Kro en résumé : FreeMarket

FreeMarket
Jared A. Sorensen et Luke Crane
© 2010 Sorensen/Crane
Produced under license from Hidden City Entertainment, Seattle, WA
Published by the Sorencrane MRCZ

JdR de SF transhumaniste, sur la vie dans une station spatiale en orbite autour de SaturnefreemarketLa boîte est PLEINE de matos : six jeux de cartes spéciaux dans leurs étuis respectifs, quatre planches de (six) gros jetons à détacher, livre de règles (150 pages, tout en couleurs), bloc de feuilles de perso, bloc de feuilles de groupe de persos et de sauvegardes (pour le cas où l’enveloppe corporelle d’un perso aurait un gros souci et où il devrait donc être restauré depuis une sauvegarde informatique de sa mémoire), quatre fiches de persos prétirés.

FreeMarket a pour cadre FreeMarket Station, une station spatiale toroïdale (à gravité 1 g du fait de sa rotation) surpeuplée de plus de 80.000 habitants (pour 10.000 places prévues au départ seulement), sur l’orbite de Titan autour de Saturne, dans un futur très technologique un peu à la Transhuman Space. Les habitants ont tous des nanomachines reliées à leur système nerveux, qui leur permettent de s’interfacer à des appareils et d’accéder aux réseaux informatiques et à une réalité augmentée.
Au-delà des généralités, le gros de la description du contexte est fait via un lexique en fin de bouquin : comme toute présentation de contexte sous cette forme (les library data de Traveller, par exemple), ça a des avantages (c’est plus facile de retrouver une info quand on a une bonne connaissance du contexte) et des inconvénients (c’est plus difficile d’acquérir une bonne vue d’ensemble du contexte).

La résolution des actions se fait au moyen des cartes spéciales du jeu (chaque joueur ainsi que le MJ utilisant son propre paquet). Je n’ai pas étudié les règles de près, ça n’est pas ça qui m’intéresse dans un nouveau JdR. Tout ça m’a semblé inutilement lourd.

L’économie du jeu est basée sur le flow, qui mesure la réputation et l’importance sociale des individus et des groupes. Des actions comme tuer quelqu’un font bien entendu baisser le flow du perso. Quand le flow d’une personne tombe à 0 ou moins, elle court le risque d’être bannie de la station.

On ne peut pas mourir sur la station (enfin, on peut, mais la mort est « réversible » : les personnalités des individus sont stockées dans une version plus ou moins à jour dans l’ordinateur de la station, et on peut donc dans le pire des cas fabriquer un nouveau corps et y mettre la personnalité du défunt). La mémoire (les souvenirs) est donc quelque chose d’important. Les souvenirs peuvent se faire pirater (effacer, modifier, remplacer) informatiquement, et certains d’entre-eux sont inscrits sur la feuille de perso.

Le gros problème de FreeMarket, c’est qu’il se passe en huis clos dans une société d’abondance, où la mort n’existe pas et où la violence est relativement rare, où les gens n’ont pas besoin de travailler pour vivre, et qu’on ne sait pas quoi faire avec tout ça, d’autant plus que le système de règles, volontairement original, n’aide pas à appréhender ça. Il y a bien un gros chapitre pour le MJ à la fin du bouquin, qui tente de donner quelques pistes, mais ça n’est pas suffisant. Ça donne très clairement l’impression d’être un JdR auquel en l’état, seuls ses auteurs peuvent faire jouer, car eux seuls comprennent comment on doit s’en servir, ce qu’on est censés en faire. L’exemple de partie qui illustre les règles n’est pas très excitant : l’unique PJ veut faire pousser des citrouilles pour une fête d’Halloween organisée par une de ses connaissances. Oh, je ne dis pas qu’on ne peut pas faire une partie prenante sur un tel sujet, mais vous avouerez que de base, c’est pas très folichon comme concept, ni sans doute très représentatif de ce que les joueurs voudront faire faire à leurs persos. En plus, un exemple de partie avec un seul joueur, ça n’aide pas à donner au lecteur une idée des possibilités du jeu. Bien sûr, le but des persos va être d’augmenter leur flow et l’influence de leur groupe. Mais pour quoi faire ? Quel genre de but dans la vie peut on avoir quand on est enfermé dans une station spatiale avec tout à sa disposition ?
Ajoutons que l’emploi quasi-systématique de termes abscons pour les éléments définissant un personnage (peu des noms de compétences (qui d’ailleurs s’appellent ici experiences) sont compréhensibles intuitivement) n’aide pas à s’approprier le jeu.
Le problème se posait déjà, mais dans une mesure moindre, avec Transhuman Space : le contexte ouvrait tellement de possibilité qu’on avait du mal, à la simple lecture du bouquin, à imaginer ce qu’on allait bien pouvoir faire jouer. Mais là, c’est pire (et pourtant, il y a sans doute moins de possibilités qu’à Transhuman Space… vous me direz, c’est ptêt là qu’est le nœud du problème). Et l’absence d’exemple de scénario n’arrange pas les choses (il y a pourtant quatre fiches de prétirés dans la boîte pour lesquels on aurait pu nous proposer un scénar).
FreeMarket n’est même pas un JdR décrivant la vie sur une station spatiale dans un univers de type Transhuman Space : ce sujet n’est qu’évoqué de loin, à demi-mot.
Quant à savoir quoi faire avec le jeu tel qu’il est, ça demanderait une réflexion approfondie que je ne suis pas disposé à fournir. Faudrait vraiment avoir envie de s’en servir. Peut-être que ceux qui apprécient de tester des règles originales et novatrices seront intéressés. Je passe peut-être à côté d’une conception extraordinaire du JdR de « SF transhumaniste », mais tant pis.

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The ending of an era, the final diatribe

Le dernier billet publié par Thias dans sa rétrospective Tigres Volants pourrait bien être le tout dernier de la série ; mais c’est peut-être aussi celui que j’ai trouvé le plus intéressant, car il aborde les difficultés de contribuer à un JdR quand on en a (inévitablement) une vision différente de celle de l’auteur.

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Commensaux familiers

Il y a des souris dans mon composteur.
Ça fait longtemps que je le sais : j’ai d’abord vu des crottes dedans il y a des années, puis à plusieurs reprises l’arrière-train et la queue d’une de ces bestioles en train de se carapater au moment où j’ouvrais le couvercle pour y déverser mon seau d’épluchures.
Mais ce matin, le spectacle a été pour le moins surprenant : car au lieu de se barrer en vitesse dès l’ouverture du couvercle (ou au pire, dès que je tape le fond du seau sur ledit couvercle pour finir de le vider en décollant les épluchures du fond, ce qui fait aussi s’envoler les piafs cachés dans l’épais laurier du voisin), les souris sont sorties des profondeurs du tas de compost et venues bien tranquillement regarder ce que je venais de leur déposer cette fois-ci. J’en ai compté au moins quatre, peut-être cinq, et je n’exclue pas qu’il y en ait eu plus, certaines étant moins hardies que les autres. Le fait que je sois juste au-dessus d’elles à les regarder n’a pas semblé les déranger. J’avais presque envie d’essayer d’en attraper une à la main (la première à être sortie, qui est restée bien tranquillement sans bouger, alors que ses congénères, probablement moins à l’aise en ma présence, se déplaçaient)…
Même si je me fiche bien qu’elles viennent squatter dans le composteur (c’est dehors ; c’est pas comme quand j’en avais dans la maison), et si je n’ai donc aucune intention de chercher à les en faire partir ou à les tuer, leur familiarité soudaine m’a franchement étonné. M’demande si elles me feront le même coup demain…

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Particules pas fines

Qui est ce qui est tout petit, pas fin, et vient une nouvelle fois de prouver qu’il était un c*nnard et un abruti, sans suite dans les idées et animées de basses pensées électoralistes ?
Je vous laisse, je vais gerber.

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Kro en résumé : Manuel de survie à l’apocalypse zombie

Scouts Guide to the Zombie Apocalypse
(2015)

Comédie de zombiesmanuelsurvieapocalypsezombieTrois lycéens américains, scouts (donc passant pour des ringards auprès des jeunes de leur âge), se retrouvent confrontés en pleine nuit à une épidémie de zombies dans leur petite ville et tentent (avec l’aide d’une jeune femme un peu plus âgée qu’eux et à qui on ne la fait pas ; c’est limite elle la véritable héroïne du film (surtout pour le spectateur adulte, qui a du mal à s’identifier à des lycéens en pleine crise hormonale), à défaut d’en être le personnage principal) de s’en sortir, et de sauver la sœur de l’un d’eux qui se trouve à une surboum dans un endroit secret (surboum dont les participants sont les seuls habitants encore vivants à ne pas avoir été évacués par l’armée).
Ce n’était pas aussi loufoque et hilarant que ce à quoi je m’attendais, mais c’était regardable et plutôt sympa (enfin, faut quand même aimer l’humour trash, voire en dessous de la ceinture, mais quand on regarde ce genre de films, en principe on sait à quoi s’attendre…).

