Kro en résumé : We Stand on Guard

We Stand on Guard
Brian K. Vaughan, Steve Skroce
Image Comics, Inc.
ISBN 978-1-63215-702-7
© 2016 Brian K. Vaughan & Steve Skroce

BD américano-canadienne de SF futur proche, en anglais (à part quelques dialogues en français, le personnage qui les prononce étant québécois)

L'image n'est pas tout à fait conforme à la réalité, mais je n'ai pas trouvé mieux en ligne

L’image n’est pas tout à fait conforme à la réalité, mais je n’ai pas trouvé mieux en ligne

À part quelques flashbacks, l’histoire se déroule en 2124. Les États-Unis ont envahi le Canada en 2112, prenant prétexte d’une attaque (non revendiquée) contre la Maison Blanche, ce qui leur a permis de faire main basse sur les ressources en eau de leur voisin du nord, puisque eux mêmes avaient abondamment dilapidé les leurs. Le personnage principal est une jeune fille de dix-sept ans dont les parents ont été tués lors des premiers bombardements américains, qui a survécu en errant à travers le pays en compagnie de son frère jusqu’à ce que celui-ci soit capturé par les soldats américains, et qui tente de survivre en allant vers le nord, les amerloques ayant envahi la plus grande partie du pays. Attaquée par un robot militaire américain, elle est sauvée par un petit groupe de résistants, et rejoint leurs rangs. Mais la lutte de la résistance canadienne devant les moyens démesurés (en particulier technologiques (y compris dans les méthodes pour torturer les prisonniers)) de l’armée américaine est un combat perdu d’avance…
L’histoire se finit au bout des six épisodes contenus dans le recueil ; un peu abruptement peut-être.
Les dialogues en français sont à peu près corrects ; à part celui du robot américain, qui est volontairement incorrect. Fait remarquable dans un truc écrit en anglais (donc visant principalement le marché anglophone), ils ne sont JA-MAIS traduits en anglais.
Le dessin, réaliste, est très lisible. Les grosses machines de guerre futuristes louchant du côté du mecha ne sont pas à mon goût, mais pour le reste, dessin et histoire, j’ai bien aimé. D’autant que le parallèle avec d’autres populations envahies par les Américains, mais qui ne sont ni blanches, ni anglophones, ni riches, est évident (et voulu).
J’ai quand même un léger regret, c’est que ça soit si court : le contexte avait un certain potentiel rôludique (dans la veine d’un jeu comme Freedom Fighters, mais en version un peu futuriste) et j’aurais bien aimé le voir un peu plus exploré / dévoilé.

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