Si tu m’écornifles, je te colle une mornifle

Quand on rentre crevé et bien tard du boulot, et qu’on vient de s’allonger en espérant faire une petite sieste réparatrice, il est particulièrement désagréable d’entendre à ce moment précis le téléphone sonner. Surtout quand c’est pour avoir à l’autre bout du fil un écornifleur (une écornifleuse, dans ce cas précis) qui cherche à vous fourguer un produit, ou plutôt dans le cas présent des solutions (qu’on n’est de toutes façons pas en état d’analyser suffisamment sérieusement, vue la fatigue).
Alors pour couper court et avant que la moutarde ne me soit suffisamment montée au nez pour que je devienne franchement désagréable (ce qui n’allait inévitablement pas tarder ; déjà, j’avais décroché avec mon ton des mauvais jours, histoire de bien la mettre dans l’ambiance), je lui ai coupé la parole pendant qu’elle m’expliquait le sujet de son appel, en lui déclarant tout de go que ça ne m’intéressait pas.
Si j’avais été moins fatigué, j’aurais sans doute été relativement amusé par le ton interloqué sur lequel elle m’a répondu :

Qu’est ce qui vous intéresse pas ? J’vous ai encore rien présenté…

Mais je n’étais pas en état de m’amuser avec elle, aussi ai-je raccroché dans la foulée, non sans lui avoir répété que ça ne m’intéressait pas et lui avoir souhaité une bonne soirée.
Et du coup, j’ai dû remettre ma sieste à plus tard dans la soirée : je suis toujours aussi fatigué, mais comme l’adrénaline est montée, c’est foutu.

Faudrait que je finisse par investir dans un téléphone avec présentation du numéro, ce qui me permettrait au moins de ne pas décrocher quand un écornifleur m’appelle…

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