Retour à Mithril

J’investis rarement dans les maxis, mais j’ai fait une exception dernièrement pour Traveller Supplement 1 : The Ephemeral Glades, de The Lord Weird Slough Feg :

Évidemment, s’il n’avait pas eu un thème travellerien, je me serais abstenu : ce n’est qu’un maxi. Mais ceci dit, il est franchement pas mal.
Pas trouvé de clip à vous faire écouter.

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Tombé à la renverze

Le sauteur en hauteur Franck Verzy, ancien recordman de France de la discipline et qui fut le premier Français à franchir la barre des 2m30, est mort mercredi. Il avait 64 ans.

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Bed of thorns(wood)

Craig A. Glesner, connu dans le fandom travellerien sous le pseudonyme de Magnus von Thornwood, est mort hier. Il avait publié des plans de vaisseaux pour T5, et il avait contribué au moins à T5, Cirque, et à la deuxième édition de Mercenary pour RTT1.

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Visitez la Bretagne

Sauf que ce Trégor là n’est pas en Bretagne, puisqu’il s’agit de l’univers med-fan’ apparu autrefois dans le Dragon Radieux et qui fait désormais l’objet d’un JdR à part entière, présenté en (nombreuses) photos ici.
N’ayant pas de vécu particulier avec ce cadre de jeu, j’en resterai pour ma part aux articles du Dragon Radieux, et aux trois bouquins parus à l’époque.

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Sous le radar : The story remains

Je croyais que Fairyland allait se dissoudre suite au décès de Philippe Giordana qui en était plus que la cheville ouvrière, mais ils ont continué, et ils viennent de sortir un nouvel album, The Story Remains, vers lequel j’ai eu l’occasion de tendre une oreille :

Eh bien, pour dire les choses simplement, j’ai été déçu, et ne compte donc pas suivre cette version du groupe orpheline de son principal artisan.
Extrait :

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La campagne JdR du mardi

Une campagne pour Boldly Go! est parue.
Je vais ptêt me laisser tenter…

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Kro en résumé : Eriophora

Eriophora
Peter Watts
Le Livre de Poche
ISBN : 978-2-253-24355-7
© 2020, le Bélial’, pour la traduction française
V.O. : The Freeze-Frame Revolution, publié par Tachyon Publications
214 pages

Roman de SF hard science

C’est l’histoire d’un vaisseau spatial (Eriophora, qui doit son nom à celui d’un genre d’araignées qu’on ne trouve pas en Europe à ma connaissance) envoyé créer des trous de ver à travers la Voie Lactée, pour permettre ensuite à l’humanité d’accéder aux étoiles. Construit dans un astéroïde évidé, piloté par une intelligence artificielle relativement limitée (nommée Chimp), et renfermant un trou noir en son cœur (le trou noir sert à créer les trous de ver, mais je ne me suis pas particulièrement penché sur les quelques explications à propos de la méthode), il fonctionne en automatique, sauf quand quelque chose d’imprévu survient que l’IA ne sait pas gérer : dans ces cas là, elle réveille quelques-uns des milliers d’humains embarqués (tous en cryogénie) pour lui donner un coup de main. Ces humains ont été spécialement « créés » pour ce projet, et ils sont dotés de prothèses informatiques qui permettent à l’IA, à laquelle ils sont directement reliés, de voir ce qu’ils voient et d’entendre ce qu’ils entendent.
À la base, il était plus ou moins prévu que, le progrès technologique aidant, les humains du futur finiraient par contacter le vaisseau et mettre un terme à sa mission. Mais soixante-cinq millions d’années se sont écoulés depuis, Eriophora a fait plusieurs fois le tour de la Voie Lactée, et il n’a jamais rencontré d’humains. Certains à bord pensent que la mission ne sert plus à rien et qu’il faudrait donc l’arrêter, mais Chimp est programmé pour la continuer. Le roman raconte donc l’histoire d’une mutinerie, rendue d’autant plus difficile par le fait que Chimp perçoit ce que perçoivent les occupants d’Eriophora, que c’est lui qui les réveille, qu’il choisit qui précisément il réveille, et que ces périodes de réveil ne durent que quelques jours à chaque fois, et sont séparées par des siècles, voire des millénaires, de sommeil…
C’est court, c’est assez vite lu, mais je ne peux pas dire que j’ai vraiment accroché. Et la lecture est compliquée par le fait qu’on remarque vite qu’un message est caché dans le texte, sous la forme de lettres ou de caractères mis en gras : donc en plus de suivre le récit, faut faire gaffe à bien capter tous les gras, et les noter pasqu’au bout d’un moment le message est trop long pour être retenu de façon confortable. J’ai d’ailleurs manifestement raté plusieurs éléments, malgré le fait que bien souvent, je faisais plus gaffe au message secret qu’au texte principal : ce qui fait que je n’ai pas capté qu’il était censé à la fin indiquer l’URL d’une page où on peut lire une nouvelle venant compléter le roman
Bref, peux pas dire que ce soit mauvais, au contraire, c’est original et assez sympa, mais c’est sans doute pas de la SF pour moi.

