Puisqu’un Barbare de mes amis m’incite dans mon propre intérêt à ne plus raconter les rêves dans lesquels je trucide de sombres individus à coups de canif, je ne sais pas si je dois également vous parler du rêve de ma sieste de tout à l’heure, où j’ai expulsé par la force en le balançant du haut de l’escalier extérieur de MA maison de campagne que je n’ai pas, et qui d’ailleurs n’existe pas, un « squatteur » qui, assis dans un coin (sans doute sur mon plumard) s’était permis de critiquer l’annonce que j’avais faite à un autre squatteur, qui assis à l’autre bout de MON plumard faisait un de MES livres dont vous êtes sur le héros que je n’ai pas en écrivant dessus (au crayon de papier et sans appuyer, certes, mais quand même), qu’il n’avait rien à foutre ici puisque ni moi, ni mon frère, ni les deux autres personnes présentes (des copains, dont un que je n’ai pas revu depuis douze ans et qui ne joue même pas au JdR), avec lesquels j’étais en train d’étudier les créneaux disponibles pour faire au moins deux parties de MEGA (et ptêt une troisième d’un autre JdR, Rêve de Dragon sans doute puisque nous comptions sur la présence d’un autre pote, grand amateur de ce jeu, venu avec celui qui n’est pas joueur dans la réalité) d’ici fin juillet, ne le connaissait, et que dès qu’il aurait fini le bouquin, il foutrait le camp.
Comme je trouvais pourtant ma décision relativement magnanime (qu’est ce que vous feriez, vous, si un inconnu avec une tête de geek (boutonneux, lunettes, cheveux longs et sans doute pas très propres) se pointait chez vous, s’installait sur votre lit, écrivait sur un de vos bouquins, tout ça le plus naturellement du monde, sans demander la permission, sans dire bonjour, sans rien ?), j’ai pas aimé que l’autre squatteur me réplique d’un ton ironique que c’était extrêmement généreux de ma part. Raison pour laquelle il a dévalé un étage sur un escalier de pierre moussu (je me souviens de l’avoir empoigné par le colback et le bas du dos, je ne suis pas certain de l’avoir propulsé d’un bon coup de pied au cul ou de l’avoir simplement jeté à bas des escaliers).
Mais voilà, tout ce qu’on va retenir, c’est pas ma tolérance, c’est que j’ai viré un intrus de chez moi…
Forcément, avec un tel laxisme de l’opinion populaire, comment voulez vous que l’insécurité n’augmente pas ?