Décidément, il n’y en a plus que pour 2300…

MGP vient d’annoncer qu’un nouveau supplément pour Rikki-Tikki-Traveller était en cours d’écriture ; et comme il s’appelle The French Arm, ça devrait encore une fois être pour leur version de 2300 AD.
Je me demande si ça sera une création originale, ou encore une reprise de vieux suppléments GDW…

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Le grand concours de bites est relancé !

Ici.
Et pour l’instant, les soi-disant gros calibres n’ont pas dit mieux… Dommage, j’aimerais bien savoir comment je me situe par rapport à eux.

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Petits miquets du lundi soir

Pourquoi les extra-terrestres constituent une menace pour nous.

Manifestement, Scott Meyer ne connait pas Van Canto.

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Judas Priest s’est fait baezer

La chanson de Joan Baez Diamonds & Rust a souvent été reprise, en particulier par Judas Priest sur l’album Sin After Sin (mais j’en ai aussi au moins une version Blackmore’s Night, sans compter l’originale).
Je suis récemment retombé, en triant des fichiers suite à mon problème de disque dur, sur cette reprise par Nightqueen :

Leur premier album était correct, mais ne m’avait pas suffisamment enthousiasmé pour que je cherche à me le procurer. Mais si la suite de leur production est de cet acabit, je sens que je vais m’intéresser un peu plus à leur musique, car c’est la meilleure version de cette chanson que je connaisse !

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Kro en résumé : French Arm Adventures

2300 AD
French Arm Adventures
Colin Dunn (mais les véritables auteurs, ceux des suppléments GDW repris par le présent ouvrage, sont crédités avant lui)
ISBN 978-1-907702-93-8
MGP 20003
© 2012 Mongoose Publishing
176 pages

Recueil de trois scénarios pour la version Rikki-Tikki-Traveller de 2300 ADfrencharmadventuresCe n’est pas une création originale, mais la reprise de trois vieux modules publiés pour Traveller: 2300 : Beanstalk, Kafer Dawn et Energy Curve.

La couverture est franchement moche et ne ressemble à rien. Je présume qu’elle est censée illustrer le crash d’un vaisseau spatial au début du scénario Energy Curve, mais j’ai pour cela dû faire preuve de bonne volonté.
Les illustrations sont particulièrement rares et plutôt bof.
Le texte a été en partie réécrit (enfin, disons plutôt « paraphrasé »), un peu pour le mettre au goût du jour des avancées technologiques du contexte pour la nouvelle édition du jeu, un peu pasque Colin Dunn, l’auteur (et pour l’instant seul contributeur à la gamme 2300 version RTT) avait visiblement envie de se faire plaisir… Il y a des erreurs de recopie, et d’autres (de maquette, en particulier, qui rendent parfois la lecture pénible) probablement dues au passage par un logiciel d’OCR et à l’absence de relecture.
Des orthographes françaises fantaisistes sont restées inchangées, et certains nouveaux emplois du français sont carrément incorrects.

Il y a aussi quelques modifications mineures (mais purement gratuites) du fond (Dunn a même réussi à remplacer le nom d’un PNJ par celui de sa compagne !). Les Klaxun (des ET) sont devenus des arbors. On retrouve aussi la fixette de Dunn, qui consiste à coller des Pentapodes partout (ou à en rajouter quand il y en avait déjà) : à force, ça devient franchement pénible, d’autant que ces ajouts sont purement gratuits et n’apportent strictement rien aux scénarios.

Beanstalk a pour cadre l’un des deux ascenseurs existant en 2300, celui situé sur la colonie française de Bêta Canum Venaticorum-4. La planète et son ascenseur sont décrits. Le reste est constitué d’une suite de trois scénarios tournant autour de l’ascenseur orbital. Ces scénarios sont censés pouvoir faire suite au scénar The Tricolore’s Shadow, mais en fait, le lien est tellement ténu… qu’il n’existe concrètement pas (l’employeur des PJ sur place est le même ; mais vu ce qui se passe dans The Tricolore’s Shadow, il me parait très délicat de faire revenir sur Bêta Canum les persos l’ayant joué). Le premier des trois scénars est à peu près dépourvu d’intrigue (les PJ ont une mission à accomplir et les joueurs passent l’essentiel du scénario à faire les divers jets de dés correspondant aux tâches successives à réaliser). Quant au troisième, il se passe à bord d’une capsule de l’ascenseur orbital, pendant le trajet de cinq jours menant du sol à l’orbite, mais décrit la capsule comme n’ayant ni steward, ni cuistot, ni femme (ou homme) de chambre, bref, aucun personnel, ce qui me parait franchement incongru. Bref, il y aura un peu de boulot avant de faire jouer ça…

