Maraud qui n’y est

Comme malheureusement prévu, j’ai dû me résoudre à profiter de la permanence tenue par le cordonnier pendant le marché pour aller récupérer le boulot que j’avais confié au maroquinier du village.
Comme je m’en doutais, le cordonnier n’était pas au courant, alors que l’autre m’avait déclaré qu’il lui passerait le mot. Heureusement, l’objet était en relative évidence sur un plan de travail et j’ai donc pu reprendre mon bien.
Comme il n’y avait pas eu de communication entre les deux artisans, le cordonnier m’a demandé de payer deux brouzoufs, alors que l’autre m’avait annoncé un devis à cinq brouzoufs (chose que je me suis bien entendu abstenu de lui raconter).
Il m’a par ailleurs déclaré que lui non plus n’arrivait pas à coincer le maroquinier, et qu’il n’avait même pas un numéro de téléphone pour le joindre. Franchement, je me demande comment cette boutique peut tenir. Et de ce que j’ai pu capter de la conversation qu’il avait avec la cliente qui était dans l’échoppe quand j’y suis arrivé, conversation que j’ai prise en cours, j’ai l’impression que les permanences de cordonnerie ont du plomb dans l’aile et vont cesser à plus ou moins court terme.
Je serais fort surpris que le maroquinier tienne longtemps après ça. C’est regrettable car il y avait à mon avis un réel besoin pour un tel artisan sur place, mais il l’aura bien cherché.

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