Le comportement du chat et ses troubles

Ceci m’a amusé.

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Kro en résumé : Shingouzlooz Inc.

Valérian
Shingouzlooz Inc.
par Lupano et Lauffray d’après Christin et Mézières
ISBN 978-2205-07679-0
© Dargaud 2017

Album hommage à la série Valérian, par Wilfrid Lupano (scénario) et Mathieu Lauffray (dessin)C’est un excellent album de Valérian. Tout court.
OK, le dessin n’est pas celui de Mézières (mais les personnages sont très reconnaissables, surtout Valérian, étonnamment ressemblant bien que dans un style légèrement différent). Seul bémol, les shingouz sont moins bien que ceux de Mézières, mais tout le reste est au niveau. Quant au scénario, on n’est pas dans le loufoque comme dans le précédent épisode signé Larcenet, c’est une vraie aventure de Valérian et Laureline, sérieuse mais pas dépourvue d’humour pour autant (vraiment pas, même), et je le redis, c’est du tout bon !

Sur fond de critique de la finance sans régulation, et dans une moindre mesure de l’état dans lequel nous avons mis notre planète. Valérian et Laureline sont en mission à la poursuite d’un roi de la finance défiscalisée, mais doivent brutalement tenter de « récupérer » la Terre, dont les shingouz (ou plus précisément une société qu’ils ont créée, Shingouzlooz) ont réussi à obtenir la propriété sur une « finesse » bureaucratique, mais qu’ils ont perdue aux cartes et qui est désormais détenue par un individu dont la spécialité est de siphonner les océans des mondes qui lui appartiennent pour en revendre l’eau sur d’autres mondes…

D’ordinaire, je suis contre la reprise des héros de BD par d’autres que leurs créateurs, mais là, je me dis que si Lupano et Lauffray héritaient de Valérian et Laureline, ben je ferais sans doute une entorse à ce principe, sur la foi de ce que je viens de lire et qui, franchement, m’a scotché.

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Actualités rôludiques *.pdf du jeudi soir

Le *.pdf complément pour la campagne Pirates of Drinax qui avait mystérieusement disparu du planning de MGP vient de sortir.

Je ne serai probablement pas client, mais FrontierSpace, JdR descendant de Star Frontiers, commence à paraître en *.pdf.

Je suis tombé sur cette campagne de financement participatif pour un JdR post-cataclysmique compatible avec Alpha Blue. J’y aurais bien contribué, mais il s’agira seulement d’un *.pdf d’une douzaine de pages, donc j’ai trouvé que finalement, ça ne valait pas le coup pour ma collec’.

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Kro en résumé : Ptolus

Ptolus
Monte Cook’s City by the Spire
Malhavoc Press
© 2006-2010 Monte J. Cook
671 pages