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Kro en résumé : Les professionnels

The Professionals
(1966)

Western à l’action tardive (pas avant 1917), avec Lee Marvin et Burt LancasterlesprofessionnelsQuatre aventuriers aguerris (dont deux ont combattu pour Pancho Villa) sont engagés par un richissime américain pour aller délivrer sa femme, kidnappée par un guérillero villiste. Non seulement ils sont effectivement particulièrement bons dans leur domaine, mais les choses vont s’avérer ne pas être aussi simples qu’elles le paraissent.
J’aime bien, mais la fin est quand même un peu grosse, ou en tous cas, pas forcément très crédible à mes yeux.

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Kro en résumé : Maverick

Maverick
(1994)

Comédie western avec Mel Gibson et Jodie FosterMaverickMaverick (Gibson) est un joueur de poker (qui s’avère également bon tireur et bon bagarreur) qui cherche à obtenir les trois mille dollars qui lui manquent pour compléter les vingt-cinq mille nécessaires à son inscription à un grand tournoi de poker sur un steamboat du Mississippi, tournoi dont le vainqueur empochera la bagatelle d’un demi-million. Bien entendu, il y aura toutes sortes de rebondissements, avec la plupart des clichés du western : poker au saloon, bagarres, diligence, attaque de banque, pendaison, attaque de bandits, indiens, et j’en oublie sans doute.
Ça devient assez vite lassant ; je crois que je ne suis pas fait pour la comédie western (à l’exception notable de Le shérif est en prison). En plus, la fin est quand même franchement tirée par les cheveux.

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Kro en résumé : Cat Ballou

Cat Ballou
(1965)

Comédie western avec narration chantéecatballouLe père de Cat Ballou (Jane Fonda) est menacé par un tueur à gages à la solde de gens qui veulent s’emparer de son ranch (avec la complicité des autorités locales). Elle tente de recruter des hommes pour faire face au tueur (dont un as du revolver qui s’avère être un alcoolique fini) puis, quand son père est tué, elle prend le maquis avec sa « bande » et devient une hors-la-loi.
Bien franchement, c’est très très bof, surtout sans doute si on commet (comme moi) l’erreur de vouloir le regarder comme un « vrai » western. Mais même comme comédie, on ne peut pas dire que ce soit vraiment amusant.

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Kro en résumé : Comme un oiseau sur la branche

Bird on a Wire
(1990)

Film d’action avec Mel Gibson et Goldie HawncommeunoiseausurlabrancheRick Jarmin (Gibson), est protégé par le FBI après avoir témoigné dans une affaire de trafic de drogues, et vit sous une fausse identité après qu’on l’ait fait passer pour mort. Un agent fédéral véreux à la solde du type qu’il avait fait condamner autrefois (et qui vient de sortir de prison) ayant effacé son dossier, il se retrouve sans protection face à des tueurs, et part en cavale avec Marianne (Hawn), son ex-fiancée qui l’a retrouvé par hasard et se retrouve embrigadée là-dedans un peu par accident et plutôt contre son gré.
J’ai beaucoup moins aimé que dans mon souvenir. C’est regardable, mais pas terrible. En plus, Jarmin est vraiment un gros naze : il choisit la potiche blonde inefficace, alors qu’il avait une occasion en or de se remettre avec une autre de ses ex, la brune Rachel (Joan Severance), une véto qui n’a pas froid aux yeux et sait se servir d’un flingue (et dont je présume qu’elle était pour quelque chose dans le bon souvenir que j’avais gardé du film)… Quel manque flagrant de goût et de jugeotte !

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Kro en résumé : Randonnée pour un tueur

Shoot to Kill = Deadly Pursuit
(1988)

Film policier en pleine naturerandonneepouruntueurSidney Poitier incarne un agent du FBI à la poursuite d’un voleur de diamants qui a tué deux personnes après les avoir pris en otage. La trace du type a été retrouvée en plein cœur des Rocheuses, près de la frontière canadienne : il a tué un touriste pour prendre sa place dans un groupe de randonneurs encadré par une jeune guide, Sarah (Kirstie Alley). Il part sur ses traces avec le seul autre guide du coin, Jonathan (Tom Berenger), qui accessoirement est le petit ami de Sarah. Mais, alors que tous les deux font de cette poursuite une affaire personnelle, le courant a du mal à passer entre le montagnard rude et le citadin qui le ralentit.
J’avais un bon souvenir de ce film, mais c’est pasque j’avais complètement oublié la dernière partie, qui se passe au Canada. Cette fois, je suis nettement plus mitigé. Mais toute la partie dans la montagne, qui constitue quand même l’essentiel du film, est bien.

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