Prenez un ticket et faites la queue !

Une fois de plus, on cherche à recruter quelqu’un pour renforcer l’équipe cet été.
Une fois de plus, on en est réduits à passer une annonce auprès de pôle emploi.
Une fois de plus, l’annonce publiée ne correspond pas à ce que j’ai demandé : non seulement elle est classée n’importe comment ; ben oui, c’est à nous de rentrer dans les petites cases étriquées définissant les métiers selon popaul emploi, puisque eux sont incapables de s’adapter aux réalités du marché du travail ; résultat, on se retrouve à demander un contrôleur en gestion des risques industriels (ou une tournure du genre, je n’ai pas retenu l’intitulé exact), ce qui n’est pas tout à fait une description correcte du poste à pourvoir ; mais en plus, au lieu de donner les coordonnées du service, c’est ma propre messagerie qui a été fournie à popaul. Sachant que le recrutement est urgent et que je vais prendre quelques jours de vacances sous peu, ça va être pratique pour gérer l’afflux des candidatures…

Une fois n’est pas coutume cependant, il y a apparemment eu deux annonces différentes de postées, dans deux agences différentes ; et la seconde, que je n’ai pas eu l’occasion de lire, serait mieux faite que la première, ne serait ce que parce que, ô miracle, le nom de métier y est (presque, mais la nuance relève plus ou moins du pinaillage) correct ! Et du coup, en ouvrant ma BAL pro ce matin, j’ai découvert une candidature adaptée !
Ma bonne surprise n’aura été que de courte durée cependant, car en étudiant le CV du candidat, j’ai commencé à me poser des questions : un type de plus de soixante balais, dont trente-sept passés dans l’administration (au début, j’ai cru que 37 c’était son âge, puisqu’il n’était indiqué nulle part), qui se retrouve brutalement à postuler pour un CDD à 3h30 de son domicile, c’était un peu étrange ; pourquoi avait il quitté l’administration alors qu’il était en fin de carrière, pour commencer ?
J’envisageais de passer un coup de fil à une copine bossant dans la même administration pour savoir s’il y avait eu un dégraissage massif à l’époque concernée, mais comme ce brave candidat indiquait également dans son CV qu’il avait exercé l’année dernière le même genre de boulots que celui pour lequel il postulait chez nous, j’ai d’abord téléphoné à l’usine où il avait bossé, pour avoir quelques infos sur lui.
Bien m’en a pris, car plus mon interlocuteur m’apportait de précisions, plus il était évident qu’il me déconseillait à mots couverts de recruter l’individu, et plus il était flagrant qu’il ne ferait pas l’affaire chez nous.
Dommage, pour une fois qu’on avait un candidat de chez popaul emploi avec un profil professionnel correspondant à ce qu’on recherchait…

Comme je ne comptais pas franchement sur les candidats qui me seraient adressés par pipôle emploi, j’avais activé le plan B et fait appel à mes réseaux (malheureusement un peu légers). Et là, deuxième bonne surprise, j’ai aussi reçu ce matin un msg me recommandant une candidate décrite comme débrouillarde par sa « marraine ». Ayant écarté le candidat précédemment évoqué, j’ai donc contacté cette jeune femme, et nous avons convenu d’un entretien d’embauche sur le site demain.

Je commençais à me dire que j’allais pouvoir prendre mes vacances tranquille, au lieu de devoir repasser à l’usine une fois par jour pour consulter ma BAL et gérer le recrutement, quand j’ai eu des nouvelles d’une autre recrue potentielle (à qui le poste aurait dû échoir au départ, mais qui, ayant postulé ailleurs, avait préféré attendre la réponse de l’autre recruteur). Pas de bol pour elle a priori, sur ce genre de recrutements où il faudra de toutes façons former de A à Z la nouvelle arrivante, pour départager deux candidat(e)s acceptables, je fonctionne sur le principe du premier arrivé, premier servi.

Ce recrutement estival se présente donc pour une fois sous des auspices radieux : soit nous faisons affaire demain, soit je fais venir la dernière candidate vendredi matin, mais entre les deux, il y en aura bien une qui conviendra (et à qui nous conviendrons).
Et en plus d’en recruter une, je peux recaser l’autre chez les collègues du site le plus proche, donc c’est gagnant-gagnante…

Si ça se passe comme les fois précédentes, nous aurons donc encore une fois pourvu le poste sans l’aide de pôle emploi, dont les candidats se mettront à affluer (le terme est ptêt un peu fort) une fois l’annonce retirée. Mais en plus, cette fois j’aurais eu le choix, ce qui ne m’était pas arrivé depuis presque dix ans.

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