Supplément décrivant la ville de Ptolus pour le D20 SystemPtolus est conçue pour être une ville (A)D&Dienne caricaturale (ou plutôt, une ville « D&D3″ienne caricaturale) : elle fonctionne selon les règles de cette édition (alors qu’en principe, c’est aux règles de s’adapter au contexte). Ça veut en particulier dire que tout ça dégueule (plus ou moins) de magie (et encore, ç’aurait pu être bien pire…), ce qui n’est pas à mon goût.
La population de Ptolus est de 75.000 habitants (dont 70 % d’humains, mais on y trouve de tout, comme à Laelith). La ville doit son surnom de city by the spire à son emplacement au pied d’une aiguille rocheuse d’environ un kilomètre de hauteur (du coup, comme certains de ses quartiers sont bâtis sur le bas de cette aiguille alors que d’autres sont au bord de la mer, c’est une ville en pente, mais moins que Laelith). Elle est également traversée par une rivière, qui coule au fond d’une gorge, un peu comme Laelith encore. C’est un port. Elle a une université. Et sous ses rues s’étend un vaste complexe souterrain (the Dungeon), englobant entre autres les égouts, un réseau de cavernes, et des ruines naines. Niveau religieux par contre, il y a une religion monothéiste dominante, contrairement à Laelith (mais il y a aussi plein d’autres cultes, mineurs par rapport à la religion dominante ; et on nous précise aussi que It’s been said that if someone, somewhere worships something, you can find a temple for that religion in Ptolus).
Le premier chapitre est un topo général sur la ville, destiné aux joueurs, ce qui permet d’en avoir une vision globale sans avoir à se farcir le bouquin entier. C’est fort commode.
Le monde au delà de Ptolus est rapidement expédié, pour donner un peu de contexte à la ville elle-même. De toutes façons, on n’est pas vraiment censés en sortir (c’était un principe tacite de la campagne de Monte Cook), donc dans le fond et malgré les apparences c’est un peu comme pour Laelith, une ville sans réel cadre autour d’elle. L’histoire du monde (et en particulier ses aspects cosmogoniques) est un peu plus développée.
Le gros morceau est constitué de la description de la ville elle-même, quartier par quartier, précédée d’un nouveau chapitre de généralités. Ces chapitres sont bien foutus. On regrettera que pas mal de pages soient gaspillées pour décrire de purs dungeons (dans des bâtiments peut-être, mais ça reste des dungeons), alors qu’elles auraient pu être utilisées pour des choses plus originales et plus intéressantes.
The Dungeon, les sous-sols de la ville, fait l’objet de plusieurs chapitres (dont un sur les égouts), mais n’est finalement que très partiellement décrit. Une vue en coupe (très générale) permet de situer les différents éléments décrits les uns par rapport aux autres.
L’Aiguille a droit à deux chapitres, chacun décrivant l’une des deux forteresses maléfiques qui y ont été édifiées (c’est d’ailleurs par un poste de garde au pied de l’Aiguille, visant à protéger la région contre les occupants de ces forteresses, que Ptolus a débuté). La pire de ces forteresses (située au sommet de l’Aiguille) est conçue pour constituer le point d’orgue d’une campagne ptolusienne ; manque de bol, ce genre de trucs démesurés n’est pas du tout à mon goût. Je n’ai rien contre les objectifs de campagne grandioses, mais ça me parait complètement déplacé dans un supplément urbain. Et dans le fond, Ptolus n’est pas exactement un supplément urbain : c’est un supplément dont une bonne partie est certes consacrée à la description d’une ville, mais dont le cœur est la situation cosmogonique du monde où elle se trouve, monde expressément conçu pour être une prison pour le Mal dont personne (pas même les plus puissants des dieux) ne peut s’évader. Il y avait de quoi faire deux suppléments avec ce bouquin (et ils auraient été plus maniables) : un supplément urbain (avec quelques dungeons dessous), et une armature de campagne de haut niveau et son apothéose.

C’est donc un gros supplément bien rempli, mais qui est à mes yeux bien loin de mériter les critiques dithyrambiques qu’on peut lire sur internet. D’abord, il y a le problème du sujet de l’ouvrage : comme mentionné précédemment, il a le cul entre deux chaises, entre la ville elle-même et la campagne de haut niveau contre les forces du Maaal, et de ce fait se disperse parfois. Ensuite, c’est la ville qui a servi à l’élaboration des règles du D20 System, donc c’est la quintessence de D&D, c’est-à-dire tout ce que je n’aime pas dans cette conception étriquée du med-fan’ : trop de magie, des niveaux, des oppositions Bien / Mal et Loi / Chaos, de la baston, du PMT, des lieux aux plans quadrillés. Bien sûr, il y a des choses intéressantes (encore heureux, dans un bouquin de cette taille…), mais c’est du D&D et, soit ça manque franchement d’originalité, soit c’est de l’originalité orientée sur les défauts de D&D que je viens de rappeler. Mon filtre de lecture ayant tendance à occulter ce dernier volet, j’ai le sentiment en refermant l’ouvrage d’un machin peu original, et assurément bien moins qu’il n’aurait pu (et qu’il aurait dû) l’être.

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Cyberpunk, c’était 2013, pas 2008 ni 2011

Lowell Francis poursuit doucement son panorama des JdR cyberpunk (au sens très large) avec la période 2008 / 2011.

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Cheval scythe ou hippotrague praxien ?

