Kro en résumé : Psi*Run

Psi*Run
They took your life.
You got away.
They want you back.
Run!
© 2011 Meguey Baker
Based on Psi*Run (ashcan), © 2007 by Chris Moore and Michael Lingner
ISBN 978-0-976904-2-9
Night Sky Games
64 pages (format 16 × 20,5 cm environ)

JdR narrativistepsirunLes PJ (Runners) sont amnésiques et dotés de facultés psioniques. Ils n’ont aucun souvenir de leur passé, à part qu’ils étaient emprisonnés quelque part, qu’ils viennent juste de s’évader (à
la faveur d’un accident du véhicule qui les transportait), et qu' »on » les poursuit. Ce passé sera (vaguement) découvert (lisez « créé », « inventé », « imaginé ») au fil de la partie, au moyen d’éventuelles réponses à une poignée (quatre à six) de questions faisant partie des « caracs » du personnage (qui en dehors de ça n’est défini que par son aspect physique, éventuellement son nom s’il s’en souvient, et une brève description de son pouvoir psychique).
L’écart entre les PJ et leurs poursuivants dépend du résultat des joueurs aux dés, de même que l’obtention de réponses aux questions qui définissent leurs persos, ou d’éventuelles blessures (physiques ou non), blessures qui sont toujours le résultat d’un jet que le joueur accepte de faire (un perso ne peut être blessé que si le joueur choisit d’en courir le risque).
Le but du jeu étant d’obtenir les réponses aux questions des PJ, la partie s’achève en principe quand un joueur a obtenu une réponse à chacune des siennes. On fait alors un point sur là où chacun se trouve par rapport aux poursuivants, et c’est fini. Quelque part, c’est une fin un peu abrupte à mon goût. D’autant que pour ce qui est de lever le voile sur le passé des amnésiques, ça restera en général bien superficiel, et bien frustrant à mon avis.
Les règles sont simples, mais imposent une certaine « structuration » de la façon de jouer (et d’ailleurs, se bornent à cette structuration : il n’y a pas de système de simulation à proprement parler) : on en arrive à quelque chose qui à la lecture me semble plus proche d’un jeu de société que d’un JdR tel que j’ai l’habitude de le pratiquer. Y a pas de scénario, tout est improvisé au fil de l’eau en partant de la description des PJ. On est dans une narration expérimentale qui est certes du JdR, mais n’est certainement pas à mon goût.

(à noter qu’un financement participatif pour une traduction en français a été lancé ; je ne sais absolument pas où il en est)

Ce contenu a été publié dans JdR, Kros, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *