C’est l’escalier de la violence

Puisqu’un Barbare de mes amis m’incite dans mon propre intérêt à ne plus raconter les rêves dans lesquels je trucide de sombres individus à coups de canif, je ne sais pas si je dois également vous parler du rêve de ma sieste de tout à l’heure, où j’ai expulsé par la force en le balançant du haut de l’escalier extérieur de MA maison de campagne que je n’ai pas, et qui d’ailleurs n’existe pas, un « squatteur » qui, assis dans un coin (sans doute sur mon plumard) s’était permis de critiquer l’annonce que j’avais faite à un autre squatteur, qui assis à l’autre bout de MON plumard faisait un de MES livres dont vous êtes sur le héros que je n’ai pas en écrivant dessus (au  crayon de papier et sans appuyer, certes, mais quand même), qu’il n’avait rien à foutre ici puisque ni moi, ni mon frère, ni les deux autres personnes présentes (des copains, dont un que je n’ai pas revu depuis douze ans et qui ne joue même pas au JdR), avec lesquels j’étais en train d’étudier les créneaux disponibles pour faire au moins deux parties de MEGA (et ptêt une troisième d’un autre JdR, Rêve de Dragon sans doute puisque nous comptions sur la présence d’un autre pote, grand amateur de ce jeu, venu avec celui qui n’est pas joueur dans la réalité) d’ici fin juillet, ne le connaissait, et que dès qu’il aurait fini le bouquin, il foutrait le camp.

Comme je trouvais pourtant ma décision relativement magnanime (qu’est ce que vous feriez, vous, si un inconnu avec une tête de geek (boutonneux, lunettes, cheveux longs et sans doute pas très propres) se pointait chez vous, s’installait sur votre lit, écrivait sur un de vos bouquins, tout ça le plus naturellement du monde, sans demander la permission, sans dire bonjour, sans rien ?), j’ai pas aimé que l’autre squatteur me réplique d’un ton ironique que c’était extrêmement généreux de ma part. Raison pour laquelle il a dévalé un étage sur un escalier de pierre moussu (je me souviens de l’avoir empoigné par le colback et le bas du dos, je ne suis pas certain de l’avoir propulsé d’un bon coup de pied au cul ou de l’avoir simplement jeté à bas des escaliers).

Mais voilà, tout ce qu’on va retenir, c’est pas ma tolérance, c’est que j’ai viré un intrus de chez moi…
Forcément, avec un tel laxisme de l’opinion populaire, comment voulez vous que l’insécurité n’augmente pas ?

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4 réponses à C’est l’escalier de la violence

  1. Vaken dit :

    Pour ma part,
    « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
    D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
    Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
    Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend. »

    :-)

  2. Rappar dit :

    Les scientiques ont découvert une région du cerveau qui traite du sentiment de familiarité, de reconnaissance du « chez soi ». Au point que quelqu’un qui avait eu un traumatisme dans cette région du cerveau, de retour chez lui, déclarait « vous avez mis les rideaux et les meubles comme chez moi… mais ce n’est pas chez moi, c’est une reconstitution ».
    Cela pourrait expliquer que dans tes rêves tu « t’appropries » une maison, un plumard et un LDVELH que tu n’as pas IRL :-)
    J’ai aussi dans mes rêves cette impression de « déjà vu », lorsque je « retrouve » une ville, un appartement et des lignes de transports en commun. Je l’explique par l’activation de cette zone du cerveau. Ou alors par l’existence d’un petit monde subconscient où mes rêves me ramèneraient régulièrement (ce qui est plus flippant ;))

    • Imaginos dit :

      Ah, mais je ne cherche pas à expliquer, je raconte simplement !
      Et le lit était bien le mien, comme le fauteuil sur lequel j’étais assis… ;-)

    • Vaken dit :

      Boah… dans mes rêves, les lieux sont toujours des mélanges de lieux différents dans la réalité. Et bien souvent, aussi, ils sont mouvants. Je sors d’une pièce, et quand j’y reviens par la même porte, je suis ailleurs.

      Et ça ne touche pas que les lieux. J’aurais rarement une trame à raconter, car ça démarre avec des gens et ça finit avec d’autres. Parfois cela me concerne moi-même, d’ailleurs. Je démarre le rêve en étant moi, et je le finis en n’étant plus là. Ou en étant « hors de moi ».

      Le cas typique, c’est la dame de Verlaine, ci-dessus. Ca m’arrive bien souvent que le rêve démarre avec une inconnue et se termine avec « ma légitime ». Et je préfère ne pas me lancer dans de la psychologie de cuisine sur ce que ça pourrait signifier :)

      Le propre du rêve, c’est d’être complètement à côté de la réalité.

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