Le canal ophite
John Varley
Éditions J’ai Lu
© Calmann-Lévy, 1978
ISBN : 2 – 277 – 21463 – 9
V.O. : The Ophiuchi Hotline, © John Varley, 1977
254 pages
Roman de SF présenté dans Challenge n° 60 comme Arguably the earliest cyberpunk novel
Je veux bien croire que c’était novateur (même si je ne le classerai pas parmi les cyberpunks). Mais près de cinquante ans après, je suis blasé, j’ai lu bien mieux, c’est franchement banal.
L’histoire : nous sommes quelques siècles dans le futur. L’humanité s’est fait expulser de la Terre par de mystérieux ET et vit désormais éparpillée dans le système solaire. Depuis des décennies, elle capte des signaux en provenance de la constellation d’Ophiuchus qui lui ont permis de progresser considérablement sur le plan technologique (le clonage humain est banal, les sauvegardes de mémoire aussi, les biotechnologies sont très avancées, on sait manipuler les (micro-)trous noirs, etc…). La personnage principale aura d’ailleurs une tripotée de clones au fil du bouquin, dont plusieurs seront mêmes vivants en même temps… Jusqu’à présent, les humains se sont contentés de récupérer les infos envoyées par ce fameux canal ophite, mais voilà qu’ils reçoivent un message leur annonçant qu’ils vont devoir payer pour tout ce qu’ils ont déjà reçu, sinon il y aura des sanctions… Donc l’un des clones de l’héroïne est envoyé pour obtenir plus d’infos sur ce fameux message et savoir ce qui se passe.
J’ai été déçu. Oh, l’histoire est correcte et la science-fiction probablement novatrice, même si comme je l’ai dit plus haut, on a fait mieux depuis. Mais outre le fait que je suis blasé, je pense que ma déception vient aussi en bonne partie du fait que le roman fait probablement partie d’un tout (la série des huit mondes), et qu’il faut en lire d’autres pour comprendre tout le contexte.
