Zen and the art of the interview

Il y a quelques semaines, le siège annonçait aux cadres responsables des sites dits déconcentrés qu’il leur faudrait impérativement avoir fait remonter les comptes-rendus des entretiens annuels de leur personnel avant le 30 mars ; un délai qui n’était tenable pour aucun d’entre-nous.
La moitié des cadres concernés (dont la collègue qui occupe ici la place du râleur invétéré qui était la mienne dans mon précédent poste) avaient réagi en annonçant que ça ne leur serait pas possible.
Pour ma part, avant que ne soit envoyée la première de ces réactions j’avais décidé de faire le mort : je savais pertinemment que je ne serais pas dans les délais, je ne voyais pas de raison d’en rajouter en annonçant avant la date fixée pour l’échéance que je n’allais pas les respecter, et encore pire, en en laissant une trace écrite.
Finalement, j’ai bien fait de ne pas m’affoler : car la responsable du service administratif nous a annoncé ce matin, alors que nous étions tous montés au siège pour une réunion, qu’elle ne se préoccupait de toutes façons pas du délai en question.
Bref, j’ai encore une fois réussi, en restant zen, à éviter de me faire remarquer comme râleur patenté ; chose que ma collègue, pourtant un poil plus âgée que moi, a encore beaucoup de mal à faire (même si, sur mes conseils en particulier, elle a fait des progrès), comme elle nous l’a encore prouvé ce matin tandis que je me tournais benoîtement les pouces en attendant que les choses se tassent et qu’arrive le moment d’ouvrir ma grande gueule.

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