Défi 2014 : scénario n° 32 : Les boules

Scénario pour Raôul.

Si vous êtes censés participer à ce scénario en tant que joueurs, ne lisez pas plus loin…

Ce scénario estival peut se dérouler au campigne des flots bleus (détaillé dans D’ac Raôul), ou en tout autre lieu qui siéra au Gros Con, à condition qu’on y trouve un terrain suffisamment plat, dégagé et correctement entretenu pour pouvoir y jouer sérieusement à la pétanque.
Raôul étant un JDR parodique, l’essentiel de ce scénario est à prendre au moins au second degré.

Le tournoi

Un grand tournoi de pétanque va être organisé sur le boulodrome local. C’est une compétition internationale officielle, et les Raôuls ne peuvent donc pas y participer. Mais l’une des triplettes engagées est composée d’amis à eux (Robert, Gérard et Francis) qui, connaissant leur amour pour ce sport, les font recruter par les organisateurs pour tenir la buvette (ce qui, au passage, leur permet d’assister aux épreuves sans avoir à payer un ticket d’entrée).
Tenir la buvette sur une telle compétition est une responsabilité écrasante. En effet, comme il fait très chaud (on annonce quarante degrés au soleil pour cet après-midi), il faut s’assurer que les concurrents, bien qu’ils soient protégés par leurs bobs, se réhydratent régulièrement et suffisamment, avec des produits non dopants bien entendu, les surveiller de près et, si leur état de santé le nécessite, les contraindre à boire. Les tenanciers doivent donc savoir déceler les signes précurseurs d’une déshydratation, et connaître les gestes de première urgence à pratiquer dans un tel cas.
Le tournoi va durer toute la journée, de tôt le matin jusqu’à la nuit. Les Raôuls auront eux aussi besoin de lutter contre la déshydratation… et également contre la fatigue.
La buvette elle-même est un local avec trois portes (une par côté), où se tiennent les tenanciers et où sont stockés les différents liquides réhydratants, et un grand comptoir ouvert sur l’extérieur et sur une terrasse protégée des ardeurs du soleil par une tendue, occupant toute la largeur de son quatrième côté.

Le Gros Con mettra en scène quelques parties, avec le vocabulaire spécifique de la pétanque, les tenues, gestes et traditions qui vont avec (ha, l’importance du chiffon spécialement dédié à l’essuyage des boules !), la précision millimétrique des mesures prises par les arbitres pour calculer les points, et l’ambiance dans le public, constitué de connaisseurs qui commentent doctement chaque lancer.
Bien entendu, Fanny paie son pot, et les Raôuls sont directement concernés puisque la buvette est le seul endroit où c’est possible.

Contrôle des licences

Dans le milieu de la matinée, la police viendra contrôler le bon déroulement du tournoi. Elle s’intéressera tout particulièrement à la buvette, que les policiers aborderont en se plaçant à chacune des trois portes pour éviter que les Raôuls ne s’en échappent, pendant que le commissaire se présentera au comptoir.
La buvette servant principalement de l’anisette, devrait disposer d’une licence IV, ce qui n’est pas le cas. Les Raôuls peuvent par exemple s’en tirer en expliquant qu’ils ne vendent pas d’anisette, mais la distribuent gratuitement aux concurrents (ce qui est exact, mais ils en vendent certainement aussi au public), qu’il ne s’agit pas de boissons mais de médicaments, ou plus simplement en offrant une tournée aux policiers (qui s’avèreront être bien plus nombreux que les quatre hommes entourant leur local). Ils peuvent aussi expliquer qu’ils ne sont que des bénévoles et renvoyer le commissaire vers les organisateurs, ou détourner l’attention des flics en leur glissant que certains des concurrents étrangers sont des sans-papiers…
Évidemment, c’est pendant que les policiers seront en train de cuisiner les Raôuls que ces derniers remarqueront au bord de l’un des terrains un concurrent qui est manifestement à un stade de déshydratation avancé : comment réussiront ils à aller lui porter secours alors que ces mécréants de flics leur interdisent de sortir du local ?

Phases finales

Tout se passe bien pour la triplette de Robert, Gérard et Francis, jusque dans le milieu de l’après-midi. Là, les éliminatoires du matin sont passées, la fatigue commence à se faire sentir (malgré le repas et la sieste), et les adversaires lors des phases finales sont autrement plus coriaces. Les Raôuls ne vont sûrement pas laisser perdre leurs amis ! Peut-être vont ils employer à l’égard de leurs prochains adversaires, qui semblent particulièrement dangereux et en qui une partie grandissante du public voit les futurs vainqueurs du tournoi cette vieille ruse qui consiste à verser l’anisette dans le pichet à la place de l’eau, à remplir la bouteille ainsi vidée d’eau, et à leur servir un réhydratant constitué d’un volume d’eau pour cinq volumes d’alcool ? Nul doute qu’ensuite ces pétanqueurs auront le geste beaucoup moins assuré…

Tu tires ou tu pointes ?

Si les concurrents doivent faire attention à ce qu’ils consomment pour éviter les produits dopants, et se réhydrater avec modération, il n’en va pas de même avec le public : certains spectateurs, qui ont passé plus de temps cet après-midi au comptoir de la buvette qu’à suivre les matchs, ne supportent visiblement pas très bien l’alcool (à moins qu’ils n’en aient bu vraiment beaucoup trop) et deviennent agressifs (peut-être parce que les Raôuls ont décidé de ne plus leur servir que des boissons non alcoolisées ?). Lorsque la triplette qu’ils soutenaient est éliminée par Robert et ses deux comparses, ils se mettent de rage à jeter des boules de pétanque sur la buvette et ses tauliers, faisant un véritable feu nourri. En se baissant pour en esquiver une, l’un des Raôuls découvre un revolver magnum dissimulé sous l’évier…
Si le revolver est utilisé pour tirer autrement qu’en l’air, la police revient toutes sirènes hurlantes et embarque tous les protagonistes de la bagarre, à commencer par les Raôuls (qui rateront donc la fin du tournoi). Si les personnages ne sombrent pas à leur tour dans la violence potentiellement meurtrière, les flics débarquent au moment où l’un d’eux est blessé et coffrent les émeutiers, laissant les Raôuls se soigner avec ce qui reste dans leur buvette dévastée.

Épilogue

Grâce à l’aide médicale des Raôuls au moment décisif, Robert, Gérard et Francis remporteront finalement le tournoi, ce qui sera prétexte à une tournée générale. Les personnages, à moins qu’ils n’aient été embarqués par la police, seront chaleureusement remerciés par les organisateurs du tournoi pour leur participation essentielle à son bon déroulement.

Ce contenu a été publié dans JdR, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *