fin des années ’90 et sur laquelle fut proposée la toute première mouture d’un MEGA 4.

Il reste encore quelques machins à la fin : un bulletin d’abonnement (toujours aussi peu intéressant, donc) ; un article sur un temple thaïlandais (comme d’hab’, ça n’a pas un grand intérêt) ; une nouvelle de deux pages (pas lu) ; deux pages sur le narrativisme (m’intéresse pas) ; un concours (faut créer un monstre, j’ai pas trouvé ce qu’on gagnait) ; une page sur le contenu du prochain numéro (avec une illustration bien hideuse ; ha, il est bien loin le temps des Bellaminettes…) ; et une planche (format réduit évidemment) de Kroc le Bô, pas terrible.

Comme je l’ai signalé précédemment, les termes incompréhensibles crunch et fluff, contre l’emploi desquels j’avais râlé à la lecture du n° 5, ont cette fois-ci été accompagnés (avec humour) d’une traduction en français.
Il y a comme d’habitude des coquilles et des fautes d’orthographe, mais peut-être moins que précédemment.

Eh, mais… finalement, il est plutôt pas mal ce numéro ! Encore un effort pour couvrir correctement les parutions anglophones, moins de Pathfinder et de Chroniques Oubliées, et de la persévérance pour la ponctualité des parutions, et ça sera quasiment bien (faudrait aussi arrêter avec le ton djeunz pote d’au moins un des rédacteurs, qui n’est en plus pas franchement le plus intéressant sur le fond). Fait chier, juste au moment où je n’ai plus de place pour le moindre numéro suivant dans mon étagère à Casus Belli…

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5 réponses à Kro en résumé : Casus Belli n° 6

  1. 贾尼 dit :

    Je sens que je vais attendre le numéro suivant…

  2. Marcilly "c'est où" le Chatel dit :

    La couv’ est une reprise d’une couv de la gamme Trône de Fer (au passage une très bonne lecture / série TV)

  3. Ralph B. dit :

    Je découvre ce blog totalement par hasard, pointé par un forumiste à l’occasion d’une délicieuse querelle à propose des anglicismes dans le magazine Casus Belli, sur le forum Casus NO. Je ne peux résister à la tentation de laisser mon p’tit commentaire.

    « Suit la deuxième partie de la description d’Oblis, (…) Ce que j’en ai lu m’a paru fort honorable. »

    C’est gentil (je suis l’auteur). Oblis n’a pas l’ambition de révolutionner le genre et souffre de divers problèmes de conception, mais c’est gentil.

    « Il y a aussi dans cette section des règles supplémentaires pour Chroniques Oubliées ; et un scénario (ah non, c’est vrai, ici ça s’appelle un arc narratif), (…) »

    Les mots ont un sens. Le terme « arc narratif » n’est pas utilisé pour se la péter, mais bien pour décrire de manière *précise* une forme particulière de scénarisation, différente d’un « scénario » traditionnel. Tout cela est expliqué de manière assez didactique – je l’espère, en tout cas – dans Casus Belli n° 4, page 183 et suivantes. Autant appeller les choses par leur nom, d’autant plus qu’il y a une incidence sur la mise en place de la campagne en question (les « arcs narratifs » ne se suivent pas mais s’entrelacent).

    Et j’ai bien veillé à utiliser le terme français, et non pas le terme anglais d’origine, « story arc ». Tous les auteurs ne sont pas de sales hipsters ! :)

    • 賈尼 dit :

      Je profite de ta présence pour te poser une question qui m’a taraudé à la lecture de ton cadre de campagne : Oblis est-elle inspirée par le Syndic’s Ban de Glorantha (brumes, impossibilité de voyager, distorsions temporelles), ou est-ce une simple coïncidence ?

      • Ralph B. dit :

        Coïncidence, mais… il va falloir que je m’intéresse à ça, du coup :). (Les inspis principales d’Oblis, c’est : Darwinia de Robert Charles Wilson, le jeu vidéo S.T.A.L.K.E.R. et la nouvelle Brume de Stephen King. Plus une tripotée de trucs divers et variés.)

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