Kafer Dawn est bien entendu devenu ici Kaefer Dawn, puisque comme vous le savez Dunn a décidé de modifier l’orthographe du nom de ces ET. Ce scénario a pour cadre la planète Aurore, dans le système d’Êta Bootis, planète qui a été l’une des premières à être envahies par les belliqueux Kafers. On nous dit ici que Kaefer Dawn est prévu pour être joué à la suite de Beanstalk, mais l’enchaînement est purement artificiel et rien n’est fait pour proposer une transition entre les deux scénars. Outre les scénarios eux-mêmes, ce module a un double intérêt dans la gamme 2300 version Rikki-Tikki-Traveller : il décrit la planète Aurore et les Kafers, deux sujets qui faisaient chacun l’objet d’un « sourcebook » dans la gamme Traveller 2300, mais n’avaient jamais été détaillés dans la version RTT. Kafer Dawn proposait quatre scénarios, mettant aux prises de façon musclée les persos (a priori devenus ici mercenaires) et les Kafers ayant envahi la colonie américaine. Kaefer Dawn en rajoute un cinquième, avec des Pentapodes : Dunn s’est fait plaisir. Malheureusement, ce scénar court (moins de trois pages) ne présente pas un gros intérêt.

Energy Curve était dans mon souvenir le plus intéressant des scénarios pour Traveller 2300. Les PJ y sont des membres d’équipage d’un vaisseau spatial qui s’écrase sur une planète inhabitée après avoir été attaqué par un vaisseau kafer. Il leur faut s’éloigner de l’épave avant que les Kafers ne la repèrent, survivre sur une planète à l’environnement hostile (glacé), et attendre (peut-être pendant deees années) qu’on finisse par les retrouver et les récupérer. Ils devraient en principe faire une découverte importante sur place, qui les occupera en attendant (spoiler : ils ont l’occasion d’établir un premier contact avec une espèce ET inconnue). Comme les précédents, il n’était pas particulièrement prévu pour faire suite à un autre scénar, et d’ailleurs on nous dit simplement qu’il est prévu pour être joué après les précédents du bouquin, sans nous expliquer en quoi… Deux pages inédites ont été ajoutées par rapport à la version originelle. En fait, c’est l’ébauche d’un épisode supplémentaire et d’une conclusion pour le scénario. Ces deux pages ne sont pas remplies, et près de la moitié de leur contenu est constitué de textes d’ambiance sans intérêt : elles auraient pu avantageusement être développées, là le peu qu’elles apportent, n’importe quel MJ pouvait l’imaginer lui-même. À mon grand soulagement, Dunn n’a pas collé de Pentapodes ici.

Il y a 26 pages d’annexes à la fin du bouquin, qui commencent par deux pages d’infos sur les Pentapodes… Le reste, c’est du matos en tous genres, y compris bien entendu les inévitables vaisseaux spatiaux avec leurs plans, sans lesquels MGP ne conçoit pas de publier un supplément pour Rikki-Tikki-Traveller…

Si vous avez déjà les trois modules originaux mais que vous n’êtes pas collectionneurs, faites soigneusement l’impasse sur ce machin qui n’apporte rien à part le manque de qualité Mongoose (maquette parfois merdique, etc…) et des modifications purement gratuites. Et si vous n’avez pas les trois modules originaux, il me semble qu’ils sont encore assez facilement trouvables d’occase (et ils figurent sur le cédérom 2300 AD vendu par Far Future Enterprises, et se trouvent peut-être aussi sur RapideJDR (je n’ai pas vérifié)).

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Bientôt la rentrée des classes

Ceci m’a amusé (et m’a d’autant plus parlé qu’il y a des rôludions qui testent les dés avant de les acheter, c’est un peu le même principe).
La méthode me semble cependant à éviter avec le type de crayons représentés, pour cause de mines fragiles.
Et il m’a fallu réfléchir pour me souvenir du numéro atomique du bore (ou plus précisément, pour le calculer à partir de la formule mnémotechnique…).