Malgré ce qu’ils prétendent, il me semble évident que c’est la deuxième proposition qui est la bonne…

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Rattrapage musical

J’ai un peu de retard dans ma présentation des derniers disques récents intéressants que j’ai écoutés, alors voici un petit pot-pourri :

On commence avec du rock pas vraiment dur et Tonewrecker, le nouveau BlueBonnets.Moyen.
Extrait :

Pour le reste, on durcit le ton :

Two Paths, le nouvel Ensiferum.Pas mal.
Extraits :

Will to Power, le nouvel Arch Enemy.Pas mal aussi (mais faut supporter le death metal, évidemment).
Extraits :

Enfin, signalons pour terminer ce billet la réédition récente chez No Remorse Records du 45 tours des metalleux nîmois d’H and H, augmenté des onze titres de leur démo : L’étendard – Anthology.Pas de clip, évidemment, puisqu’ils se sont séparés en 1986 (mais on peut trouver les deux titres du 45 tours dans leur version d’origine sur youtube).

Avis aux amateurs de bonnes vieilleries françaises, No Remorse va aussi ressortir vendredi l’album de Jinx, Stand Up (For Rock’n’Roll Power).

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Kro en résumé : Killjoys « saisons » 2 et 3

Killjoys saison 2
2016

Deuxième saison d’une série télévisée canadienne de SF (10 épisodes)Toute la saison tourne entre autres autour d’un mystérieux « plasma » vert qui semble doté de propriétés qui confinent à la magie et permet de créer des surhommes. On passe de plus en plus d’une SF technologique à de la SF « magique », et c’est pas franchement mon truc (euphémisme).
Tout ça est en rapport avec de sinistres manigances au sein de la RAC, l’organisation des killjoys, au cœur desquelles se trouve l’ancien mentor de Dutch, l’héroïne qui essaie de comprendre ce qui se trame et quelle est la place qu’elle joue malgré elle dans l’histoire. Et en plus de ça, se développe toujours l’intrigue politique au sein de la Compagnie amorcée dans la première saison. À la fin, tout se rejoint en une menace terrible planant sur le Quad.
Je n’arrive toujours pas à éprouver de l’empathie pour l’héroïne ou ses deux acolytes : comme dans la première saison, il y a des personnages secondaires récurrents qui m’ont plus intéressé qu’eux. Ça ne veut pas dire que je ne me suis pas intéressé à leurs aventures ; juste que je ne me sens pas vraiment impliqué.
Objectivement, je ne peux pas dire que l’intrigue m’emballe, et dans le fond, à part certains aspects SF « technologique » et le côté petit groupe de PJ qui se lance dans des coups foireux et s’en sort en défouraillant, y a pas grand-chose d’intéressant dans cette série.

Killjoys saison 3
2017

Troisième saison d’une série télévisée canadienne de SF (10 épisodes), uniquement disponible en anglais (la diffusion en V.F. a commencé la semaine dernière)Quelques mois se sont écoulés depuis la fin de la deuxième saison. La menace qui pèse sur le Quad (et pas seulement le Quad, d’ailleurs) prend des proportions désespérantes (pour ceux qui sont au courant de son existence). Malheureusement, l’histoire faiblit de plus en plus à mon goût (le machin vert devenant de plus en plus magique). J’ai même failli m’arrêter carrément avant la fin. Le dernier épisode, conçu comme un épisode de fin de saison avant la suivante, remonte un peu le niveau (à part pour ce qui est du machin vert, encore plus fantastique) en concluant l’arc scénaristique des dix épisodes tout en embrayant sur une autre menace, mais pour moi c’était trop tard.

Bref : une série pas terrible qui est allée en déclinant de saison en saison (alors qu’ils auraient pu faire quelque chose d’intéressant en continuant sur la base de la première saison, dont la SF tenait la route et où on ne nous avait pas encore infligé la substance verte magique), une troisième saison vraiment mauvaise et qui empire au fil des épisodes, de plus en plus vite en approchant de la fin ; et moi, à moins d’être inondé de critiques élogieuses sur la future suite, j’arrête les frais là.
Quand je pense que Syfy a arrêté Dark Matter et renouvelé en même temps ce machin (qui pourtant marchait moins bien) pour deux saisons supplémentaires, ça me dépasse.

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Mother isn’t only sleeping, she’s dead

L’auteure de SF américaine Kit Reed, dont j’ai lu il y a quelques décennies une poignée de nouvelles, est morte hier d’une tumeur au cerveau. Elle avait 85 ans.

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Where the dino and the antelope play

Je suis tombé tout à l’heure sur ce projet de financement d’un recueil d’illustrations un peu particulier.
Je n’y aurais pas participé, mais l’idée est amusante à défaut d’être vraiment originale, et les extraits visibles plutôt sympathiques.

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