Kro en résumé : Mothership

Mothership
Sci-Fi Horror RPG
Player’s Survival Guide

Sean McCoy
Tuesday Knight Games
copyright © 2018 Tuesday Knight Games
40 pages format digest

JdR pour faire de la SF d’horreur à la Alien

La présentation est dense (et les exemples sont écrits bien petit). Les règles sont simples, mais pas vraiment simulationnistes, contrairement à ce que pourrait laisser croire une sorte d’arbre de compétences inutilement complexe et la présence de règles de création de vaisseaux spatiaux. Il y a quatre classes de persos (teamster (spationaute « normal », comme l’équipage du Nostromo dans Alien), scientifique, androïde ou marine), et du choix de la classe dépend l’essentiel des éléments « techniques » du perso. Il y a quatre caracs (Strength, Speed, Intellect et Combat), des compétences (une petite cinquantaine au total), des jets de sauvegarde, des XP, des niveaux.
Et il n’y a que des règles dans le livret : pas de contexte (à part un peu de matos pour équiper les persos), pas de scénar (j’aurais apprécié d’y trouver un scénario d’initiation).
Le principal intérêt du jeu à mes yeux est constitué par la présence de quelques tables aléatoires réutilisables pour improviser des éléments « couleur locale » dans des contextes de SF spatiale « non flamboyante », d’Hostile à Traveller en passant par Firefly ; mais elles ne sont vraiment pas nombreuses et ça ne vaut pas le coup d’investir dans le jeu pour ça (évidemment, vous pourriez aussi vouloir l’utiliser tel quel, auquel cas c’est ptêt nettement plus intéressant, mais faute d’avoir testé les règles je ne saurai me prononcer sur le sujet).

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2 réponses à Kro en résumé : Mothership

  1. Alex dit :

    J’aime bien tes revues parce qu’elles vont à l’essentiel (« c’est du concentré de jus, mesdames et messieurs ! ») et parce qu’elles ont tendance à balayer en un seul grand mouvement des bras et des hanches le fatras de critiques béates et euphoriques qui semblent souvent accompagner la sortie de jeux qui sont soit plutôt basiques, à la limite du foutage de gueule, dans le style « on fait du léger, mais avec un look rock’n’roll … non, punk !, pour cacher le vide », ou complément dérivatifs, comme une de ces énièmes variations sans saveurs sur les règles éternellement maladroites de D&D.
    Cela est-il dû à ton très grand âge ou simplement à ta sagesse innée dans le domaine du jeu de rôle ? Ch’ais pas, mais je dois dire que ça fait du bien de lire tes billets simples mais efficaces, qui se terminent souvent d’ailleurs par une variation sur un irrévocable « … c’est sans intérêt aucun ».
    Un exemple ? Ben, « Mothership » justement, dont on chante les louanges, ici et là-bas, depuis sa sortie. Or, rien qu’à mon oeil vitreux, ce jeu me semblait être en fait un de ces livrets « sans intérêt aucun » justement, un de ces bidules creux de règles dites « minimales » (premier euphémisme de la journée pour décrire des règles basiques faites maison, comme celles que tout bon rôliste crée un jour ou l’autre pour des tests ou des délires de week-end), avec une mise-en-page inspirée par cette mode énervante du « art-punk » (second euphémisme pour décrire cette fois ces présentations vaniteuses, bordéliques, souvent très moches, qui rendent la lecture des dits bouquins inutilement ardue, tout en permettant aux auteurs, ces petits coquins malins, de cacher efficacement l’indigence de leurs idées décousues et souvent recyclées de discussions de forums ou de publications plus anciennes).
    Bref, toute cette salade de mots pour dire que ton commentaire sur ce jeu (j’aurais pu en choisir un autre) confirme les impressions de mon oeil vitreux.

    • Imaginos dit :

      Merci !
      Et encore, tu n’as eu droit qu’au résumé, dont j’ai entre autres viré les réflexions sur la présentation, dont à lire ton commentaire on pourrait pourtant croire que tu les as quand même lus… ;-)

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