(bouquin lu en partie par la faute de Tonton Alias)

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Kro en résumé : The Icerigger Trilogy

Icerigger
Alan Dean Foster
ISBN : 978-1-5040-8213-6
Copyright © 1974 by Alan Dean Foster
This edition published in 2023 by Open Road Integrated Media, Inc.
225 pages

Mission to Moulokin
Alan Dean Foster
ISBN : 978-1-5040-8215-0
Copyright © 1979 by Alan Dean Foster
This edition published in 2023 by Open Road Integrated Media, Inc.
216 pages

The Deluge Drivers
Alan Dean Foster
ISBN : 978-1-5040-8217-4
Copyright © 1987 by Alan Dean Foster
This edition published in 2023 by Open Road Integrated Media, Inc.
192 pages

Trilogie de romans de la série Humanx Commonwealth

La trilogie se passe sur une planète glaciaire, Tran-ky-ky, qui n’appartient pas au Commonwealth. Les personnages s’y retrouvent naufragés après le crash de leur capsule de sauvetage. Il y a là un riche industriel, sa fille (adulte et par ailleurs obèse), un malfrat qui tentait avec un complice (qui n’a pas survécu) de les kidnapper (raison pour laquelle la capsule, dans laquelle ils ont été embarqués de force, s’est écrasée), et trois types qui se sont retrouvés là par hasard pasqu’ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment : un prof, un représentant en appareils de chauffage (bien entendu séparé de sa marchandise), et un genre d’aventurier plus tout jeune et un peu mystérieux. Dans le premier tome, ils doivent coopérer pour survivre et tenter de rejoindre la civilisation (l’unique comptoir commercial du Commonwealth sur la planète), ce qu’ils feront avec l’aide des autochtones, des ET (les Tran) ressemblant à des chats humanoïdes, capables de glisser sur la glace au moyen des griffes très particulières de leurs pattes arrières, qui leur servent de lames de patin, et de leur patagium qui leur permet de se faire pousser par le vent.
De façon relativement surprenante, le personnage principal n’est pas l’aventurier, mais le représentant de commerce.
C’est un récit d’aventures plutôt plaisant, avec des rebondissements et quelques idées intéressantes, mais côté SF, c’est assez limité : les personnages n’ont quasiment pas de matos moderne, et les autochtones ont un niveau technologique médiéval (que les personnages vont améliorer sur quelques points, en particulier en leur faisant construire l’icerigger du titre, un navire à voiles glissant sur la glace).
J’ai quand même tiqué sur le fait que la glace qui recouvre la planète (sauf quelques îles qui en dépassent) semble être aussi lisse qu’une patinoire : or sur Terre, ce n’est pas le cas de la glace polaire. Donc j’ai du mal à admettre l’idée des Tran qui patinent tranquillement sur les océans gelés, ou de leurs navires qui y glissent de même.

Dans le deuxième tome, après avoir passé environ un an et demi sur la planète les humains (sauf le malfrat) et leurs amis Tran arrivent au comptoir du Commonwealth à bord de leur icerigger. Là, ils se rendent compte que les indigènes se font enfler commercialement par les ultramondains, et trois d’entre-eux (le commercial, l’aventurier, et le professeur) décident de rester sur place pour tenter de fédérer un minimum les Tran, donc de les doter d’un gouvernement unique, au moins sur une partie de la planète, ce qui permettrait à cette dernière de demander à adhérer au Commonwealth, et donc de traiter ensuite d’égal à égal avec ces étrangers qui viennent acheter à vil prix leur artisanat local pour le revendre à prix d’or. Seulement voilà, d’une part les Tran sont un peuple de nature profondément conflictuelle, et d’autre part, ceux qui profitent de la situation actuelle n’ont pas intérêt à la voir changer…
Les trois humains et leurs compagnons tran partent donc vers d’autres cités-États pour tenter d’établir des alliances, mais leurs ennemis font tout pour faire capoter leurs efforts, et ils décident de pousser loin jusqu’à la mythique ville de Moulokin. Au passage, ils vont également découvrir des choses intéressantes (mais qui sur certains points entrent en conflit avec ma suspension of disbelief) sur l’histoire de la planète.
C’est un récit d’aventures très correct, mais j’ai trouvé ça moins bon que le premier tome : d’une part, c’est à peine plus SF (les personnages sont toujours quasiment dépourvus de technologie moderne) ; d’autre part, même s’il y a encore des trucs nouveaux, l’aspect « découverte de Tran-ky-ky » n’est plus vraiment là, puisque c’est un deuxième tome ; enfin, j’ai eu la déplaisante impression qu’à chaque fois que les personnages subissaient un revers, un coup du sort, ben ça ne durait jamais très longtemps, ils s’en sortaient rapidement et sans vraiment y laisser de plumes : c’est trop facile, et on finit par ne plus guère s’inquiéter pour eux (même si le succès de leur entreprise ne faisait guère de doutes).

