Rêvé de mon adjointe hier pendant ma sieste. Dans ce rêve, que je lui ai bien évidemment raconté ce matin, elle avait été appareillée médicalement avec un dispositif le long du nez, à l’une des extrémités duquel se trouvait une faible lumière. Dans le rêve, je lui demandais à mieux voir ledit dispositif, et avec sa lumière bien que faible dans la figure, je n’y voyais finalement plus grand-chose (il faut dire que nous étions dans un local plongé dans la pénombre). Je m’exclamais alors :
« Ta lueur m’éblouit ! »
Et comme dans le monde éveillé, je lui rapportais mon exclamation, elle me fit une moue, comme souvent quand je lui conte fleurette. Moue qui était exactement celle qu’elle m’avait fait à ces mots dans mon rêve.
Scott D. Haring, que je connais principalement par ses contributions à la gamme GURPS (y compris à un supplément GURPS Traveller), mais qui avait également écrit pour quelques autres JdR (dont deux trois machins qui figurent dans ma ludothèque) et pour Car Wars, est mort mardi dernier vient d’annoncer Steve Jackson. Il avait 67 ans.
J’investis rarement dans les maxis, mais j’ai fait une exception dernièrement pour Traveller Supplement 1 : The Ephemeral Glades, de The Lord Weird Slough Feg :
Évidemment, s’il n’avait pas eu un thème travellerien, je me serais abstenu : ce n’est qu’un maxi. Mais ceci dit, il est franchement pas mal. Pas trouvé de clip à vous faire écouter.
Le sauteur en hauteur Franck Verzy, ancien recordman de France de la discipline et qui fut le premier Français à franchir la barre des 2m30, est mort mercredi. Il avait 64 ans.
Craig A. Glesner, connu dans le fandom travellerien sous le pseudonyme de Magnus von Thornwood, est mort hier. Il avait publié des plans de vaisseaux pour T5, et il avait contribué au moins à T5, Cirque, et à la deuxième édition de Mercenary pour RTT1.
Sauf que ce Trégor là n’est pas en Bretagne, puisqu’il s’agit de l’univers med-fan’ apparu autrefois dans le Dragon Radieux et qui fait désormais l’objet d’un JdR à part entière, présenté en (nombreuses) photos ici. N’ayant pas de vécu particulier avec ce cadre de jeu, j’en resterai pour ma part aux articles du Dragon Radieux, et aux trois bouquins parus à l’époque.
Je croyais que Fairyland allait se dissoudre suite au décès de Philippe Giordana qui en était plus que la cheville ouvrière, mais ils ont continué, et ils viennent de sortir un nouvel album, The Story Remains, vers lequel j’ai eu l’occasion de tendre une oreille :
Eh bien, pour dire les choses simplement, j’ai été déçu, et ne compte donc pas suivre cette version du groupe orpheline de son principal artisan. Extrait :
C’est l’histoire d’un vaisseau spatial (Eriophora, qui doit son nom à celui d’un genre d’araignées qu’on ne trouve pas en Europe à ma connaissance) envoyé créer des trous de ver à travers la Voie Lactée, pour permettre ensuite à l’humanité d’accéder aux étoiles. Construit dans un astéroïde évidé, piloté par une intelligence artificielle relativement limitée (nommée Chimp), et renfermant un trou noir en son cœur (le trou noir sert à créer les trous de ver, mais je ne me suis pas particulièrement penché sur les quelques explications à propos de la méthode), il fonctionne en automatique, sauf quand quelque chose d’imprévu survient que l’IA ne sait pas gérer : dans ces cas là, elle réveille quelques-uns des milliers d’humains embarqués (tous en cryogénie) pour lui donner un coup de main. Ces humains ont été spécialement « créés » pour ce projet, et ils sont dotés de prothèses informatiques qui permettent à l’IA, à laquelle ils sont directement reliés, de voir ce qu’ils voient et d’entendre ce qu’ils entendent. À la base, il était plus ou moins prévu que, le progrès technologique aidant, les humains du futur finiraient par contacter le vaisseau et mettre un terme à sa mission. Mais soixante-cinq millions d’années se sont écoulés depuis, Eriophora a fait plusieurs fois le tour de la Voie Lactée, et il n’a jamais rencontré d’humains. Certains à bord pensent que la mission ne sert plus à rien et qu’il faudrait donc l’arrêter, mais Chimp est programmé pour la continuer. Le roman raconte donc l’histoire d’une mutinerie, rendue d’autant plus difficile par le fait que Chimp perçoit ce que perçoivent les occupants d’Eriophora, que c’est lui qui les réveille, qu’il choisit qui précisément il réveille, et que ces périodes de réveil ne durent que quelques jours à chaque fois, et sont séparées par des siècles, voire des millénaires, de sommeil… C’est court, c’est assez vite lu, mais je ne peux pas dire que j’ai vraiment accroché. Et la lecture est compliquée par le fait qu’on remarque vite qu’un message est caché dans le texte, sous la forme de lettres ou de caractères mis en gras : donc en plus de suivre le récit, faut faire gaffe à bien capter tous les gras, et les noter pasqu’au bout d’un moment le message est trop long pour être retenu de façon confortable. J’ai d’ailleurs manifestement raté plusieurs éléments, malgré le fait que bien souvent, je faisais plus gaffe au message secret qu’au texte principal : ce qui fait que je n’ai pas capté qu’il était censé à la fin indiquer l’URL d’une page où on peut lire une nouvelle venant compléter le roman… Bref, peux pas dire que ce soit mauvais, au contraire, c’est original et assez sympa, mais c’est sans doute pas de la SF pour moi.
(bouquin lu en partie par la faute de Tonton Alias)