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Kro en résumé : Le Trombone illustré

Le Trombone illustré
ISBN 978-2-8001-4279-1
© Dupuis 2009

Intégrale des trente numéros du Trombone illustré, éphémère supplément iconoclaste à Spirou en 1977tromboneillustreOn trouve dans cet épais recueil (3 cm d’épaisseur, format 34 × 24 cm) une intro présentant le Trombone, le contenu des trente numéros publiés, et un numéro spécial offert à Yvan Delporte pour ses cinquante ans : BD (dont les premières planches de Germain), gags dessinés, textes de SF (pour la plupart de Fredric Brown) ou humoristiques, billets d’humeur et textes destinés à faire réfléchir la jeunesse…
Il y a du bon et du beaucoup moins bon. Et au prix où c’est vendu, c’est à réserver à ceux qui sont à la recherche de leurs souvenirs nostalgiques de cette époque là…

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Kro en résumé : Isabelle

Isabelle 1
Dessin : Will
Scénario : Franquin, Delporte, Macherot
ISBN 978-2-8036-2327-3
Le Lombard 2007
224 pagesintegraleisabelle1

Isabelle 2
Dessin : Will
Scénario : Franquin, Delporte, Macherot
ISBN 978-2-8036-2119-4
Le Lombard 2007
215 pagesintegraleisabelle2

Isabelle 3
Dessin : Will
Scénario : Franquin, Delporte, Macherot
ISBN 978-2-8036-2173-6
Le Lombard 2007
213 pagesintegraleisabelle3

Intégrale en trois volumes de la série BD Isabelle

Les premiers albums sont quand même pour enfants (et même parfois franchement naïfs et bien vieillots). Ensuite (à partir de l’apparition du couple Hermès et Calendula) ça devient moins naïf, mais ça reste quand même de la BD pour enfants, malgré le fait que certains albums traitent des thèmes pas franchement rigolos (les sectes, le commerce des armes) et malgré certains jeux de mots qui sont clairement des jeux de mots pour adultes. Les jeux de mots sont parfois particulièrement recherchés, et je pense que de nouvelles lectures me feraient déceler une multitude de nouveaux petits détails, un peu comme dans les Astérix.
Bref, c’est sympa, mais à l’âge adulte, on n’y trouve pas forcément son compte.
Mon préféré restera Un empire de dix arpents, qui est aussi celui par lequel j’avais découvert cette série dans les pages de Spirou.

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Kro en résumé : Histoires magiques de l’histoire de France

Histoires magiques de l’histoire de France *
Guy Breton, Louis Pauwels
Omnibus
© 2002, 2012, Éditions Omnibus
ISBN : 978-2-258-09501-4
817 pageshistoiresmagiqueshf1Histoires magiques de l’histoire de France **
Guy Breton, Louis Pauwels
Omnibus
© 2002, 2012, Éditions Omnibus
ISBN : 978-2-258-09975-3
749 pageshistoiresmagiqueshf2Réédition d’un recueil en deux volumes d’anecdotes mystérieuses sur l’Histoire de France (et parfois d’ailleurs)