Le troisième tome commence quelques temps après la fin du précédent tome. Quand les scientifiques qui étudient la planète depuis le comptoir leur demandent leur aide pour aller étudier sur place une anomalie climatique dans l’hémisphère sud qui pourrait être annonciatrice d’un réchauffement climatique imprévu, les trois personnages décident de rester au lieu de repartir vers des mondes plus agréables thermiquement, et les voilà repartis sur les océans gelés à bord de l’icerigger, en compagnie des scientifiques et de leurs amis Tran.
Là encore, ça se fait quasiment sans technologie moderne.
Ce troisième tome me laisse un sentiment mitigé. Déjà, comme dans le précédent, l’aspect « découverte de Tran-ky-ky » a disparu. Certes, on découvre encore des choses qu’on ignorait sur la planète, mais ça n’est plus pareil. Ensuite, il y a quelques endroits où ma suspension of disbelief a été mise à l’épreuve. Et puis comme dans le tome précédent, chaque coup du sort n’est qu’un contretemps temporaire pour les personnages principaux (c’est moins vrai pour ceux qui les accompagnent), un peu comme dans un Bob Morane. Y a aussi quelques coups de bol un peu forts (un, ça serait passé sans problème, une série, moins). Mais à côté de ça, l’histoire est plus intéressante que dans le second tome, plus SF aussi (car ce réchauffement climatique est d’origine anthropique). Et l’intrigue aurait pu faire un bon scénar de JdR.
Plaisant donc malgré ses défauts, mais ça n’est pas de la grande SF.

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Kro en résumé : For Love Of Mother-Not

For Love Of Mother-Not
Alan Dean Foster
Del Rey Books
ISBN 0-345-30511-6
Copyright © 1983 by Alan Dean Foster
247 pages

Roman de la série Humanx Commonwealth

Le roman met en scène Flinx, un personnage récurrent d’une partie de la série Humanx Commonwealth. C’est le premier roman le mettant en scène dans l’ordre chronologique des récits, mais pas le premier à avoir été publié : il permettait donc au lecteur d’en savoir plus sur le passé du héros.
Ça commence par l’achat de Flinx, alors un jeune enfant de huit ans, sur un marché aux esclaves par une vieille marchande d’artisanat, Mother Mastiff. Le gamin s’avère rapidement être doté de pouvoirs psioniques, et le bouquin passe rapidement sept ans plus tard : il a quinze ans, il a un drôle d’animal de compagnie (un minidragon, une sorte de serpent ailé avec lequel il a un lien (psionique) particulier) nommé Pip, et des gens veulent lui mettre la main dessus pour étudier ses capacités psioniques (ils appartiennent à une sorte de société eugéniste visant à développer (par sélection génétique) les psis chez les humains, et ce sont eux qui sont « à l’origine » de Flinx). Et pour lui mettre la main dessus, ils commencent par enlever Mother Mastiff (grâce à qui ils comptent contrôler le gamin). Flinx va se lancer à sa recherche. Mais les autorités sont aussi sur la piste de la société eugéniste, et elles ne veulent pas que du bien à Flinx…
C’est sympa à lire, c’est vite lu, mais je pense que le public cible est plutôt constitué des gens qui connaissent déjà Flinx et Pip (par leurs aventures ultérieures mais publiées précédemment) et veulent avoir le récit « des origines ». Du coup, je ne pense pas que ce soit une bonne porte d’entrée pour la série Humanx Commonwealth, à part éventuellement si vous comptez vous farcir dans la foulée le reste des aventures de Flinx, ce qui n’est pas mon cas.

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Kro en résumé : Star Surgeon

Star Surgeon
Alan E. Nourse
Positronic Publishing
ISBN 13 : 978-1-5154-2164-1
137 pages

Roman de space opera médical

C’est l’histoire de Dal Timgar, un jeune étudiant en médecine fraîchement émoulu de la faculté terrienne et qui doit encore, avant d’être officiellement consacré comme médecin (chirurgien, dans son cas précis), partir en mission interstellaire à bord d’un vaisseau médical en compagnie de deux autres aspirants médecins comme lui (mais de spécialités différentes). Dal n’est pas un humain, mais le tout premier étudiant extraterrestre venu sur Terre apprendre la médecine. La Terre est en effet le monde le plus avancé en matière médicale, et ses médecins sont universellement renommés, mais elle ne fait pas encore officiellement partie de la Confédération Galactique, à laquelle elle a cependant posé sa candidature. Et certains professeurs importants craignent qu’en diffusant leurs connaissances à des étrangers, les Terriens perdent le principal intérêt qu’ils présentent pour les autres espèces, et par la même, leurs chances de rejoindre la Confédération. Donc un professeur d’anatomie pathologique très haut placé va tenter de faire échouer Dal, d’abord en s’opposant à ce qu’il valide ses études et soit autorisé à participer à cette mission probatoire, puis en le faisant accompagner à bord par un étudiant qui l’a pris en grippe, et enfin en déformant les faits d’un rapport spectaculaire envoyé par les trois étudiants pour l’utiliser comme moyen de le faire virer. Mais Dal va triompher de toutes ces difficultés et devenir le premier chirurgien non-humain formé sur Terre.
C’est sympa, c’est vite lu, il y a des idées assez originales ; mais ça n’a rien d’extraordinaire. Et donc, c’est à réserver aux amateurs de space opera médical.

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