Les deux « anthologistes » tiennent visiblement toutes ces anecdotes, dont certaines sont particulièrement fumées, pour authentiques, les prenant quasiment pour argent comptant, et y voyant l’intervention de ce que comme la plupart des gens (mais pas eux) je qualifierai de surnaturel (il y a aussi un certain nombre de sujets qui n’ont strictement rien de « fantastique » et dont on se demande ce qu’ils foutent ici, et un certain nombre d’autres choses qui relèvent de la légende (souvent religieuse) pure et simple, mais qui sont traitées sur le même pied que le reste). Chaque anecdote est suivie de Réponses à l’incrédule, qui sont en gros une FAQ, mais ce sont des questions posées par un incrédule bien crédule, peu inquisiteur, et facile à embobiner (voire qui pose parfois commodément une question que les auteurs pourraient le remercier de leur avoir posé).
Je ne conteste pas que certaines de ces anecdotes puissent avoir un fond plus ou moins étendu d’authenticité, mais ça ne dispense ni de rationalité, ni d’esprit critique dans l’analyse des prétendus faits et de leurs sources (qui me paraissent souvent être un sacré point faible). Sans parler par exemple d’un argument tel que celui-ci, employé au sujet d’un prétendu médium : « [ce] n’était pas un homme capable de truquer une expérience de ce genre » : ah ben ouais, si on part du principe que les mystificateurs sont honnêtes et incapables de tricher, c’est sûr, on va en trouver beaucoup, des voyants extralucides et autres… (et des arguments du même acabit, consternants de naïveté, il y en a beaucoup dans ces bouquins ; à tel point qu’au bout d’un moment, ma patience mise à rude épreuve me les a faits trouver de plus en plus lamentables et ridicules)
On nous présente avec le plus grand sérieux comme étant dignes de foi et parfaitement documentées des choses aussi clairement démontrées comme étant du pipeau que l’effet Kirlian ou les exploits du tordeur de cuillers Uri Geller… Ou comme extraordinaire la capacité de marcher sur des braises, alors que ce phénomène est parfaitement expliqué scientifiquement.
Le recueil ne se limitant pas (loin de là) à des anecdotes françaises, on y trouve une vague mention de Benjamin Bathurst, le voyageur de Perleberg, qui fut à l’origine d’une note de bas de page dans l’interview de Didier Guiserix dans Cent Prétentions n° 5, et de la nouvelle de H. Beam Piper He walked around the horses ; mais c’est à l’image de l’ensemble des bouquins : on nous présente ça comme une disparition mystérieuse et inexpliquée, alors qu’on dispose en réalité d’un certain nombre d’éléments permettant d’affirmer que ce brave voyageur avait tout simplement été tué et dépouillé.
Quant à la météorite de la Toungouska, elle est ici remplacée par une soucoupe volante, évidemment.

Huit pages sont consacrées à la Bête du Gévaudan. J’ai été quelque peu surpris par contre de ne rien trouver sur le chevalier d’Éon, alors qu’un chapitre est consacré à un autre homme déguisé en femme. Certes, dans les deux cas il n’y a rien de surnaturel, juste du mystère (et surtout pour leurs contemporains), mais bon…

Si j’ai apprécié le recueil d’anecdotes, j’aurais bien voulu qu’elles soient abordées sous un angle froidement analytique, de façon scientifique, et avec scepticisme, toutes choses malheureusement absentes de ces recueils.
Et c’est quand même franchement bien souvent du complet n’importe quoi.
Une lecture à éviter.

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Kro en résumé : La bête qui criait amour au cœur du monde

La bête qui criait amour au cœur du monde
Harlan Ellison
© Les Humanoïdes Associés, 1979
ISBN : 2-7316-0006-3
V.O. : The Beast That Screamed Love At The Heart of the World, © Harlan Ellison 1969
293 pages

Recueil de quinze textes courts de Harlan EllisonlabetequicriaitamourLes nouvelles vont du pas mal à des machins qui m’ont laissé le sentiment qu’Ellison est encore un de ces auteurs de SF dont la réputation est disproportionnée par rapport aux textes, du moins si je pars du principe que les présents sont représentatifs de sa prose.

Sur les quinze, ceux que j’ai préférés sont (dans l’ordre d’apparition) :
Phénix, dans lequel une expédition se lance à la recherche d’une ville mythique détruite il y a longtemps, selon des principes scientifiques ;
Sur la route panoramique, un texte très carwarsien ;
La course aux étoiles, une histoire d’invasion ET sur une colonie terrienne ;
Est-ce que vous écoutez ?, l’histoire d’un type qui devient indétectable par le reste de la société ;
Places debout exclusivement, une histoire de premier contact avec des ET à New York, qui vaut par sa conclusion ;
Un gars et son chien (nouvelle figurant dans la bibliographie d’Aftermath! pour laquelle je me suis procuré le recueil) : c’est un récit post-cata, dont le personnage principal est un adolescent de quinze ans, Vic, accompagné d’un chien intelligent (il sait lire, entre autres choses) et télépathe (tout ceci suite à des manipulations humaines datant d’avant la Ruine). Errant dans les décombres d’une ville où les survivants sont principalement des hommes, à la recherche d’une fille à violer, il en trouve une qui vient d’une cité souterraine où la civilisation d’avant-guerre a été préservée. Il essaie ensuite de la rejoindre dans ladite cité. C’est un honnête récit post-cata, intéressant sans être exceptionnel, mais le concept de la cité souterraine ne tient pas debout : elle est exactement comme une ville de surface mais qui se retrouverait dans une immense caverne.

Au final, c’est donc un recueil fort inégal, dont les mauvais textes m’ont plus marqué que les bons, bien qu’ils soient moins nombreux.

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